Ov Sulfur est une jeune formation américaine de Las Vegas dont le premier album, ''The Burden Ov Faith'', vient d’atterrir dans les bacs. Le quintette pratique un blackened deathcore que l’on pourrait rapprocher des bataves de The Monolith Deathcult.
Les hostilités démarrent avec un 'Stained In Rot' à l’intro blastée, suivie d’un break laissant à peine le temps de souffler avant un redémarrage en trombe précédant une nouvelle cassure de rythme. Ce schéma se reproduit d’ailleurs sur la plupart des titres, évitant ainsi une linéarité qui aurait pu nuire à l’écoute de ces 44 minutes de furie métallique.
L’alternance chant grave/aigu contribue également à la variété de l’opus, qui nécessitera malgré tout plusieurs écoutes pour en apprécier toute la teneur. Ce contraste vocal se montre particulièrement efficace sur 'I Apostate', où l’on croirait entendre le Dani Filth de la grande époque.
Si la musique reste majoritairement extrême, des claviers et arrangement discrets viennent en atténuer la violence, en témoignent l’interlude 'A Path To Salvation ?' et le passage au piano de 'Death Ov Circumstance'.
Le chant clair apporte également une touche mélodique à l’ensemble, qu’il s’agisse du single 'Earthen' ou de 'Wide Open' qu’Howard Jones, hurleur chez Light The Torch, vient colorer de son timbre particulier.
Les invités sont d’ailleurs légion sur cette galette, qu’il s’agisse d’Alex Terrible sur 'Befouler', de Taylor Barber sur 'Unraveling' ou de Lindsay Schoolcraft qui apporte une touche de féminité bienvenue sur le titre éponyme.
Si le côté hermétique du disque peut rebuter au premier abord, l’auditeur persévérant sera récompensé, au vu de la richesse musicale proposée par les Américains sur cette première offrande.