AMON AMARTH, interview promo de ''Berserker'' avec Olavi
United Rock Nations

02/04/2019
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Salut les Urniens,
Aujourd'hui nous sommes avec Olavi, le guitariste d'Amon Amarth, pour parler de leur dernier album "Berserker".

Pour toi, quelle est la particularité de ce dernier album ?


Cet album, c'est un album où chacune des 12 chansons est incroyable, il n'y a rien à jeter, et aussi c'est un tout nouveau son pour nous. On a un nouveau producteur, Jay Ruston, qui n'a jamais travaillé sur ce genre de musique. La raison pour laquelle nous avons voulu collaborer avec lui c'est que nous voulions du nouveau. Jay avait déjà travaillé avec nous pour le DVD, et nous avions été stupéfaits par ce qu'il avait fait de notre son live. Enregistrer avec lui fut très sympa aussi. Il a une approche bien à lui de la façon dont on enregistre un album. L'autre particularité de cet album c'est aussi qu'on a essayé d'avoir un son plus « live ». Il n'y a pas deux morceaux sur cet album qui sonnent exactement pareil. C'était vraiment une belle expérience, et Jay est lui aussi très sympa.


Tu peux nous parler des thèmes, des histoires que vous abordez avec cet album ?


Contrairement à Jomsviking, ce n'est pas un concept album, et chaque chanson est indépendante en ce qui concerne les paroles.
La chanson éponyme Berserker raconte l'histoire de ce guerrier qui se tenait au milieu du pont Stamford Bridge en Angleterre et qui retint toute une armée à lui seul. Une histoire cool, avec toute l'imagerie qui va avec. Mais on a aussi Mjolner Hammer of Thor qui parle de la mythologie, ou Ironside qui parle du premier roi suédois. On s'inspire beaucoup du folklore viking mais pas seulement. On s'inspire aussi du folklore et des philosophies d'autres cultures. Certaines chansons ont été inspirées par les légendes grecques ou romaines, par Genghis Khan, et on a les a ensuite transposées en version Viking. On peut aussi écrire sur des émotions que nous avons tous en nous, par exemple des chansons très sombres comme la dernière de l'album. Ça parle à tout le monde, car on a tous quelque chose de sombre au fond de nous. Donc ça n'a pas à être spécifiquement Viking au départ, mais au final, ça se transpose bien sur cet univers.

Du nouveau côté production ; du nouveau aussi côté composition ?


Avec Jomsviking, on a complètement changé notre façon de faire. On a chacun maintenant notre propre studio chez soi, et nous avons les mêmes programmes et les mêmes réglages, donc nous pouvons facilement nous envoyer des fichiers les uns les autres. Tout le monde travaille depuis chez lui, et on s'envoie les morceaux, qu'on retravaille puis que l'on s'échange de nouveau. Quand nous en avons assez, nous nous retrouvons dans un studio et nous enregistrons des démos qui sont déjà de très bonne qualité à ce stade, puis nous rentrons et les retravaillons etc. Par exemple, là, au moment où nous avons enregistré pour de bon, c'était déjà la 3ème fois que nous enregistrions les morceaux. Et à chaque fois nous cherchons comment faire pour qu'elles rendent encore mieux, on cherche de nouvelles approches, de nouveaux angles. Donc à ce stade, on arrive au maximum de ce que l'on peut faire pour chacune de ces 12 chansons ; on n'a jamais travaillé aussi dur auparavant ! Et même si nous connaissons déjà un certain succès, là, juste en-dessous de nous il y a des milliers de groupes qui veulent se hisser à notre place, ce qui veut dire que nous devons toujours être au top.

Parlons de cette exigence : comment fais-tu pour distinguer le bon grain de l'ivraie quand tu écris un morceau ?


Je travaille sur une chanson le matin, puis je la mets de côté et bosse sur deux autres chansons le reste de la journée. Le lendemain, j'écoute de nouveau le morceau et je l'annote. Je ne l'écoute d'abord qu'une seule fois puis j'écris immédiatement mes premières impressions, ce qui doit être changé. Puis je fais les modifications, je le mets de côté et je passe à un autre morceau. Et je recommence jusqu'à ce que je sois satisfait de ce morceau. Lorsque c'est le cas, je le mets de côté et l'oublie pendant 2-3 semaines, et ensuite seulement je l'écoute de nouveau. Le temps ! Il faut que tu aies pu oublier les riffs, sinon c'est très difficile de reconnaître les bons des moins bons. Quand je suis inspiré, je peux travailler 15 à 16h par jour.

Pour être au top, il faut aussi pouvoir gérer le côté humain du groupe. C'est quoi votre ingrédient secret ?


Ce qui nous fait durer ? L'amitié, le fait d'avoir les mêmes buts, et pas grand-chose à propos de quoi se quereller. Les 2 choses qui font que les groupes se séparent sont très souvent l'argent et les femmes, mais nous on n'a pas ces problèmes-là. Bien évidemment ça nous arrive de nous disputer, mais on sait gérer ces moments.


Enfin, tu peux nous parler du nouveau show autour de Berserker?


Les idées pour le prochain spectacle nous viennent lorsque nous sommes en tournée, et ensuite il faut voir comment on peut les réaliser. Pour le show, je ne peux rien révéler pour l'instant car nous sommes toujours en train de travailler sur la tournée qui aura lieu en Automne. Mais ce que je peux déjà te dire c'est qu'il est vraiment cool, et que ce sera le truc le plus fou qu'on ait jamais fait.