Epica - Omega Alive (Live Stream - AED Studios, Lint, Belgium)
The Bruce 666
Journaliste

«Epica nous propose un spectacle hors du commun qui restera dans les mémoires.»

Créé 14/06/2021
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Epica est actuellement ce qui se fait de mieux en terme de métal symphonique avec Nightwish. La crise sanitaire tend à s'estomper, mais il n'est pas encore possible de se produire en live, donc le groupe proposait, à ses nombreux fans à travers le monde, ce samedi 12/06 à 21H, un live stream intitulé Omega Alive. A noter qu'il s'agit d'une performance live enregistrée au AED Studios à Lint en Belgique et non de direct mais on va découvrir ensemble l'avantage indéniable de la chose sur le rendu final.

A 21H donc, un compte à rebours de quinze minutes, fait son apparition à l'écran, ce qui fait monter la pression d'un cran. En fond sonore, nous avons droit à une ambiance industrielle, accompagnée par le clic-clac d'une horloge.

Enfin, les choses sérieuses commencent, avec l'intro, 'Alpha – Anteludium', sous la forme d' un générique et d'une scène d'introduction, représentant une enfant, au prise avec des racines surgissant de dessous son lit, on nous annonce l'ouverture du chapitre Overtura.
On démarre par 'Abyss of Time - Countdown to Singularity', avec un gros plan sur Simone Simons, puis sur chaque membre du groupe. La tenue de scène de la chanteuse est sublime, tout de noir vêtu, jusqu'au bout des gants, sans oublier les musiciens, également très élégants. Au niveau de la scène, la batterie de Arien Van Weesenbeek est en hauteur, sur une sorte de podium, avec à sa droite, Coen Janssen aux claviers et à sa gauche, Rob Van Der Loo à la basse. Les deux guitaristes accompagnent la chanteuse sur le devant de la scène (Mark Jansen à sa droite et Isaac Delahaye à sa gauche) Les flammes, omniprésentes dans les show d'Epica, ne manquent pas à l'appel. En arrière plan, on note la présence de deux duos de danseuses. Le son est énorme et l'interprétation du premier morceau du dernier album ''Omega'' est magistrale, comme tout au long du live stream d'ailleurs.

A l'image de la musique qui est grandiloquente, le spectacle proposé l'est tout autant. Sur 'The Skeleton Key', on aperçoit une danseuse dans une roue, puis on a des frissons avec l'apparition d'une chorale d'enfants, à la fin du morceau.
Pour 'Unchain Utopia', la pyrotechnie est une nouvelle fois mise en avant, avec Simone tenant des fumigènes, deux artistes arborant un chapeau sous forme de bougeoirs enflammés, puis par la suite un cracheur de feu. On remarque aussi une plate-forme, qui hausse la chanteuse au niveau du batteur.

Pour annoncer le chapitre suivant, intitulé Magnituda, on a droit à une nouvelle scène avec la fillette, où cette fois Simone Simons fait son apparition, tenant une pomme à la main.
Sur 'The Obsessive Devotion', on remarquera que cette dernière porte, une nouvelle tenue, que cette fois la batterie est à droite, le clavier à gauche et le bassiste au centre. Le décor, n'aura d'ailleurs de cesse de changer, tout au long du set. On note la présence également de deux énormes tours en forme de serpent qui crachent de la fumée. Après un court interlude au clavier, on a droit à un duel de guitares du plus bel effet sur l'estrade centrale. Le chant masculin étant très présent sur ce titre, la chanteuse laisse le devant de la scène à Mark Jansen et on la retrouve en arrière plan. Le contraste entre la voix douce de Simone et le growl de Mark est toujours aussi efficace.

Pour 'In All Conscience', Simone saisit un micro vintage descendant lentement vers elle, du haut de son estrade centrale, qui produit un jeu de lumière et de fumée. La scène comme vous le constatez est vraiment très modulable. C'est au tour du bassiste de se retrouver en arrière plan et aux guitaristes de se retrouver chacun sur une estrade. Pour parachever le côté grandiose, les deux tours serpent se mettent à cracher du feu.

Sur 'Victims of Contigency', des porteurs de torches contribuent au spectacle. Coen Janssen nous sort son célèbre clavier portable arrondi sur l'estrade centrale, puis tous les musiciens se retrouvent sur le devant de la scène puis sous la pluie. Le côté théâtral est très réussi.

