«Gojira montre une fois de plus qu'il s'agit d'un groupe incontournable !!»
STEPHANE MASSON Journaliste
Progressive/Groove/Death Metal
30/11/2025
800 vues
Neckbreakker, Comeback Kid, Gojira | Live report – 30/11/2025 – Accor Arena, Paris
Concert Gérard Drouot Productions
Live Report : FredH
Photos : Stéphane Masson (@steph_pictures_pics)
Seize mois après leur prestation historique sur une scène suspendue à la Conciergerie lors de la cérémonie d’ouverture pour les jeux olympiques de Paris, Gojira est de retour à la capitale.
Avant le show du combo originaire d'Ondres à 21h, deux autres formations sont là pour chauffer l’Accor Arena. A 19h et pour 25 minutes, ce sont les danois de Neckbreakker qui lancent les hostilités avec leur death metal assez classique et efficace. Comme leur nom l’indique, les gars sont venus pour casser des cous. Premiers échauffements des cervicales faits. S’ensuivent les canadiens Comeback Kid qui ont eux trois quart d’heure pour œuvrer. Là aussi, bonne énergie pour les cinq zicos et leur punk hardcore nerveux. Dans les bons moments, citons la reprise 'Refuse/Resist' de Sepultura (dans une version raccourcie) et leur titre de clôture 'Wake the Dead' avec son refain entêtant (« We Said ... » et ses « Woo-ho » repris par la foule).
21h00. Les lumières s’éteignent à l’intérieur de l’Accor Arena. Après une courte et déjà folle introduction sonore et visuelle, les musiciens débarquent sur scène. Cette tournée française de 12 dates est un peu spéciale. Joe Duplantier ne pouvant momentanément pas assurer ses parties de guitare (il s’est récemment fait opéré de la main droite après une blessure au pouce), le groupe a annoncé l’intégration du guitariste Greg Kubacki pour les dits gigs prévus dans notre Hexagone. C’est donc un quintette (et non un d’ordinaire quatuor) qui nous fait face ce soir.
Contrairement a ce qu’on aurait pu penser, le six-cordiste et renfort temporaire américain n’est pas mis en retrait. Débutant le set aux cotés du kit batterie rehaussé sur une plateforme, l’étasunien – bien présenté par Joe qui officie qu’au micro (il effectuera quelques courtes parties sur deux titres) - va venir fréquemment sur le devant de la scène.
Dès le premier morceau (et cela reviendra plusieurs fois), ce sont plusieurs déferlements de jets de flammes et de fumées qui sont livrés à une Arena totalement bondée. QUEL SON, QUELLE PUISSANCE. Alors que les écrans géants diffusent des images - en temps réels - du groupe, de la foule et du pit sécurité, les cinq gars enchaînent les chansons et les moments forts. Sans être exhaustif, citons en vrac le clip clin d’œil à « La Planète des Signes » de 'Another World' (la tour Eiffel remplaçant la Statue de la Liberté), l’imposante baleine et un orque gonflables planants au-dessus du public, Mario et ses pancartes demandant si « VOUS VOULEZ PLUS DE DOUBLE PEDALE ??? ou encore Joe interrogeant l’auditoire pour savoir si on est intéressé d’ « entendre un morceau super bourrin de 2003 ».
Et puis, évidement, il y a la très attendue 'Mea Culpa (Ah! Ça ira!)'. « Qui a envie d’entendre une chanson sur la Révolution française ? » lance Joe. Dès les « Ah, ça ira, ça ira, ça ira… Les aristocrates à la lanterne… Ah, ça ira, ça ira, ça ira… Les aristocrates, on les pendra » résonnant dans les enceintes, le public exulte. Comme espéré, Marina Viotti est bien là pour le duo alors qu’explose une « pluie » de serpentins-confettis rouges. La mezzo-soprano va revenir peu après pour jouer les choriste de luxe sur 'The Chant'.
Au bout d’une intense heure et trente minutes de spectacle, après un « Ça vous a plu ? Merci beaucoup Paname, à la prochaine fois » du chanteur, le noir complet se (re)fait. Est-ce la fin ? NON… deux rappels pour nous (le dantesque 'L'enfant Sauvage', 'Global Warming' éclairé par plusieurs milliers d’écran de smartphones). Cette fois, c’est bien terminado pour de bon. C’est un concert de Patrons qui nous a été donné. Fantastique, tout simplement.
Merci à Valentin, Warner et à GDP.
Setlist
Only Pain
The Axe
Backbone
Stranded
The Cell
Wisdom Comes
Flying Whales
From the Sky
Another World
Silvera
Mea Culpa (Ah! Ça ira!) (feat. Marina Viotti)
Born in Winter
Born for One Thing
Where Dragons Dwell / To Sirius / Ocean Planet / In the Wilderness
The Chant (feat. Marina Viotti)
Amazonia
(Rappels)
L'enfant Sauvage
Global Warming