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White Noise

FRED H
Journaliste

Wallack

Combinaison subtile de stoner indus rock made in Poitou
12 titres
Stoner Rock
Durée : 43'50
Sorti le 26/01/2018
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AUTOPRODUCTION
Fondé en 2011 sur les cendres de diverses formations (Sleeptime, Tröms, Senoï), Wallack avait jusqu'à lors sorti un EP 5 titres baptisé Massive Melodies (2013) puis un premier album éponyme deux ans plus tard. Courant 2017, le guitariste / chanteur / claviériste Cyprien Tillet, le bassiste Bertrand (à priori remplacé depuis par Marco) et le batteur / chanteur Vincent Billy enregistrent leur second opus intitulé White Noise.

Bien que toujours fidèles à un rock massif, le trio a fait évoluer son style. Les influences stoner et progressives du début sont toujours bien là. Nos Poitevins ont pourtant choisi d'inclure des synthétiseurs à leur musique pour ajouter une dimension à la fois progressive-psychédélique (un peu de The Doors ou de Pink Floyd par-ci) et industrielle (avec du Nine Inch Nails par-là.… On n'y reviendra).

Grosse gratte, effets de voix, le morceau éponyme mélange moments percutants et parties plus calmes. Mêmes tonneaux avec l'accrocheur ''50 Common Years'' et son refrain contagieux ainsi que sur ''A Giant Gutter In Outerspace'' qui fait sauter sur place quand tout s'emballe. Jump... Jump... Jump... Ainsi, les rythmes et les compositions s'alternent avec intelligence entre titres bien énergiques (''Heavy Sighs'' et ''Indians'') et chansons plus sombres (par exemple l'hommage à l'acteur-réalisateur d'Easy Rider ''Dennis Hopper Is Dead''). Dans un registre assez étrange et mélancolique, plusieurs instrumentaux relativement courts parsèment la galette (''Anno Zero, Luego X'', ''Interlude'' ou ''Ulysse'').

Parmi les idées bienvenues, on note les interventions d'une invitée prénommée Lucie sur deux pistes. D'abord un duo voix masculine/féminine sur l'aérien ''It Will Never Be'' et carrément un lead vocal de la demoiselle sur l'électro indus ''The Crossroads''. Une belle surprise nous attend avec la reprise de ''The Day The World Went Away'' de NIИ. Dès les premières secondes on reconnaît immédiatement la compo du combo à Trent Reznor et pourtant… oui et pourtant… Mélodique, avec une bonne basse groovy et bien heavy, un chant adapté... plus de six minutes de plaisir jouissif. Brillant, tout simplement ENORME. On en redemande.

Ce que nous propose là Wallack donne sacrément envie d'une suite qu'elle soit sur disque ou sur scène. Il semble d'ailleurs que nos pictaviens ont décidés de devenir quatuor (avec l'arrivée de Seb en tant que second six-cordiste) afin de restituer sur scène le travail élaboré en studio. White Noise combine subtilement psyché/prog autant que de stoner/rock indé. Nous avons là la recette d'une bonne potion magique en provenance d'une marmite du Poitou.