Trois ans après "All heads are gonna roll", les bûcherons suédois reviennent en force avec un dixième opus qui ferait presque passer Slayer pour de la musique de chambre.
Trois ans après « All heads are gonna roll » (2023), les émissaires du death metal suédois Vomitory sont de retour avec « In death throes », un nouvel album de derrière les fagots. Dixième opus du groupe, ce dernier confirme le statut qu’a conquis le groupe avec le temps. Devenu une valeur sûre du death metal scandinave, le quatuor reste fidèle à lui-même avec un disque certes conventionnel mais ô combien efficace !
A l’écoute des premiers accords du morceau qui entame les hostilités musicales (« Rapture in rupture »), force est de constater que Vomitory n’est vraiment pas du genre à renier le style auquel il s’est dévoué corps et âme depuis sa création en 1989. A l’écoute de morceaux comme « For gore and country », « Forever scorned » ou « Wrath unbound », on constate avec une joie non dissimulée que les suédois ont fait le choix de rester dans la droite lignée du death metal old school nordique telle qu’elle a été tracée par des groupes légendaires comme Unleashed, Entombed ou Grave.
Certes, il n’y a rien de révolutionnaire dans le son actuel de Vomitory. On se croirait même revenu trente ans en arrière. Mais, à l’écoute du titre éponyme de l’album (« In death throes »), il est manifeste que le groupe a choisi de frapper fort. A grand renfort de blasts et de growls rageurs, les scandinaves démontrent leur professionnalisme.
La boucherie se poursuit inlassablement avec des titres comme le bien nommé « Cataclysmic Fleshfront », le très slayerien « Two and a half men » ou encore le mid-tempo « Erased in red ». Même si Vomitory sonne résolument death metal old school, on sent une influence indéniable du thrash sur certains titres.
Bien décidés à ne laisser aucun répit à nos pauvres esgourdes de mortels, les suédois persistent et signent avec le très speed « The zombie war general ». On croirait parfois attendre les débuts des valeureux polonais de Vader. Vient enfin le temps du bouquet final avec l’ultime morceau (« Oblivion protocol ») sur lequel il m’a semblé déceler des influences crust.
Au final, on ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de ce dixième opus composé au forceps même si l’originalité n’est clairement pas au rendez-vous, ce qui n’est pas à proprement parler un défaut mais le signe que Vomitory a choisi la constance au détriment de l’expérimentation !