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CARMZIOFA
Rédacteur en Chef
Selection albums United Rock Nations Septembre 2026

Chers Urniens,

Septembre, c'est la rentrée des classes. Et dans le monde du rock et du métal, cette rentrée-là ressemble rarement à une punition. Les salles (de concert) rallument leurs néons, les tournées reprennent, et les labels lâchent leurs grosses cartouches après une pause estivale qui n'en était pas vraiment une. Cette année, le mois s'annonce particulièrement chargé, et pas seulement en sorties d'albums.

L'actualité de ces dernières semaines a eu de quoi faire réfléchir. Le décès de Lou Koller, chanteur et cofondateur de Sick Of It All, a rappelé ce que la scène hardcore new-yorkaise doit à ceux qui l'ont bâtie à la force du poignet dans les clubs enfumés des années 80. Une génération entière y a appris ce que signifiait jouer avec conviction dans des salles à moitié vides. Pendant ce temps, Sebastian Bach a pris le micro de Twisted Sister - oui, vous avez bien lu - le temps d'un concert au Starland Ballroom. Le genre d'événement improbable qui ne peut se produire que dans le rock, et qui fait sourire autant qu'il intrigue. Et puis il y a Megadeth, toujours en tournée d'adieu, dont Dave Mustaine a confirmé qu'elle pourrait durer encore ''trois à cinq ans''. Dans le métal, même les au revoirs durent une éternité. Ce n'est pas un reproche.

Et comme chaque mois, notre rédaction a écouté, débattu, et tranché. Parmi toutes les sorties de septembre, sept albums ont retenu notre attention et méritent que vous leur consacriez du temps : ''Achilles'' d'Audrey Horne pour son hard rock norvégien au sommet de sa forme, ''Tarmac'' de Triggerfinger pour cette renaissance belge neuf ans après, ''Electrifyed'' des Tygers Of Pan Tang pour son retour aux sources NWOBHM sans concession, ''Hardbeat'' de Hardbone pour sa générosité rock'n'roll à l'énergie australienne, ''Tanzneid'' d'Electric Callboy pour un électro-metal qui assume tout, ''Death Mask Messiah'' d'Exumer pour un thrash allemand affûté comme une lame, et ''Bloody Dreams'' de Devil Master pour son black métal gothique aussi fascinant qu'obscur.

C'est peut-être ça, la vraie bonne nouvelle de ce mois de septembre : la musique rock et métal continue de résister à tout. Aux modes, aux algorithmes, aux plateformes qui privilégient la durée d'écoute de trente secondes. Elle résiste parce qu'elle est portée par des gens qui n'ont pas d'autre choix que de la faire : des vétérans qui sortent leur meilleur album après quarante ans de carrière, des gamins qui enregistrent dans leur garage en rêvant d'une première partie. Le volume reste le même. La passion aussi.

Bonne rentrée.

Marc
(Rédacteur en Chef)
Achilles

Quatre ans. C'est le temps qui sépare ‘’Devil's Bell’’ (2022) de ce huitième album studio. Quatre ans pendant lesquels Audrey Horne a tourné, s'est préservé, et a digéré ce que le monde avait à offrir de plus instable. Le groupe de Bergen — Toschie au chant, Ice Dale (Enslaved) et Thomas Tofthagen aux guitares, Espen Lien à la basse et Kjetil Greve à la batterie — n'a pas changé de formation. Cette stabilité est leur force. Elle explique aussi pourquoi, d'un album à l'autre, le son reste immédiatement reconnaissable tout en progressant. ‘’Blackout’’ (2018) avait élargi leur palette, ‘’Devil's Bell’’ avait resserré les boulons. ‘’Achilles’’, lui, veut les deux en même temps : ambitieux dans ses thématiques, direct dans son exécution.

‘’Achilles’’ est un album magistral. Onze titres, zéro déchet, une production qui respire, et un groupe qui sait exactement où il en est. Audrey Horne a passé vingt ans à construire un son qui lui appartient totalement — et sur ‘’Achilles’’, ce son est plus solide que jamais.

Découvre la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-achilles-5167

Audrey Horne

Label Napalm Records

Tarmac

Neuf ans. La date du dernier album de Triggerfinger, ‘’By Absence Of The Sun’’ (2017), avait fini par ressembler à une parenthèse qui ne se refermerait peut-être jamais. Le groupe belge avait tourné, s'était retrouvé, avait célébré ses 25 ans de carrière en 2025 avec une tournée européenne de 25 dates sold out. Puis est arrivée la nouvelle la plus difficile : le décès de Monsieur Paul, leur bassiste charismatique, pilier du groupe depuis les origines.

