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Rats in the temple

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Flotsam and Jetsam

Deux ans seulement après « I am the weapon », le groupe originaire de Phoenix en Arizona, dans lequel Jason Newsted (ex-bassiste de Metallica) a fait ses débuts, sort un 17ème album à mi-chemin entre thrash et heavy metal qui remet les pendules à l’heure et redonne au thrash d’outre-Atlnatique ses lettres de noblesse.
13 titres
Thrash Métal
Durée : 56 minutes et 15 secondes
Sorti le 28/08/2026
14 vues
Dès les premières notes du morceau « Harvesting the hate » qui ouvre les hostilités en beauté, on a le pressentiment (plutôt justifié) que Flotsam and Jetsam n’est pas là pour enfiler des perles. Si le groupe joue du thrash à 100 %, la voix haut perchée d’Eric A.K (lequel officie dans le groupe depuis sa création), ferait pâlir de jalousie n’importe quel chanteur de heavy metal traditionnel.
Et cela tombe parfaitement bien parce que le heavy fait effectivement partie des influences majeures du groupe, comme en témoignent des morceaux comme « Damnation « ou « Absolution ». Le thrash échevelé des Flotsam and Jetsam n’est pas exempt de mélodie et sait se montrer virtuose par les soli de guitare qui parsèment les morceaux de ce nouvel opus.
Avec « Blame the knife », les américains continuent d’asséner leurs riffs incendiaires avec une force sans commune mesure. Parfaitement orchestré, le morceau éponyme de l’album (« Rats in the temple ») tranche un peu avec le reste de l’album par son côté presque symphonique.
Cette osmose intelligente entre thrash et heavy me fait furieusement penser à du Nevermore ! Le groupe continue sur sa lancée avec le magnifique « The ghost behind my door » qui représente sûrement le titre le plus beau et intense de l’album.
Comme habités par une force surhumaine et incommensurable, les thrashers vont toujours plus loin dans la surenchère avec des morceaux aussi brutaux que féroces comme « First on the spike » et « The edge of nowhere » ou plus heavy et mélodiques comme « Last rites ». Plus mid-tempo, « A taste for war » sonne résolument heavy dans l’esprit d’Accept ou Judas Priest.
Puis, le groupe poursuit sur une note plus mélancolique avec « Her blood your pain » puis renoue avec ses racines heavy avec l’implacable « Anthem for the broken ». Mêlant brutalité et mélodie, le morceau « Not goin down that way » qui clôt ce 17ème opus est sans conteste le morceau de bravoure de l’album.
Sans remettre en cause les fondements du thrash, l’ex-groupe de Jason Newsted fait la démonstration de son talent et prouve avec « Rats in the temple » qu’il demeure un des meilleurs challengers de la scène américaine !