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The Manticore Tapes

FRED H
Journaliste

Motorhead

« Trésor perdu » pendant presque cinquante piges, ce « The Manticore Tapes » est tout de même plus intéressant qu’un énième live dont tout le monde se fout.
11 titres
Rock
Durée : 43:18
Sorti le 27/06/2025
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SANCTUARY RECORDS
Motörhead a officiellement été dissout le 29 décembre 2015, le lendemain de l’annonce du décès de son iconique meneur Ian « Lemmy » Kilmister. Pour autant, depuis lors, on a eu le droit à plusieurs skeuds Live (les dispensables « Louder Than Noise » et « The Löst Tapes Vol. 1 / 2 / 3 ») entrecoupés de rééditions augmentées de bonus tracks (« Bad Magic : Seriously Bad Magic », « Another Perfect Day 40th anniversary »).

En ce milieu de 2025, voilà que déboule « The Manticore Tapes », un « album inédit » et jusque-là « perdu » du célèbre bombardier musical anglais. Dans les faits, il s’agit d’enregistrements commis, en août 1976, au dit studio de Fulham (appartenant à Emerson, Lake & Palmer), par le trio d’alors (comprendre Lemmy, « Fast » Eddie Clarke et « Philthy Animal » Taylor) formé à peine un an plus tôt.

Durant ces sessions, les « Three Amigos » du rock ‘n’roll ont joués des morceaux qui apparaitront finalement sur le premier effort éponyme de 1977 et/ou sur « On Parole » (qui, bien que mis en boite en 1975, ne sera publié qu'en 1979). Notons d’ailleurs que deux compos ('The Watcher', 'Motorhead') avaient été composées par Lemmy à l'époque où il œuvrait dans Hawkwind. Les versions proposées ici sont donc des plages instrumentales ('Witch Doctor', 'Iron Horse / Born to Lose'), des premières moutures et des prises alternatives ('Leavin’ Here', 'Vibrator', …) de plusieurs des dits futurs titres.

Les précieuses bandes démos ont été restaurées par Cameron Webb, producteur américain notamment connu pour avoir produits tous les méfaits de Motörhead à partir de « Inferno » et jusqu’à l’ultime opus « Bad Magic ». On ressent plutôt bien ce côté brut et « chaotique » ('Help Keep Us on the Road') où le groupe se cherche tant sur la musique (et leur son) que vocalement. Étrangement, quelques chansons, pourtant annoncées comme « instrumental », ont tout de même les pistes de chant de Lemmy bien présentes (même si elles sont certes très lointaines dans le mix). Plusieurs bribes d’échanges/plaisanteries entre le futur Godfather of Heavy Metal (comme l’appelait James Hetfield) et ses deux compères ont aussi été conservées.

Si son charismatique leader ne nous avait pas quitté il y a presque dix ans (fin décembre 2015), Motörhead aurait fêter cette année ses cinq décennies d’existences. Vendu comme un « Trésor perdu » pendant presque cinquante piges, sans être un must-have pour autant, ce « The Manticore Tapes » est tout de même plus intéressant qu’un énième live dont tout le monde se fout. RIP Lemmy, Eddie et Phil.