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CARMZIOFA
Rédacteur en Chef
Selection albums United Rock Nations Juillet 2026

Chers Urniens,

Il y a des mois qui se ressemblent et il y a juin. Entre les comptes-rendus, les interviews à boucler et quatre jours passés sous un soleil qui n'a fait de cadeau à personne, l'équipe d'URN termine ce mois-ci sur les rotules, mais avec le sourire aux lèvres.

Impossible de commencer cet édito sans parler de Clisson. La 19e édition du Hellfest s'est refermée le 22 juin au petit matin, et comme chaque année, le festival a réussi le tour de force de grossir tout en restant fidèle à lui-même. 183 artistes, 85 groupes qui foulaient nos scènes préférées pour la première fois, et environ 280 000 festivaliers venus se relayer sur quatre jours. Bring Me The Horizon en ouverture jeudi, Iron Maiden vendredi pour célébrer cinquante ans de carrière, Limp Bizkit samedi pour un retour en tête d'affiche que personne n'attendait plus vraiment, et The Offspring dimanche pour clore le bal en mode punk rock pur jus : difficile de trouver meilleur résumé de ce qu'est devenu le Hellfest aujourd'hui, à savoir un événement capable de faire cohabiter quatre générations de musique extrême sous le même ciel.

Et quel ciel. Il faut le dire sans détour : la chaleur a été l'autre grande vedette de cette édition, avec des températures qui ont frôlé les 38 degrés dimanche, obligeant les organisateurs à restreindre la vente d'alcool sur le site. Sous les chapiteaux de la Temple ou de l'Altar, certains parlaient même de sensations proches des 45 degrés. On commence à se demander, et nous ne sommes visiblement pas les seuls à nous poser la question, si cette canicule à répétition n'est pas en train de devenir la nouvelle norme plutôt que l'exception qu'on aimerait qu'elle reste.

À côté de cette parethèse XXL, le mois de juin n'a évidemment pas chômé côté sorties d'albums. Et voici nos coups de cœur du mois : l'EP de Monnekÿn dans le pur esprit metal 90's, les pépites punk de The Camel Crew et de Rat Boy, l'AOR magistral de Code Red, l'album solo du bassiste de Napalm Death et le thrasg old school de Speedslut.

Bref, vous l'aurez compris : si juin nous a un peu cuits au sens propre comme au figuré, il nous a aussi rappelé pourquoi on continue, année après année, à faire ce métier de passionnés bénévoles. Merci à toutes celles et ceux qui nous suivent, nous lisent, et viennent parfois nous voir sur le terrain pour échanger deux mots entre deux concerts. On se retrouve dès le mois prochain, pour de nouvelles aventures sous d'autres latitudes musicales.

Stay metal !
Marc (Rédacteur en Chef)
The Hundredth Night

Quand on entre dans ''The Hundredth Night'', la première chose qui frappe, c'est cette tension permanente entre deux pôles vocaux. Les deux chanteurs de Monnekÿn ne se contentent pas de se répartir les couplets : ils incarnent deux états d'âme qui se répondent, l'un plus rageur, l'autre plus meurtri, dans une dynamique qui doit autant à Deftones qu'à Staind, avec ce grain Nirvana qui ressurgit par moments dans la manière de poser une mélodie sur une plaie ouverte.

Quatre titres suffisent à poser une direction claire : celle d'un groupe qui a compris que la meilleure manière de fédérer un peuple, c'est encore de lui parler avec une sincérité qui ne fait pas de concession.

Découvrez la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-the-hundredth-night-5133

Monnekyn

Label Autoproduction

Knock A Door Run

Il y a des groupes qui débarquent avec un concept savamment travaillé, et puis il y a The Camel Crew, qui débarque avec une bande de cousins, deux amplis et une envie de s'amuser qui se sent à des kilomètres. Premier EP, donc premier vrai coup d'envoi pour ce quatuor qui revendique une filiation directe avec l'indie rock'n'roll le plus solaire qui soit : on pense aux Arctic Monkeys période garage, aux Strokes, à The Drums ou à The Vaccines, le tout enrobé d'une élégance mélodique qui doit beaucoup aux Beatles, version dépoussiérée. Une manière de prévenir : on n'est pas chez The Camel Crew pour la sophistication, mais pour l'instinct et la franche camaraderie.

