Witchery, groupe formé par d'anciens membres de Satanic Slaughter en 1996 nous reviens avec son nouvel album « In His Infernal Majesty's Service ». La plupart des membres jouant dans d'autres groupes, depuis le début de sa carrière Witchery a du jongler avec les emplois du temps de chacun et de nombreux changements de personnels. Notamment aux postes de batteur et de chanteur. Nous pensons à ce pauvre Emperor Magus qui malgré une présence de 5 années auprès du groupe n'aura laissé aucune empreinte discographique, ce qui est assez dommage au vu des qualités du bonhomme lors des concerts.
Quand Witchery se rappelle à nous, on ne peut s'empêcher de penser que le groupe devrait être bien plus grand qu'il ne l'est, mais quand on a des membres de The Haunted et Arch Ennemy, il est difficile de faire monter un groupe qui passera toujours en second dans l'ordre des priorités. Il n'empêche que du coup pour les fans ayant reconnu dans ce groupe un fer de lance du trash bien violent, chaque sortie d'album est un petit événement. Et ce nouvel album n'échappe pas à la règle. Ce sixième opus marque le vingtième anniversaire du groupe de belle manière, la voix d'Angus apaisant toutes nos craintes d'entrée de jeux.
Le premier titre « Lavey Athan » est un régal de boucherie trashitoïde, ça riffe à tout va et vous met les tripes à l'air avec une efficacité confondante. Alors que « Zoroast » enchaîne avec un léger côté punk et bien direct. « Netherworld Emperor se présente avec un parfum de vieux Celtic Frost. La puissance du titre ne fait aucun doute et le groupe va à l'essentiel, comme il le fait généralement avec des titres courts et concis.
Witchery est comme un bon vieux trash avec les qualités de notre époque et ce n'est pas le puissant « Nosferatu » qui contredira cette constatation, ni « The Burning Of Salem » qui accélère le rythme pour laisser présager de nombreux pogos lors des shows à venir. « Gilded Fang » laisse le soin à Chris de prouver qu'il a toute sa place comme nouveau batteur du groupe avec une endurance physique à toute épreuve.
« In Warm Blood »pourrait être décrit comme le titre le plus posé de l'album mais chez Witchery, un morceau posé est plus « Ride The Lightning » que « Nothing Else Matter » si vous voyez l'idée. « Escape From Dunvallay » et « Feed The Gun » se veulent plus lourd avec une batterie bien carrée et un très chouette solo de guitare pour ce dernier.
Witchery enterre encore une fois de nombreux groupes du genre. Ce « In His Infernal Majesty's Service » est un mosh-pit dans votre salon (faite gaffe au chat quand même). Un album qui vous fait décoller les tympans dès la première note pour finalement vous laisser inanimé sur le sol à la fin du dernier titre.
Quand chaque retour discographique d'un groupe vous met à genoux comme le fait si bien Witchery, on ne peut que les aimer, où tout du moins, les respecter pour cette conviction profonde à la gloire du trash retranscrite et gravée sur une petite rondelle brillante que l'on insérera avec plaisir dans notre lecteur plus d'une fois.