Mais je commence par ce qui va être mon gros coup de coeur : TSAR !
On a RDV sous Altar avec le groupe que ne connaissais pas quelques semaines auparavant et je les ai découvert en préparant leur interview. Ils avaient pourtant joué à la Hellstage en 2023, mais voilà, je ne les avais pas vu.
Ce que j’avais écouté avant de venir m’avait assez emballée, ce que j’ai vu sur scène m’a complètement convaincue ! C’est dans l’univers du Baron que le groupe français nous embarque avec classe. Le Baron, c’est ce personnage incarné sur scène par le chanteur représentant le pouvoir et dénonçant les vilainetés de ce monde à coup de metal prog et parfois atmosphérique. Le live rend justice aux compositions du groupe démontrant toute la puissance et le côté mélodique de ceux-ci. Le frontman est très communicant et joue avec le public déclenchant un wall of death sur ‘Parabellum’ et jusqu’à ce moment mémorable ou glissant au travers de la foule (bref, on le pousse sur une estrade à roulette), il s’arrête au milieu et demande au public d’entamer une valse sur ‘One for All’ : superbe moment, mais chassez le naturel, il revient au galop. Cette jolie valse se terminera en petit circle pit des familles. Cette entrée en matière aura conquis le public jusqu’au cameraman perché au niveau de la régie et moi avec : résultat, je pars acheter leur tshirt direct après le set. Tshirt fait pour l’occasion et dont tous les fonds seront reversés à une association. Beau geste.
Je passe rapidement voir Calcine sur la Warzone avant de rejoindre l’espace presse pour ma première interview de la journée : Septaria.
Etant en mode plus light sur les reports car d’autres collègues s’en occupent aussi, je reviens sur le site et je regarde Novelists avec leur nouvelle chanteuse. Puis re-interview avec Tsar et Artery.
Je suis obligée de passer devant Gutalax parce que ça me fait rire. J’y comprends rien (même si je comprends qu’il ne faut pas avoir deux mains gauches pour faire ce qu’ils font), mais ça m’amuse fortement. Rien que de les voir en combi et les boites à caca sur scène avec leur musique bourrine, ça m’éclate.
Et je retourne sur ma scène favorite la Warzone pour Gorilla Biscuits. Le groupe s’est formé il y a quasiment 40 ans avec des stop ou encore… et seulement deux albums à leur actif. Mais des albums avec des morceaux qui ne semblent pas vieillir. Les ricains vont faire gigoter la fosse avec leur punk hardcore encore bien énervé. Et à croire que les années n’ont pas trop d’emprise sur les membres du groupe (du moins les membres originels).
Est-ce la chaleur, mais la Warzone n’est pas blindée, mais ceux qui sont là s’occupent de faire monter encore un peu la température. Nous aurons droit aux reprises de Buzzcoks, Minor Threat, Warzone et CIV que beaucoup dans le public apprécieront. Le chanteur demande régulièrement au public de chanter, danser, sautiller ce qui sera fait avec enthousiasme. C’est sans fioriture, straight to the point et donc plutôt efficace. Pour le dernier morceau ‘Start Today’, Civ descendra au contact du public pour un final en beauté.
Petit détour au logement comme la vieille pour poser le matos et écouter le calme et le silence avant de revenir assez tôt pour un frontrow pour Walls of Jericho. Un peu comme In Extremo, WoJ est un incontournable pour moi surtout au Hellfest.
Même si sur les deux premiers morceaux, je me suis dis que le public était plus calme qu’à l’accoutumée, il n’a pas fallu longtemps pour arrêter cette pensée, et sous les ordres de Candace, les autoroutes de slameurs se sont ouvertes !
J’ai l’impression que je me répète à chaque fois que je les vois, mais je suis complètement conquise par la puissance et l’énergie développées par le groupe.
Les hymnes tels ‘The American Dream’, ‘Reign Supreme’ ou ‘Relentless’ mettent systématiquement le feu au pit et le public, qu’on aurait pu croire légèrement épuisé au quatrième jour d’un festival chaud bouillant, au sens propre comme au sens figuré, a fait honneur au groupe et au nom de la scène, transformant la fosse en zone de guerre. Candace, comme à l’accoutumée arbore un grand sourire et envoie du lourd dans le micro pendant que ces acolytes assènent des riffs puissants et agressifs. Comme à chaque fois, c’est le chaos dans la fosse et sur scène et c’est comme ça qu’on les aime !
