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Endless

Blood Potatoe
Journaliste

ov sulfur

Deuxième album et deuxième réussite pour Ov Sulfur, qui nous revient avec un concentré de deathcore symphonique varié et puissant.
10 titres
blackened deathcore
Durée : 46
Sorti le 16/01/2026
542 vues

Ov Sulfur est un combo originaire de Las Vegas formé en 2020 par le guitariste/chanteur Ricky Hoover, ancien membre de Suffokate. Pratiquant un deathcore teinté d’influences black, il avait marqué les esprits il y a deux ans avec ''The Burden Of Faith'', un premier long novateur et bien reçu par la critique.
Les Américains nous reviennent en ce début d’année avec leur nouvelle galette, un ''Endless'' qui n’a pas fini de réchauffer nos oreilles en ce début d’hiver frisquet.
'Endless/Godless' pose l’ambiance d’entrée de jeu avec son riffing lourd à l’ambiance pesante sur fond de chant caverneux. 'Seed' embraye aussitôt et fait monter la sauce d’un cran. Mêlant astucieusement ossature death, éléments symphoniques, vocaux black et break metalcore, cette seconde piste démontre l’appétence des musiciens pour les structures complexes.
La suite est à l’avenant avec ce mélange de violence maitrisée et de grandiloquence assumée. Chaque musicien semble donner le meilleur de lui-même dans un esprit de collaboration et de cohésion. Effort récompensé par une production claire et puissante signée Josh Schroeder qui permet de distinguer chaque instrument.
Les influences, nombreuses, sont bien digérées et rendues via des compositions travaillées, à l’apport personnel indéniable.
Si l’ombre de Dimmu Borgir plane sur certains passages symphoniques, 'Vast Eternal' s’adonne à une orgie sonore qui verrait Behemoth et The Monolyth Deathcult copuler sans vergogne pour un rendu aussi fou que réussi.
Quelques guests viennent s’illustrer sur l’album, à l’instar de Josh Davies (Ingested) sur le néodeath 'Dread' et de Johnny Ciardullo (Carcosa) sur l’orchestral 'Bleak'. Le groovy 'A World Away' fait une petite place à Alan Grnja, vocaliste de Distant.
Le quintette sait aussi ralentir la cadence jusqu’à proposer des passages écrasants portés par des infra-riffs qu’on croirait issus du dernier Ten56 ('Forlorn', 'Vast Eternal').
Plus surprenant, le combo s’aventure par deux fois sur le terrain de la power ballad tel que la pratiquaient les ténors de la scène rock/metal US au début des années 2000. Avec 'Wither' tout d’abord, qui offre une respiration bienvenue avant le vindicatif 'Evermore'. Puis avec le conclusif 'Endless/Loveless', qui n’est pas sans rappeler Creed, Staind et leurs amis. Et le pire (ou le mieux) c’est que cela fonctionne, les morceaux s’avérant de grande qualité et extrêmement convaincants.
Belle façon de refermer un opus varié, généreux et d’une grande maturité, qui saura récompenser les auditeurs les plus exigeants. En vous souhaitant la bonne année.