Megaherz est un groupe allemand formé à Munich en 1993, et qui pratique un metal moderne flirtant avec l’électro-indus. Plus proche d’un Eisbrecher ou d’un Oomph ! que d’un Rammstein, le quintette associe puissance des guitares et mélodicité des claviers pour des compositions parfois easy-listening. Et ce n’est pas la doublette 'In Teufels Namen'/'Rabenherz', qui ouvre ce onzième opus des Bavarois, qui nous contredira : des couplets pop aux refrains metal, agressivité et mélodie s’accordent parfaitement sur des morceaux susceptibles d’être diffusés sur des radios rock.
'Engelsgesicht', premier single de cette cuvée 2023, enfonce le clou avec sa rythmique enjouée et son refrain qui rentre dans la tête pour ne plus en sortir. Un morceau qui devrait faire son effet en live à l’instar de l’autre single, 'Alles Arschlöcher'. Dynamique et groovy, cet hymne à tous les enfoirés de la Terre ne demande qu’a être repris par une foule en délire.
Sur 'Der König Der Dummen' et 'Menschenhasser', le combo se montre particulièrement agressif. Riffs heavy, rythmique martiale, chant grave, le frontman Lex vomit sa misanthropie et rappelle un certain Till Lindemann.
Mais les Teutons savent aussi se montrer plus délicats, en témoignent les ‘’balades’’ 'Kannst Du den Himmel Sehen' et 'Amnesie', ode à la mélancolie sertie sertie de claviers éthérés.
L’album se referme sur l’interlude piano/voix 'Ich Hasse (Epilog)' et le puissant mais délicat 'Auf dem Weg Zur Sonne', qui s’ouvre et se clôt par un duo piano/violon du plus bel effet.