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I Saw the World’s End – Hangman’s Hymn MMXXV

Blood Potatoe
Journaliste

Sigh

Avec ''I Saw the World’s End – Hangman’s Hymn MMXXV'', Sigh rend enfin justice à une œuvre précurseur mêlant habilement metal extrême et musique classique.
12 titres
Black/Avant-garde Metal
Durée : 44
Sorti le 13/06/2025
492 vues

Cette année, les Japonais Sigh soufflent (déjà) leur trente cinquième bougie. Pour fêter ça, le combo nippon a décidé de revisiter ''Hangman’s Hymn'', septième opus originellement sorti en 2007 et mêlant audacieusement thrashcore et musique classique pour un résultat malheureusement pas à la hauteur selon son géniteur, blâmant notamment une production trop faiblarde.
L’occasion lui étant aujourd’hui donnée de rendre son éclat à cette œuvre iconoclaste, le chanteur/claviériste Mirai Kawashima s’est entouré de Nozomu Wakai (guitare) et Mike Heller (batterie) pour mener à bien son projet.
Travail d’équilibriste s’il en est, le réenregistrement d’un disque peut s’avérer à double tranchant. Que les fans se rassurent, le pari est ici remporté haut la main, cette cuvée 2025 s’avérant probablement la plus brutale proposée par la formation.
La production emphatique signée Lasse Lammert apporte une nouvelle dimension aux compositions, donnant une ampleur inédite aux orchestrations. L’introductif 'Introitus/Kyrie' vient corroborer ce fait d’entrée de jeu, avec cette profondeur dans les basses et cette clarté dans les éléments symphoniques.
Le ‘’basique’’ 'Death With Dishonor' s’enrichit d’une batterie double tempo, d’un violon et d’une vraie trompette pour un résultat bien plus violent et symphonique que la version de 2007.
Le final 'Hangman’s Hymn/in Paradisum/Das Ende' brille par sa grandiloquence et prouve que Mirai Kawashima est un artiste doué, qui sait se donner les moyens de ses ambitions.
A l’instar du support blu-ray, qui permet de redécouvrir un film de façon inédite, ce réenregistrement sublime les compositions originales. Si l’on ajoute à cela le magnifique artwork d’Eliran Kantor, on peut légitimement évoquer ici une nouvelle œuvre, qui n’enlève cependant rien à son plus primitif prédécesseur.