Allez et comme ça on en parle plus, à tous les grincheux, oui c’est Disneyland, oui y’a du mainstream etc...etc… il y a des choses faciles à faire si vous ne voulez pas voir Muse c’est d’aller sur les autres scènes et c’est ce que j’ai fait. J’ai aussi vu le Hellfest évoluer. Oui, je râle comme tout le monde, oui une petite partie du public a changé, mais je retiens surtout tous les bons concerts que j’ai fait et les rencontres au travers des interviews. Je referme la parenthèse et c’est parti pour cette première journée.
Le jeudi débute toujours plus tard, question que ceux qui ne peuvent pas venir la vieille aient le temps d’arriver et s’installer. On arrive et on découvre la nouvelle entrée : exit le « Clisson Rock City », place à « Hellfest Festival Park » (et en tout petit le Clisson Rock City) une arche en forme de guitare avec la Gardienne des Ténèbres qui nous salue juste en dessous. Disons le : ça a de la gueule ! On découvre aussi le Hellcity, le bar resto qui remplace le Louxor. Mais pas le temps de s’y attarder : la musique on a dit !
Et je débute sous Altar, par Disconnected groupe annoncé quelques jours avant en remplacement de Walkways qui a du annuler. Et pour ma part, je ne perds pas au change, étant plutôt très adepte de ce que propose le groupe français. Je suis donc heureuse de les voir fouler une deuxième fois les terres clissonnaises et eux aussi. Ivan, le chanteur, n’aura de cesse que de répéter « c’est incroyable » tout le long de leur set trop court. Ils vont tout donner et embarquer le public déjà nombreux, même si beaucoup vont cramer pendant quelques heures devant le Sanctuary pour faire du shopping. Sous les tentes et ça se confirmera tout au long du week-end, on ne sera pas en reste niveau chaleur puisque les tentes, noires, se transformeront rapidement en étuve, nous permettant quelques sessions sauna gratos.
Disconnected va piocher dans les titres imparables en live et nous gratifiera d’un titre inédit à venir, ce qui augure de bonnes choses pour les prochains mois. Pour une ouverture de festival prévue 4 jours plus tôt, le groupe a lancé les festivités de main de maître. Vivement la suite !
Disconnected Portfolio
Direction la Valley pour Slomosa en plein soleil cette fois-ci. J’arrive dans une Valley plutôt blindée et j’avoue que tout semble assez blindé, plus rapidement que les années précédentes. Tant mieux pour les artistes. C’est un set hyper énergique et nerveux à l’image de la bassiste qui ne tient pas en place. Petit bémol : de là où j’étais, j’entendais peu le bassiste en deuxième voix, dommage, mais cela n’a pas terni le set pour autant.
La setlist était plutot bien équilibrée entre nombre de morceaux du nouvel album sorti en 2024 et ...l’album précédent. Avec leur prestance et leur ascension, on oublierait presque Slomosa reste un groupe jeune avec 2 albums à leur actif! Ils sont heureux d’être là pour la deuxième fois aussi, et communiquent avec le public pour dire qu’ils sont contents ou pour passer quelques messages bien sentis à l’encontre de certaines figures politiques à coup de « Benjamin Netanyahou s*ce ma b*te », « Donald Trump s*ce ma b*te » », « Marine LePen s*ce ma b*te » juste avant ‘Battling Guns’.
Si leur chanteur a toujours un petit mot entre deux morceaux, ils ne lambinent pas et occupent bien les 40 minutes qui leur sont alloués autant que le public occupe la fosse à coup de pogo et slame à gogo !
Pas le temps de traîner mais par chance mon prochain concert se passe chez les voisins de la Warzone. Et les Street Dogs sont attendus ! Les fans des Dropkick Murphys de la première heure sont présents pour voir Mike McColgan, ancien chanteur de la formation bostonienne. Avec les Street Dogs, on assiste à un concert de punk mélodique tout ce qu’il y a de plus classique et donc tout ce qu’il y a de plus sympa. Ca déroule. On sent l’expérience du gars qui va au contact du public, qui tient la scène. Les musiciens sont calés. Tout le monde s’agite comme il se doit dans la fosse et ‘In Defense of Dorchester’ transforme le pit en bordel pogotique géant. Mais on a droit aussi à un beau moment avec la reprise ‘Johnny ‘ de Steve Earle que ce dernier avait enregistré avec les Pogues. Mais c’est sur un ‘Fighter’ explosif qu’ils finiront le set, laissant le public tout sourire.
Et hop, sans transition je repasse à la Valley pour l’ovni, Chat Pile. Difficile de qualifier la formation américaine tant elle se balade à travers les styles pour, cependant, donner un truc bien à elle. Et sur album, comme sur scène c’est une expérience. Bien que le public soit un peu plus clairsemé que pour Slomosa, les fans sont au rendez-vous.
On passe de morceaux rudes et pesants tels que ‘Why’ ou ‘Garbage Man’ à des morceaux presque groovy comme ‘Pamela’.
Après au niveau du jeu de scène c’est assez basique, les musiciens restant en place et le vocaliste Raygun Busch faisant des allers-retours sur la scène d’une manière qui lui est propre et psalmodiant sur leurs morceaux lancinants. Mais il semble être habité dès que la musique démarre et convainc les fans présents. Entre chaque morceau, il fait des allusions à ce qui semble être sa deuxième passion : le cinéma dans un discours plus ou moins clair qui pour ma part, ne l’était pas tout le temps.
Le set se termine sur un chaos noisy : le chanteur par terre, le guitariste abandonnant sa gratte pour triturer ses effets et le bassiste trainant sa basse sans ménagement.
Expérience je vous ai dit !!
Cela fait, c’est au pas de course que je rejoins Temple pour le set d’Ihsahn.
Ihsahn fait presque partie des meubles du Hellfest tant on ne compte plus ses passages sur le festival entre son projet solo et Emperor. Un concert d’Ihsahn c’est souvent sobre et élégant. Sans fioriture. Il nous emmène dans les contrées sombres du black, en passant les chemins de traverses plus jazzy pour nous ouvrir les plaines du progressif.
Le début du concert est d’une intensité de 26 sur l’échelle de Richter avec une grosse dominante de black conférant au concert une couleur très sombre et brutale.
Seul bémol mais pas des moindres : le son n’était pas ouffissime, dommage quand on connaît l’exigence du gaillard. J’avoue que ça m’a un peu gaché le plaisir.
Il est l’heure de me sustenter et de retrouver mon stand préféré : Avale et sa spätziflette. Une formule qui marche pour moi : simple et efficace, tout cela dans la joie et la bonne humeur.
Ma soirée journalistique s’arrêtera là car nous avons eu la bonne idée avec certains membres de l’équipe de vouloir faire quelques mêmes concerts sur la fin de cette première journée. Je finis donc avec The Hellacopters, Orange Goblin et Turbonegro qui tout les trois me mettront en joie. Des groupes solides sur scène et sachant ravir le public, mais si vous voulez en savoir plus n’hésitez pas à naviguer sur le site pour voir les reports de mes collègues.
En cette première journée, je n’ai pas foutu les pieds sur les Mainstages et les jours qui vont suivre confirmeront cette tendance.
Il est l’heure d’aller faire dodo, une bonne journée m’attend demain sous un cagnard annoncé.
Mes tops :
- Disconnected
- Mes retrouvailles avec le stand Avale
- Slomosa
Mes flops :
- Le monde (une bonne fois pour toute)
- Les 10 min sans bouger dans la queue de Sanctuary : je me suis barrée
Retrouvez le live report de mon J2 ici
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