The Camel Crew n'a besoin ni de complexité ni de durée pour s'imposer, juste d'une poignée de minutes bien senties et d'un sourire en coin. De quoi donner furieusement envie de voir cette fraîcheur nantaise débarquer un jour près de chez vous.

Découvrez la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-knock-a-door-run-5135

The Camel Crew

Label Autoproduction

Incendiary

Il y a des disques qui sortent au mauvais moment, sur le mauvais label, devant le mauvais public, et qui finissent par devenir des objets de désir précisément parce qu'on est passé à côté la première fois. ''Incendiary'' appartient clairement à cette catégorie. Sorti en 2017 sur AOR Heaven, l'unique album de Code Red n'avait, à l'époque, pas bénéficié de l'exposition d'un Frontiers ou d'un autre poids lourd du genre, et s'était discrètement glissé entre les mailles du filet d'une scène mélodique pourtant aux aguets. Près d'une décennie plus tard, le disque a eu le temps de se forger une réputation de petite pépite scandinave, devenant un classique de niche des années 2010 et une rareté que les collectionneurs s'arrachaient. Pride & Joy Music corrige aujourd'hui cette injustice avec une réédition qui vient lui redonner toute sa place.

Découvrez la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-incendiary-5136

Code Red

Label Pride & Joy Music

Crash !

L'événement de cet album, c'est évidemment la présence de Tim Armstrong de Rancid à la coproduction et même à la guitare lead sur certains morceaux — une collaboration qui n'a rien d'un coup marketing puisque le chanteur de Rancid avait déjà mis la main à la pâte sur ''Internationally Unknown'' quelques années plus tôt. Mais c'est surtout les conditions d'enregistrement qui donnent à ''Crash!'' sa texture si particulière : le groupe a planté deux cabanons dans le jardin de la chanteuse Suzi Quatro.

Dix-huit titres en quarante et une minutes : ''Crash!'' ne traîne jamais en route, et c'est précisément ce qui en fait sa force. Même le visuel de la pochette, fabriqué selon des méthodes pré-numériques, refuse toute forme de lissage pour rester fidèle à cette urgence physique et tactile qui irrigue tout le disque.

Découvrez la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-crash--5138

Rat Boy

Label Hellcat Records

Bridge To Resolution

On ne présente plus Napalm Death, chef de file du grindcore anglais, qui a vu passer dans ses rangs plus de membres que Clara Morgane dans…Bref, une institution de la violence sonore dont fait partie le bassiste Shane Embury, en poste depuis 1988, ce qui fait de lui le plus ancien musicien de la formation de Birmingham. Faut-il y voir la conséquence de cet album solo aux antipodes de la musique extrême, rejet potentiel d’un excès de décibels ? Pas totalement.

Découvrez la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-bridge-to-resolution-5131

Shane Embury

Label Autoproduction

Cimbrian Rites

Remis sur le devant de la scène depuis deux décennies maintenant, le revival thrash n’en finit plus de faire des petits. Dernier rejeton en date, les Danois Speedslut, formés en 2023 à Aalborg. Après un premier EP paru en 2025, le combo s’essaie au long format avec ce ''Cimbrian Rites'', véritable machine à remonter le temps qui nous propulse quarante ans en arrière.

Loin de renouveler le genre, ''Cimbrian Rites'' n’en demeure pas moins un disque réjouissant, à la fraicheur juvénile indéniable, qui vous fera ressortir votre veste à patches et vos baskets montantes. On n’en demandait pas plus.

Découvrez la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-cimbrian-rites-5128

Speedslut

Label Listenable Records