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Rivers Of Nihil

Blood Potatoe
Journaliste

Rivers of Nihil

Avec cet album éponyme, Rivers Of Nihil confirme son statut d’incontournable du death metal progressif
10 titres
Technical Death Metal
Durée : 50
Sorti le 30/05/2025
418 vues

Dans le petit monde du death progressif, rares sont les groupes à rallier à leur cause les non-adeptes du style. Trop technique pour les uns, trop déstructuré pour les autres, le genre confine quelque peu à l’hermétisme. Rivers Of Nihil, à l’instar d’une poignée d’autres, se veut l’exception qui confirme la règle et propose une musique complexe mais relativement accessible au non-initié.
'The Sub-orbital Blues', qui ouvre ce cinquième opus, corrobore ce fait via un mid-tempo accrocheur où chant clair et soli mélodiques posent une atmosphère détendue.
'Dustman' vient vite rappeler les fondements extrêmes du quartette, en mêlant riffs saccadés et blast-beats sur fond d’apocalypse sonore.
'Criminals', que l’on a pu découvrir sur scène lors du dernier passage des Américains à Paris, développe une puissance émotionnelle qui faisait défaut depuis le mémorable ''Where Owls Know My Name''.
La suite est à l’avenant, les compositions prenant l’allure de montagnes russes, les montées en puissance succédant aux descendes de manche et réciproquement. Growls et voix claires joutent en harmonie sur la majorité des pistes, brutalité death et plages progressives fusionnent en un maelstrom synthético-organique qui prend aux tripes. 'House Of Light', pièce riche et relativement concise, est probablement le titre qui incarne le mieux cette symbiose.
Bien évidemment, un album de RON ne peut se concevoir sans la présence de Patrick Corona, saxophoniste et fidèle collaborateur de la formation. Il vient, une fois encore, sublimer quelques pistes de son instrument ('Despair Church', le conclusif 'The Logical End').
Avec cet album éponyme, Rivers Of Nihil démontre une fois de plus sa capacité à marier technicité et émotion, violence et sensibilité, fureur et sérénité. On n’en attendait pas moins d’eux.