Délaissant les tourments d'une vie terrestre éprouvante, le duo formé par Etienne Sarthou et Pierre Duneau nous convie à une ascension vertigineuse. Avec "The Voyager Golden Banquet", Deliverance s’affranchit des frontières du Black Metal pour sculpter une œuvre totale, où le Sludge le plus lourd copule avec des visions psychédéliques et des éclats Noise.
Si "Neon Chaos" était le cri d'une âme oppressée, ce nouvel opus se déploie comme un paysage cinématographique immense. Dès l’ouverture avec ‘Hellisual’, on sent cette volonté de quitter le sol.
Le voyage est une épreuve : on se perd dans le labyrinthe de ‘Headspace Collapse’ avant de succomber à l’hypnose de ‘Turn On, Tune In, Drop Out’. C’est une odyssée tumultueuse, parfois terrifiante comme un vide sidéral, mais habitée par une quête de paix intérieure inédite.
Entre la fureur de ‘Chasing The Dragon’ et l'ancrage de ‘Ground Zero’, le groupe explore la dualité de l’existence avec ‘As Above, So Below’. Le point d’orgue de cette aventure reste le final dantesque en deux volets, ‘The Banquet part. 1’ et ‘The Banquet part. 2’, véritable invitation à se dissoudre dans l’inconnu.
Delivrance signe ici une quête de lumière absolue, une exploration sonore dont on ne revient jamais vraiment indemne. Captivant.