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The Devil's Asylum

Blood Potatoe
Journaliste

Vicious Rumors

''The Devil’s Asylum'' est un délicieux bonbon rétro qui mêle heavy traditionnel et production moderne pour un plaisir d’écoute optimal.
11 titres
Heavy/Power Metal, Groove Metal
Durée : 45
Sorti le 29/08/2025
305 vues
Vicious Rumors fait partie de ces formations souvent appelées mais (presque) jamais élues pour causes diverses et avariées. Formé en 1979 par le guitariste Geoff Thorpe et le batteur Larry Howe, le combo de Santa Rosa, Californie, ne s’est pourtant pas économisé, alternant albums et tournées à un rythme assez soutenu. Mais trop d’instabilités niveau line-up ont plombé une carrière pourtant promise à exploser.

Ce quatorzième opus, qui succède au très correct ''Celebration Decay'' paru en 2020, voit donc l’arrivée d’un nouveau six-cordiste et du chanteur Brian ‘’Chalice’’ Betterton, qui s’avère une excellente recrue.

Dès l’introductif 'Bloodbath', speederie power metal, ce dernier fait montre de ses grandes capacités vocales, passant d’un registre rauque à des vocalises hauts perchées. Mettant son talent au service des morceaux, il nous renvoie au meilleur du heavy metal des glorieuses eighties, rappelant tantôt Biff Byford ('Crack The Sky In Half'), tantôt le Geoff Tate d’Operation Mindcrime ('Dogs Of War', 'Better Than Me').

Côté musique, le quintette a mis les petits plats dans les grands, les compositions se montrant toutes plus entrainantes les unes que les autres. Ici cavalcades rythmiques et riffs appuyés s’enchainent comme à la parade, rappelant le meilleur d’Accept ('High Hell Hammer' et ses chœurs virils) et du Def Leppard de High’N Dry ('Wrong Side Of Love', hymne fédérateur qui devrait cartonner en live).

Les Californiens s’en vont à l’occasion chasser sur le terrain du speed ('In Blood We Trust') et du thrash ('Butchers Block' et son riffing à la Metallica, 'Better Than Me'), sans pour autant rogner sur les mélodies. Ici les deux gratteux s’en donnent à cœur joie dans le tricotage de riffs comme dans les nombreux soli qui parsèment l’opus. Jamais démonstratifs, ces derniers jonglent entre efficacité pure et envolées débridées (le final de 'Bloodbaths') et trouvent toujours leur légitimité au sein des morceaux. En témoigne le morceau-titre qui vient clôturer cette cuvée 2025, feu d’artifice vocal mêlant Rob Halford et King Diamond et plus que généreux en descentes de manche. Une dernière piste qui donne envie de rejouer l’album.

''The Devil’s Asylum'' s’avère donc un excellent cru qui, dans un monde idéal, accorderait enfin au groupe une reconnaissance largement méritée pour services rendus à la cause Heavy Metal. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.