Bien que « Backbone » s’appuie sur des bases très « classiques » du Hard Rock/Heavy metal mélodique, il n’en demeure pas moins une belle réussite pour Ronnie Romero.
Pas toujours simple de tenir le compte des projets ou groupes pour lesquels Ronnie Romero à prêter (Rainbow, CoreLeoni, Vandenberg) ou prête encore son concours (Lords of Black, Intelligent Music Project, Michael Schenker, The Ferrymen, Sunstorm, Elegant Weapons) depuis une bonne quinzaine d’années. Malgré ses multiples collaborations, le vocaliste a aussi trouvé le temps (depuis 2022) de se lancer en solo sous son blase.
A ce titre, le chilien a déjà fourni deux albums de reprises (« Raised On Radio » et « Raised On Heavy Radio »), un premier effort composé avec du matériel totalement inédit (« Too Many Lies, Too Many Masters ») et même un très récent skeud capté en public (« Live At Rock Imperium Festival »). En cette fin d’année, le prolifique meneur revient avec un quatrième opus en solitaire nommé « Backbone ».
Cette nouvelle réalisation fait toujours la part belle à des morceaux mêlant le heavy metal ('Black Dog', rien à voir avec Led Zep’) et le hard rock mélodique ('Keep On Falling' et son refrain fédérateur). On retrouve les racines musicales des 70’s et 80’s (Rainbow, UFO, MSG) chères à Ronald. Les chansons sont plutôt courtes (entre trois et cinq minutes) pour ne pas lasser l’auditeur. Comme il se doit, les guitares sont bien mises en valeur et les soli sont chiadés sans être trop démonstratifs ('Lonely World', 'Hideaway (Run)' avec une intervention inspirée de l’ex-Europe Kee Marcello pour le solo).
Les inspirations/influences vocales (Ronnie James Dio, David Coverdale et Glenn Hughes) assumées par l’hyperactif chanteur sont là aussi. Cela étant dit, entre puissance et technique, le quadra reste convaincant ('Blackbone'). Le natif de Santiago du Chili s’est vraiment impliqué pour y mettre sa personnalité (la ballade 'Lost In Time'). Outre de coproduire le disque aux côtés de son guitariste José Rubio Jimenez (qui s’est également chargé du mixage et du mastering), Ronnie a coécrit plusieurs chansons en collaborations avec Roy Z ou l’auteur-compositeur Russ Ballard.
Bien que « Backbone » s’appuie sur des bases très « classiques » du hard rock/heavy metal mélodique, il n’en demeure pas moins une belle réussite pour Ronnie Romero.