Selection albums métal Octobre 2021

Hello les Urniens,

l'automne débarque, les feuilles tombent, la température chute mais notre moral reste au beau fixe grâce à la masse de sorties d'albums et le retour des concerts. Pour ce mois d'octobre, notre rédaction vous a sélectionné 5 albums à commencer par le sublime nouvel opus de Robert Jon & The Wreck. La réédition du 'Technical Ecstasy' nous donne la possibilité de redécouvrir un album délaissé en son temps tandis que nous célébrons le retour en force de Rivers of Nihil, le somptueux live de Pineapple Thief et la claque des français de No One Is Innocent.

Je profite de notre édito pour vous proposer de rejoindre notre équipe de chroniqueurs. Si la passion pour le rock, le hard et le métal associée à vos talents d'écriture vous donnent envie de tenter l'aventure n'hésitez pas à nous le faire savoir ici : https://www.unitedrocknations.com/recrutement.php

Enjoy life on United Rock Nations
Marc (Rédacteur en Chef)

Carmziofa
Rédacteur en Chef

Shine A Light On Me Brother

Robert Jon & The Wreck
Label Robert Jon Music

''Shine A Light On Me Brother" marque le retour des californiens de Robert John & The Wreck. Nous avions déjà été séduits par le précédent opus ''Last Light On The Highway" et nous le sommes déjà dès l'écoute de cette nouvelle production.

A commencer par le title track 'Shine A Light On Me Brother' qui aurait parfaitement trouver sa place dans la bande sonore du film "Blues Brothers". Du groove, des cuivres, des choeurs....bref ! La base de la soul music. Le mid-tempo 'Chicago' reste dans le même registre tandis que 'Ain't No Young Love Song' flirte avec l'esprit de John Cougar et de Tom Petty transcendé par un Hammond omniprésent et un refrain imparable, clairement, un de nos titres préférés.

Pour la première fois sur un album de Robert Jon & The Weck, le guitariste Henry James a un titre entièrement composé par ses soins. Il s'agit de 'Desert Sun', une ballade somptueuse, aérienne et mélancolique. Il y a du Bob Seger dans 'Movin' et un esprit country dans la superbe ballade acoustique 'Hurricane'.

Avec ''Shine A Light On Me Brother'', Robert Jon & The Wreck nous délecte une fois de plus d'un superbe album de rock US avec une pointe de soul absolument réussie.

Carmziofa
Rédacteur en Chef

Ennemis

No One Is Innocent
Label Verycords

Derrière son micro, comme à son habitude, Kemar fait pleuvoir les coups. Ici, des uppercuts pour les politiques ('La caste' et son « Ça vient de la même école, pillage à tous les étages, les consanguins en uniformes »). Toujours les mêmes tronches pleines de beaux discours et finalement rien ne change. Là, des enchainements gauche-droite contre les télés « cancérigènes » qui recherchent le buzz à tout prix ('Les hyènes de l'info'). Engagé et enragé, le frontman égratigne sévère et n’épargne personne ('Humiliation' et son « Comme une balle, Comme une balle dans le dos, qui fait mal »).

Outre la qualité des compos, on reste sur le cul grâce à la co-prod’ goupillée par Charles de Schutter. Le bruxellois (qui avait déjà sévit sur les mix et mastering de « Drugstore » en 2011) offre à la formation un son brut (comme live), dynamique et moderne.

Et puis, tout pile au milieu de ce tourbillon des plus explosif, comme un moment suspendu un peu hors du temps, surgit une courte et apaisante plage instrumentale ('Armistice'). On se fait cueillir pour cette interlude faite de percussions, de cordes et de guitares acoustiques).

Vu le monde dans lequel nous vivons, probable que le combat ne s’arrête jamais vraiment. Pourtant, les « Ennemis » sont présentement bien mis à terre par ce skeud sans concession. No One Is Innocent est lui débout et le poing levé. Victoire par K.O.

Carmziofa
Rédacteur en Chef

Nothing But The Truth

Pineapple Thief
Label KScope

Frustrés de ne pas pouvoir interpréter sur les scènes du globe des titres de son dernier opus, le voleur d’ananas a tout de même voulu gouter au plaisir de (re)jouer tous ensemble dans la même pièce. Ainsi, après plusieurs mois de préparation et de répétitions, les quatre gars ont investi un studio pour capter un gig tel qu’ils auraient dû le faire dans les salles si leurs plans n’étaient pas tomber à l’eau. Baptisé « Nothing But The Truth » (NdT : Rien que la vérité), ce concert « live sans auditoire physique devant eux » diffusé en livestream le 22 avril 2021, sort donc présentement en formats vidéo et audio.

Alors que leur dernier « vrai » disque avec public (« Hold Your Fire » de 2019) ciblait quasi intégralement la « Dissolution », ce « Nothing But The Truth » se veut plus représentatif des dernières offrandes de TPT. Bien qu’il s’agisse d’un (faux) « live en studio », on tient tout de même là un moment de grâce intelligent et classieux à l’image de nos gentlemen. Ça c’est la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Carmziofa
Rédacteur en Chef

Technical Ecstasy Super Deluxe

Black Sabbath
Label BMG

''Technical Ecstasy'' sonne le début de la fin de la glorieuse période avec Ozzy Osbourne.

Un des principaux attraits de cette version deluxe est qu'on a droit à des titres live, qui ont été enregistrés entre 1976 et 1977, pendant la tournée Technical Ecstasy. La setlist comprend de nombreux classiques ('Symptom of the Universe', 'War Pigs', 'Black Sabbath', 'Electric Funeral', 'Snowblind', 'Children of the Grave') que l'on retrouvent avec un certain plaisir, des nouveaux morceaux ('Gypsy', 'All moving parts (Stand Still)', 'Dirty Women') ainsi qu'un solo de batterie et de guitare d'une durée raisonnable pour l'époque.

Au final, on peut donc encore une fois remercier Black Sabbath pour cette excellente initiative de nous proposer une version super deluxe de leurs albums issus de leur glorieux passé.

Carmziofa
Rédacteur en Chef

The Work

Rivers of Nihil
Label Metal Blade

C’est tout en douceur que les américains amorcent leur nouvelle expérience musicale. Petit à petit, un paysage sonore se met en place et ces premiers instants nous confirment que le groupe compte bien continuer à toujours essayer d’aller à l’avant-garde de son style. En effet, aux premières écoutes, l’album est plus que perturbant tant tout semble confus et totalement déstructuré. Je le dis tout de suite, ne vous attendez pas à un "Where Owls Know My Name" partie 2. Bien que des éléments subsistent comme le saxophone par exemple, la volonté du groupe est clairement de nous proposer quelque chose de complètement différent.

Avec cet album, Rivers of Nihil a atteint un stade de maturité artistique a coupé le souffle et nous propose un album à l’ambition démesurée et maîtrisé de bout en bout. Le groupe a su se réinventer en brouillant les pistes pour nous proposer un voyage introspectif et halluciné d’une grande richesse et à la saveur sans pareille. Pour le coup, je n’ai pas assez de recul pour complètement l’affirmer mais je pense que cet album risque de diviser à sa sortie, en effet le chemin pris par le groupe est si particulier qu’il laissera forcément sur le côté les moins réceptifs à ces changements.

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