‘’Tarmac’’ est un album de survie. Pas de survie au sens dramatique, mais au sens le plus littéral : Triggerfinger a survécu à neuf ans d'absence, à la perte d'un membre fondateur, et en est sorti avec quelque chose de neuf et d'honnête. L'ombre de Monsieur Paul plane forcément — et ce disque, à sa façon, lui rend hommage en refusant de stagner.

Découvre la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-tarmac-5168

Triggerfinger

Label Verycords

Electrifyed

Quarante-six ans après ‘’Wild Cat’’, l'album qui avait contribué à définir la New Wave of British Heavy Metal, les Tygers of Pan Tang n'ont toujours pas dit leur dernier mot. ‘’Electrifyed’’, douzième album studio, arrive deux ans après ‘’Bloodlines’’ (2023), leur disque le plus acclamé depuis la reformation (même si personnellement, je n’avais pas été séduit) et porte en lui une ambition clairement affichée : revenir aux sources, faire du métal lourd sans compromis, réactiver l'étincelle de la fin des années 70.

Ce retour aux sources NWOBHM n'a rien de nostalgique : il est revendicatif, presque provocateur. Comme si le groupe voulait rappeler au monde du métal qu'ils en sont l'un des piliers fondateurs, et qu'ils n'ont pas fini d'en fixer les règles. Quarante-six ans après leurs débuts, les Tygers rugissent toujours aussi fort. Et ‘Electrifyed’ est leur meilleure preuve.

Découvre la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-electrifyed-5169

Tygers Of Pan Tang

Label Mighty Music

Hardbeat

Six ans. Six ans que Hardbone s'était fait discret après ‘’No Frills’’ (2020), album qui avait terminé sixième dans le classement annuel de Sleaze Roxx, une belle performance pour un groupe de Hamburg qui n'a jamais cherché à plaire à tout le monde. ‘’Hardbeat’’, sixième album studio sorti chez Massacre Records, marque donc un retour très attendu pour Tim Dammann (chant), Sebastian Kranke et Luca Rosnau (guitares), Tim Schwarz (basse) et Benjamin Ulrich (batterie), une formation inchangée, un line-up de guerriers de la route. Le titre choisi pour l'album dit tout : ‘’Hardbeat’’, c'est le pouls de la musique telle qu'ils la conçoivent, droit au cœur, sans ornement.

''Hardbeat'' est une lettre d'amour au rock australien, et elle est écrite sans faute. AC/DC, Rose Tattoo, Airbourne, les influences sont là, revendiquées, portées avec une conviction qui force le respect.

Découvre la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-hardbeat-5171

Hardbone

Label Massacre Records

TANZNEID

Quatre ans après "TEKKNO", Electric Callboy revient avec "TANZNEID", un album qui arrive à un moment particulier pour le groupe allemand. Depuis l'arrivée de Nico Sallach au chant, la formation a définitivement imposé son mélange de metalcore et d'électro, jusqu'à devenir l'un des groupes les plus populaires de la scène metal européenne.

"TANZNEID" n'est donc pas le nouveau "TEKKNO". Il n'en a ni l'effet de surprise ni la volonté de rupture. C'est plutôt la confirmation d'une formule désormais parfaitement maîtrisée. Avec ses refrains fédérateurs, ses arrangements électroniques et son goût assumé pour la démesure, Electric Callboy transforme une nouvelle fois le metal en gigantesque fête collective.

Découvre la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-tanzneid-5164

ELECTRIC CALLBOY

Label Century Media

Death mask messiah

Dès les premières notes du morceau éponyme (« Death mask messiah ») qui ouvre ce nouvel opus, on constate – non sans un certain soulagement - que les allemands ne sont pas du genre à ralentir le tempo. Bien au contraire, même ! D’ailleurs, ce morceau rappelle le Sepultura des années 90 époque « Arise ». Autant dire que le groupe propose du pur thrash d'une force impitoyable et sans concessions.

Enfin, si le groupe pratique un thrash old school, leur musique n’est pourtant pas figée dans le passé, comme en témoigne leur son très moderne. Les amateurs de thrash d’outre-Rhin apprécieront !

Découvre la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-death-mask-messiah-5166

Exumer

Label Metal Blade

Bloody Dreams

C’est d’une ruelle sombre et crasseuse d’un quartier peu recommandable de Philadelphie que nous vient Devil Master, entité maléfique portée par quatre cavaliers de l’apocalypse aux patronymes peu engageants. Auteur de deux premiers méfaits restés dans les mémoires, le quatuor nous revient aujourd’hui avec sa troisième offrande.

La production ultra soignée et le mastering signé Arthur Rizk donnent à ce troisième long une force de frappe inédite à même de transporter l’auditeur dans un voyage sensoriel qu’il n’oubliera pas de sitôt.

Découvre la chronique complète ici : https://www.unitedrocknations.com/chronique-bloody-dreams-5165

Devil Master

Label Relapse Records