Une nouvelle scène représente la fillette dans un labyrinthe, et celle-ci tombe nez à nez sur Simone Simons, siégeant fièrement sur un trône. Tout cela, nous annonce le chapitre Elysia. Cette fois, c'est un tout nouveau décor qui nous attend, avec une allée centrale délimitée par des lumières rouges de chaque côté. La chanteuse est devant le batteur. Devant elle, le bassiste et le clavier et enfin les deux guitaristes, en premier plan. Simone porte une longue robe blanche avec un bustier noir et on distingue un lustre au dessus de la batterie. Epica nous interprète 'Kingdom of Heaven – Part V – A New Age Dawns'. Pendant le morceau, Coen vient taquiner les deux guitaristes, Isaac nous démontre ses talents avec une guitare acoustique, Rob se régale à la basse et enfin Monsieur Delahaye nous gratifie d'un solo majestueux.

Pour 'Kingdom of Heaven – Part III – The Antediluvian Universe', un gros plan sur des flammes laisse la place à une vue d'ensemble, où l'on découvre l'allée centrale en bleu cette fois et le lustre qui tourne sur lui même, avec quatre danseuses suspendues. De la fumée au sol fait son apparition et l'on a droit à un passage au piano (littéralement en feu) puis par la suite à un duel entre Isaac et Coen. Le titre se conclut sur un coup de gong (également en flamme). De par leur complicité, on sent que les musiciens prennent un immense plaisir à jouer ensemble. La pièce maîtresse du dernier album ''Omega'' est jouée à la perfection, ce qui en fait un des moments forts du show.

A la suite d'une nouvelle scène avec la fillette dans le labyrinthe, on nous annonce le chapitre suivant Gravita. Un nouvel extrait du dernier album, 'Rivers', est interprété. On a le droit ici à des chœurs d'adultes que Simone Simons, dans une sublime robe colorée, vient renforcer à cappella. Je vous assure : frissons garantis. C'est tout simplement magnifique. La prestation vocale de Simone Simons est saisissante de pureté, tout au long du set et en particulier sur ce titre.

Ensuite, le piano fait son apparition, accompagné très rapidement par la guitare d'Isaac, qui nous interprète un solo que n'aurait pas renié Slash. Puis la chanteuse est soutenue par le piano avant d'être rejointe par l'ensemble du groupe. L'aspect visuel est une nouvelle fois très travaillé, car on observe un cercle de feu au sol qui entoure Simone.

Nouvelle scène avec l'enfant, nous annonçant le dernier chapitre Alpha & Omega. On est de retour sur la scène initiale, où le groupe nous joue un nouvel extrait d'Omega, 'Freedom – The Wolves Within'. Simone arbore une nouvelle tenue, qui rappelle celle du début, quoique un peu plus sophistiquée, avec des filaments argentés. Des danseuses sont présentes en arrière plan. Les titres du dernier album passent vraiment haut la main l'épreuve du live. C'est tout simplement un pur régal.

Ensuite, on a droit au tube, 'Cry for the Moon', où sur l'intro s'incruste à l'écran des flash back des précédents show d'Epica. Coen s'amuse avec Isaac, puis Simone nous gratifie d'un discours, où elle évoque que c'est le premier morceau que le groupe a composé il y a près de vingt ans, et qu'en ce moment il célèbre la sortie d'Omega. Elle en profite également pour remercier chaleureusement les fans du groupe. On a brièvement à l'écran durant son speech, un plan large nous faisant découvrir l'équipe de tournage.

Sur 'Beyond the Matrix', on peut apercevoir quatre personnes en arrière plan, agitant des drapeaux. C'est au tour d' Isaac Delahaye de jouer avec Coen Janssen. En clôture du morceau, c'est une pluie d'étincelles auquelle on a droit cette fois, qui nous en met pleins les yeux.

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, on arrive au dernier titre, 'Omega', où l'on retrouve deux danseuses accrochées sur un symbole de l'infini qui tourne sur lui même. La pyrotechnie est très présente et sur la fin du morceau, le chorale d'enfants refait son apparition, pour un final en apothéose. Le sigle Omega Alive s'invite à l'écran, marquant ainsi la fin du show, avant de laisser place au générique de fin.

On ressort de cette performance émerveillés. Epica (l'ensemble du groupe mais tout particulièrement Coen Janssen qui est l'investigateur du projet) et Jens De Vos (le réalisateur) ont su tirer profit du panel d'opportunités que permet un show enregistré et nous délivre un spectacle grandiose de près de deux heures (1H45).


Setlist :

Act I : Overtura
(Alpha - Anteludium)

1 - Abyss of Time - Countdown to Singularity
2 - The Skelton Key
3 - Unchain Utopia

Act II : Magnituda

4 - The Obsessive Devotion
5 - In all Conscience
6 - Victims of Contingency

Act III : Elysia

7 - Kingdom of Heaven
8 - Kingdom of Heaven - Part III - The Antediluvian Univers

Act IV : Gravita

9 - Rivers
10 - Once Upon a Nightmare

Act V :

11 - Freedom - The Wolves Within
12 - Cry for the Moon
13 - Beyond the Matrix
14 - Omega - Sovereign of the Sun Spheres