Alliant folk, techno et metal indus, ''Resodance'' réjouit par son sens du rythme, son côté dansant et sa puissance revigorante. Idéal pour attaquer l’hiver.
Deux ans après un ''Reset'' qui avait vu le sextette adoucir un peu son propos, Turmion Kätilöt nous revient avec son douzième album, un ''Resodance'' qui poursuit la mue effectuée sur l’opus précédent.
Mêlant avec entrain folk, indus et metal moderne, ce recueil de douze titres se veut très accessible sans pour autant perdre de sa puissance. Il faut dire que les Finlandais ont de la bouteille (sans jeu de mots) et savent comment séduire un nouveau public sans décevoir ses afficionados pour autant.
'Nostajat' ouvre les hostilités sur une note humoristique avant de plonger l’auditeur dans un chaudron de metal burné des plus entrainants. Une certaine froideur se dégage de ces riffs d’acier soutenus par des arrangements cliniques.
'Kunnioita' accélère le tempo et les coups de médiator pour un résultat des plus accrocheurs et très dansant. La frappe percutante de DQ accentue d’ailleurs ce sentiment alors que le chant de MC Raaka Pee, doublé sur les refrains, renvoie au Rob Zombie d’''Astro-Creep 2000''.
Cette tendance se poursuit sur une bonne partie du disque, le côté martial prenant souvent le dessus sur le reste ('Pöytäviinaa Ja Pimeitä' rappelle le 'Bück Dich' de Rammstein, les saillies rythmiques de 'Raivotarjonta').
'Näe Minut' joue la carte de la lourdeur via un tempo fort heavy et un accordage bas. Un chant féminin et une partie orchestrale finale viennent aérer cette pièce ultra plombée. 'Karma' et 'Amon-Ra' jouent dans une catégorie similaire, quoique plus pondérés dans leur interprétation.
'Hallelujah !' s’en veut l’exact contraire, composition lumineuse et très mélodique qui aurait légitimement sa place au prochain concours de l’Eurovision. Les lignes vocales sont des plus réussies et les guitares se mettent en retrait, laissant aux claviers une place de choix. Cette fusion rythme/mélodie se retrouve également sur les très immédiats 'Levolle Laske' et 'Teloitus', sans pour autant sacrifier à la facilité. Preuve de l’indéniable talent des musiciens.
Piste conclusive de cette douzième galette, 'In Our Dreams (to be continued 1)' s’apparente à un retour au calme après ce défouloir sonore. Débutant par un duo claviers/guitare en son clair, cette jolie compo privilégie le côté léger et aérien du chant et des six-cordes sans omettre quelques passages plus lourds, pour un contraste des plus réjouissants.
Dotée d’une production qui met en valeur les instrumentations et l’interprétation, cette cuvée 2026 s’avère extrêmement plaisante et l’anti-déprime idéal pour les longues soirées d’hiver.