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Slave Machine

Blood Potatoe
Journaliste

Nervosa

''Slave Machine'' démontre une fois encore la puissance de feu et la maitrise technique d’un Nervosa plus burné que jamais. Sacré exploit pour un all-female band.
12 titres
Thrash Metal
Durée : 43
Sorti le 03/04/2026
88 vues

On ne présente plus Nervosa, quatuor 100% féminin originaire du Brésil et internationalisé au fil des années suite à de nombreux changements de personnel. Stabilisé depuis 2024, le gang des Amazones nous revient aujourd’hui avec sa sixième offrande, un ''Slave Machine'' particulièrement énervé.
Si l’égalité homme/femme reste un sujet de contestation dans bien des domaines, ici l’évidence s’impose. Nos demoiselles font aussi bien, voire mieux que certains combos masculins.
Et ce n’est pas 'Impending Doom', premier missile de cette cuvée 2026, qui prétendra le contraire. La courte intro tribale laisse vite place à un metal rageur dont les guitares abrasives et le chant hargneux ne peuvent que réjouir les amateurs de musique extrême.
'Slave Machine', aux doux relents de Kreator période ''Pleasure To Kill'', accélère la cadence et brutalise les esgourdes avec un plaisir sadique. Le chant râpeux de Prika décape comme du papier de verre, et se double sur les refrains pour un rendu des plus efficaces.
Les brulots thrash/death s’enchainent comme à la parade, ne laissant que peu de répit à l’auditeur, en témoigne le triptyque 'The New Empire/30 Seconds/Crawl For Your Pride', dont les rythmiques saccadées et über-accrocheuses témoignent d’une furieuse envie d’en découdre.
Si les donzelles frôlent souvent l’excès de vitesse, elles n’hésitent pas à ralentir le tempo pour donner à leurs compos plus de lourdeur.
'Ghost Notes' surprend par son côté écrasant et ses guitares mélancoliques, rappelant le Gojira de ''Magma''.
Le groove s’invite sur 'Beast Of Burden' via les parties de batterie de Michaela Naydenova que ne renierait pas Donald Tardy (Obituary).
'You Are Not A Hero' pourrait être le rejeton illégitime de Slayer et Biohazard par son sens du riff, ses murs de gratte sur le refrain et son chant à la limite du hardcore. Un titre conçu pour se casser la nuque et qui devrait faire son petit effet en live.
Si la violence prédomine, les Knock-outs (TNA style) n’en oublient pas pour autant la mélodie via de magnifiques soli, aussi courts qu’efficaces ('Learn Or Repeat', 'The Call'), ainsi que la présence de chœurs sur 30 Seconds, qui apporte un contrepoint bienvenu à la brutalité du morceau.
L’opus se referme sur un 'Speak In Fire' à l’ambiance inquiétante, où chant clair et solo typé eighties contrastent avec la tonalité sombre de la piste.
Navigant entre thrash et death, entre sonorités modernes et old-school, ce ''Slave Machine'' démontre une grande maitrise de Nervosa tant dans la composition que dans l’interprétation. Le Girl Power dans toute sa splendeur.