Et maintenant, place à un de mes gros conflits : Jerry Cantrell (que j’adore) ou Dethklok. J’avais déjà vu Jerry Cantrell en 2022 au Hellfest et cela avait été juste sublime sans compter les concerts d’Alice in Chains. Je n’avais jamais vu Dethklok et c’était la première fois qu’ils passaient au Hellfest et disons-le, c’était un petit évènement. Alors j’ai fait le choix de la première fois. Je ne regrette pas, car je me suis régalée. Bon clairement si vous n’avez jamais vu Metalocalypse, vous verrez un groupe dans le noir avec des images de dessins animés en arrière plan (et non, ce n’est pas la peine de dire, autant rester devant sa TV, c’est pas pareil!!). Si vous êtes amateurs des DA, c’était inratable!
En ouverture nous avons droit à un petit animé ‘IS Dethklok Back’…. Et YES THEY ARE !!! On se retrouve devant Metalocalypse sur écran géant et c’est bonheur. Mais Dethklok ne se limite pas aux images car c’est un bon gros death chirurgical avec la bonne dose d’humour, à ne pas mettre entre toutes les mains. Autour de moi que des gens avec la banane réagissant au quart de tour et gueulant des répliques selon les images diffusées.
L’enchaînement des morceaux est magique et à chaque fois accompagné des images qui vont bien De ‘Birthday Dethday’, ‘Mutilation on a Saturday Night’, ‘I Ejaculate Fire’ ; que du lourd, du puissant de quoi se casser la nuque et les cordes vocales. Le seul reproche que l’on peut faire à ce concert c’est de ne pas être assez long pour avoir tous les morceaux des quatre albums et de la BO !
Que dire des interludes avec Facebones, petit personnage animé, très bienveillant à notre égard puisque là pour nous donner des « concert tips » sur l’hygiène ou la consommation de tabac ou de drogues :-)
Ce concert n’était pas qu’un concert : c’était une immersion dans le monde barré de Dethklok et donc Metalocalypse, c’était un évènement que beaucoup attendaient, une vraie bulle de bonheur.
C’est avec un grand sourire que je repars manu militari pour une dernière fois à la Warzone pour le concert de Knocked Loose. Si la Warzone est bien remplie, elle n’est pas blindée comme pour certains concerts, mais en face, il y a Linkin Park, alors le public aura tout le loisir et la place de s’exprime au son du hardcore ravageur des américains qui vont parfois un peu draguer le metalcore.
Dès le premier morceau ‘Blinding Faith’, les cris de Bryan Garris le chanteur et les rugissements d d’Isaac Hale le guitariste font vriller le public qui n’arrêtera pas du concert. Le chanteur avec sa gueule de jeune premier et ses mocassins à glands gueule dans son micro en ne cessant de cavaler dans tous les sens : une énergie folle à l’image de tout le reste du groupe qui envoie un son lourd et destructeur. Le chanteur encourage constamment le public à bouger, pogoter ou crowdsurfer comme pour ‘Sit and Mourn’ appelant à venir vers lui (et par la même à bien faire travailler les Challengers pour une dernière fois). Et comme si la batterie n’était pas assez puissante, on verra le support de deux musiciens frappant des toms sur ‘Take Me Home’.
Un concert violent et intense que le chanteur nous a encouragé à vivre pleinement et pas à travers nos téléphone : bref du live, du vrai, une belle façon de clôturer cette édition 2025.
Et comme l’orga du Hellfest a entendu et compris que nous attendions un feu d’artifice, nous avons donc eu un feu d’artifice ! Personnellement, Yann Lenevé ayant dit dans une interview que cette année des groupes allaient être annoncés plus tôt, je m’attendais à 2 ou 3 noms au moins lors du feu, donc petite frustration, mais c’était un final de toute beauté !
Mes tops :
- Tsar
- Dethklok
- les bons moments avec les attachés de presse et l’équipe URN durant le fest
Mes flops :
- C’est fini… :-(
CONCLUSION
Comme l’an passé, une édition qui m’excitait pas plus que ça sur le papier a finalement eu son petit effet. Je me rends compte que je passe de moins en moins de temps sur les Mainstages, mais ce n’est pas bien grave, ça laisse la place aux autres. Mais encore une fois, je me suis régalée en tout point (à part le monde) : des bons concerts, des découvertes, ce sentiment d’être dans une bulle coupée du monde et de l’époque pas des plus funky, des moments partagés avec les potes, des supers rencontres avec les groupes interviewés, des rires et supers échanges avec les attachés de presse. Rincée après 4 jours sous la chaleur, me reposant pour la je-ne-sais-combien-de-fois la question « est ce que je vais y retourner ? » après une douche et une bonne nuit de sommeil, la réponse est oui !! en festivalière ou en accréditée, RDV l’an prochain ...j’espère