« The Burning Dawn », un album de haute volée qui, sans bénéficier de l'incroyable effet de surprise de « To Venomous Depths », permet d'affirmer les contours de l'univers musical de Cloak qui n'a rien perdu de son pouvoir de fascination
Formé en 2013 aux Etats-Unis, Cloak avait impressionné avec son premier opus, « To Venomous Depths', paru en 2017, qui offrait un mélange intéressant de Black Metal et de références Rock, avec quelques touches de Death qui a fait du bruit sur la scène américaine et a permis au groupe de s'attirer une attention bien méritée. Deux ans plus tard, « The Burning Dawn » se veut la continuation de leur oeuvre !
Les guitares de Max Brigham et Scott Taysom s'associent pour une introduction de toute beauté qui instaure une atmosphère riche dès les premières secondes de ‘March Of The Adversary' qui permet, aux amateurs du groupe, de pleinement se replonger dans l'univers du groupe, qui enchaîne directement sur ‘The Cleansing Fire', plus lourd et enlevé. ‘A Voice In The Night' offre des éléments tantôt assez classiques du Black, tantôt quelque chose qui tient bien davantage du Rock, avec un groove et une simplicité musicale qui se révèlent séduisants et entêtants ! C'est une proposition plus apaisée et franchement entraînante que Cloak propose avec ‘Tempter's Call', s'appuyant sur une belle puissance qui met en valeur le travail de bassiste de Billy Robinson.
Lancinant et sensible, ‘Lifeless Silence' est l'une des créations plus sombres de cet opus, et pourtant elle évite l'écueil de la lamentation douloureuse grâce à une composition intelligente et une performance, une nouvelle fois, très incarnée et sincère. Uniquement instrumental, ‘The Fire, The Faith, The Void' est une très belle expérience musicale qui se construit à chaque instant autour d'un travail de grande qualité des musiciens de Cloak qui mettent tout leur talent et leur coeur dans cette chanson qui regorge de détails riches de créativité ! Les amateurs du groupe pourront renouer avec les screams de Scott Taysom sur la démoniaque ‘On Poisoned Ground', soutenu par la rythmique implacable de Sean Bruneau.
« The Burning Dawn » est un album de haute volée qui, sans bénéficier de l'incroyable effet de surprise de « To Venomous Depths », permet d'affirmer les contours de l'univers musical du groupe qui n'a rien perdu de son mordant et qui continue d'offrir des morceaux complets et fascinants, à l'image des huit minutes de ‘Where The Horrors Thrive' qui laisse présager le meilleur pour la suite !