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Too Many Lies, Too Many Masters

FRED H
Journaliste

Ronnie Romero

Avec cet excellent « Too Many Lies, Too Many Masters », Ronnie Romero associe ses capacités vocales reconnues et une nouvelle facette de compositeur/producteur. On n’a pas fini de l’entendre, et c’est très bien ainsi.
10 titres
Metal
Durée : 44:22
Sorti le 15/09/2023
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Depuis une dizaine d’années, Ronnie Romero est devenu quasiment incontournable sur la scène metal. Après avoir œuvré au sein de Rainbow, CoreLeoni ou encore Vandenberg (entre autres), le chanteur chilien est aujourd’hui impliqué dans tout un tas de combos (Lords of Black, Intelligent Music Project, Michael Schenker Group, The Ferrymen, Sunstorm, et autre Elegant Weapons). L’an dernier, avec « Raised On Radio », notre quadra avait franchi le pas du premier opus sous son blase. Début 2023, avec cette même étiquette, l’hyperactif vocaliste enfonçait le clou avec son second effort « Raised On Heavy Radio ». Bien qu’effectivement commis sous son nom, ces deux disques ne contenaient « que » des reprises de groupes ou morceaux qui représentaient quelque chose de « spécial » pour lui.

Présentement, le natif de Santiago du Chili (re)déboule avec un troisième album en solo nommé « Too Many Lies, Too Many Masters ». A plusieurs égards, le cap est important pour le musicien. D’abord, pour son parcours en solitaire, il s’agit du premier véritable méfait composé avec du matériel totalement inédit. Ensuite, en plus de co-produire l’affaire (avec son batteur Andy C.), Ronnie a surtout co-écrit les chansons avec son guitariste José Rubio et son (même) frappeur de futs.

Plusieurs compositions donnent dans les registres du heavy metal (l’électrisant 'Castaway On The Moon') et du hard rock ('I’ve Been Losing You' et sa douce intro aux claviers/piano qui sert de base à la piste). Les influences notoires du meneur ressortent clairement. L’aura bienveillante du regretté « Elf » Ronnie Jamie Dio plane (le rapide 'Not Just A Nightmare', 'Mountain Of Light'). On peut aussi reconnaitre une accointance avec Whitesnake ('Crossroad' et sa saveur bluesy). De nombreux titres bénéficient de l’excellent travail des duettistes de la six-cordes José Rubio et Javier García (le plage éponyme) et de l’énergique frappeur Andy C.

Outre les deux genres majoritaires, la formation varie les plaisirs. Le Metal ('Chased By Shadows') voire le power metal ('Vengeance' et ses multiples changements de rythmes) côtoient donc des passages plus calmes (la presque ballade 'A Distant Shore') ou plus sombres ('Girl, Don’t Listen To The Radio' et son riffing lourd). Comme à l’accoutumée, quel que soit le style, Ronnie est parfaitement à son aise. Balèze le gars.

Pour son premier skeud en solitaire hors reprises, Ronnie Romero avance encore d’une étape dans sa déjà très riche carrière. Avec cet excellent « Too Many Lies, Too Many Masters », il associe ses capacités vocales reconnues et une nouvelle facette de compositeur/producteur. On n’a pas fini de l’entendre, et c’est très bien ainsi.