Le 5 juillet 2025, à Villa Park, Black Sabbath refermait son histoire devant le public de Birmingham, et Ozzy Osbourne s'éteignait dix-sept jours plus tard. On aurait compris que Tony Iommi range alors sa SG pour de bon. Un peu plus d'un an après, il revient pourtant avec son premier album solo depuis ''Fused'', gravé avec Glenn Hughes en 2005.
''From The Dark'' est l'œuvre d'un homme qui, au soir d'une carrière fondatrice, revient à ce qu'il sait faire mieux que personne, entouré d'un vrai groupe et d'un chanteur à sa mesure. L'album est magistral et nous ramène au Sabbath de l'époque Dio ! Magique !
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Label BMG
Personne ne sait qui chante sur ''Chapter One'', et c'est précisément le propos. Diamond Rain avance derrière un masque argenté, celui d'un certain High Priest, flanqué d'un Arch Lector et de Faithful Disciples tout aussi anonymes. Les références revendiquées, Blue Öyster Cult, Roxette et KISS, disent bien l'ambition : marier le panache des arènes des années 1970 aux refrains lustrés de la décennie suivante. Quant au dispositif, impossible de ne pas penser à Ghost.
Le pari était risqué, et il est largement gagné. Là où tant de groupes de rock mélodique recopient les mêmes plans, Diamond Rain ose le déhanché disco et l'emphase seventies dans un même disque, avec assez de savoir-faire pour que l'ensemble tienne debout. ''Chapter One'' possède ce que beaucoup de premiers albums n'ont pas : une personnalité. Si le reste de la saga est de cette trempe, on suivra volontiers la procession.
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Label Pride & Joy Music
Une face de cassette de quatre-vingt-dix minutes : c'est à cette unité de mesure d'un autre âge que Niklas Stålvind a taillé le dixième album de Wolf. Le choix n'a rien d'anodin après ''Shadowland'', paru en avril 2022, qui frôlait l'heure de musique et dont quelques passages manquaient de tenue. Entre-temps, les Suédois ont quitté Century Media pour figurer parmi les premières signatures de Fireflash Records, sans changer un seul musicien : le quatuor signe ici son troisième disque d'affilée dans la même formation, enregistré dans ses propres studios, avec le bassiste Pontus Egberg aux manettes.
Dix albums plus tard, Wolf n'a toujours aucune envie de se réinventer, mais il a compris qu'une tradition se défend mieux avec un peu de jeu dans les rouages. ''Hour of the Wolf'' est un disque concis, généreux, sincèrement divertissant, plus libre que ''Shadowland'' et mieux tenu aussi, qu'on remet volontiers en route une fois la dernière note éteinte.
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Label Fireflash Records
Get The Shot ou la nouvelle sensation du metal hardcore en provenance du Québec. Il faut dire que les hivers sont rudes par là-bas et quelques moulinets de bras s’avèrent fort utiles pour chauffer les corps (et les esprits) de nos cousins sidérurgistes, au vu des parpaings métalliques qu’ils nous ont balancé dans la tronche ces quinze dernières années.
Désireux de nous présenter leur nouveau frontman et de fêter le retour au bercail du six-cordiste fondateur du gang, les Canadiens nous servent en guise d’apéritif un EP cinq titres, qui devrait rassurer ceux qui craignaient un changement d’orientation musicale.
Dotée d’une production qui sert admirablement les compositions, cette mini galette s’avère fort copieuse et promet un plat de résistance des plus alléchants. La suite, vite !
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Label Arising Empire
''The Explorer'' est le second long de Callider, projet monté par le chanteur et multi instrumentiste Stefan Lang. Successeur d’un ''Southern Stars'' paru en 2023, ce nouvel opus délaisse les vikings et la science-fiction pour aborder des thèmes plus profonds et universels comme l’origine de l’Homme, son évolution et sa place dans l’univers. Ainsi la pochette présente-t-elle un navire polynésien, symbole de l’humanité, voguant en eaux troubles mais guidé par les étoiles.
Riche, varié, extrêmement plaisant, ''The Explorer'' n’a qu’un seul défaut, sa courte durée. Si certains artistes pêchent par excès, on en aurait bien pris ici pour deux ou trois compos de plus.
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Label Motor Entertainment
En parfait disciple de la secte des adorateurs de Black Sabbath, le trio invoque les forces de la nature au moyen d’un titre mid-tempo, pachydermique et d’une beauté sombre et enivrante.
Véritable coup de force de la part du trio gallois, ce dernier se révèle un album surprenant habité par des forces païennes et surnaturelles qui se déguste non sans un certain plaisir coupable comme on lirait un vieux grimoire.
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Label Ripple Music
Un groupe baptisé Electric Guitars qui se met aux synthés et aux boucles : l'histoire avait de quoi faire sourire, et elle ne fait pas sourire tout le monde. Cinq ans après ''Freewheeler'', hard rock nerveux à la sauce punk, encore très attaché à ses racines des années 70 et 80, les Danois publient leur sixième album avec une règle du jeu renversée.
Personne ne réclamait d'Electric Guitars une telle remise à plat, et c'est sans doute la meilleure raison de la saluer. Et entre un énième album de rock bien propre sur ses bases et cette prise de risque imparfaite, le choix est vite fait. La question du titre a trouvé sa réponse : les Danois n'ont plus voulu attendre. Un album ambitieux et parfaitement réussi.
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Label Mighty Music
Dans le clip de 'Fiction Clouds', Gregory Hoepffner se retrouve nez à nez avec une version plus jeune de lui-même, dans un décor d'hôpital psychiatrique noyé de bleu. L'image colle assez bien à ce premier album. Le Français installé à Göteborg, vingt ans de métier derrière lui et plusieurs autres projets en parallèle, dit y avoir cherché la fièvre de ses premières chansons, écrites à quinze ou seize ans, avec le savoir-faire acquis depuis.
En trente-cinq minutes sans gras, ce thème donne au disque sa cohérence, bien plus qu'une recette sonore unique. La guerre du titre n'est donc pas finie, et Kabbel ne fait pas semblant de croire le contraire. Il en tire un disque de survivant, dansant et meurtri, qui prouve qu'on peut soigner ses refrains sans rien édulcorer de ce qu'ils racontent. ''When The War Is Over'' frappe fort et installe Gregory Hoepffner parmi les voix à suivre de la scène indus et synthétique.
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Label Music of the Void
Il aura donc fallu attendre 16 ans (et pas une de moins) pour que les thrashers californiens de Forbidden donnent naissance à un nouvel album, lequel succède à « Omega wave » (sorti en 2010). Entre temps, le groupe aura connu moult changements de line-up. Il faut dire que Forbidden a vu défiler en son sein un paquet de grands noms du thrash comme Gene Hoglan (ex-Death, Testament) ou Paul Bostaph (Slayer).
Forbidden démontre qu’il n’est pas un groupe de thrash de plus mais une formation dotée d’une véritable originalité et capable de s’affranchir des clichés du genre.
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Label BLKIIBLK records