Sanguisugabogg : derrière ce patronyme imprononçable et un logo illisible se cachent quatre sympathiques mélomanes issus de la paisible métropole de Colombus, Ohio.
Après deux longs formats, un live et une poignée de singles, les Américains nous reviennent avec ‘’Homicidal Ecstasy’’, collection de onze chansons débordant de joie et de foi en l’humanité.
‘A Lesson In Savagery’ ouvre le bal avec son intro cool et son riff massif avant que la batterie ne se mette à blaster à mi-parcours. Le chant d’outre-tombe de Dewin Swank vient encore alourdir un morceau déjà pesant, laissant l’auditeur terrassé à l’issue de ces 4’27 minutes.
Et ce n’est qu’un début, les autres compos étant à l’avenant, mélange de riffs ultra lourds et de parties rapides apportant une petite touche de légèreté bienvenue (le court ‘Hungry For Your Insides’)
On sent à plusieurs moments l’influence de Mortician et Disgorge, en témoignent les brutaux ‘Black Market Vasectomy’ et ‘Necrosexual Deviant’ mais aussi des relents de death US des années 90 à l’instar de ‘Proclamation Of The Frails’.
Aaron Heard, vocaliste de Jesus Piece vient poser son plus beau growl sur l’ultra saturé ‘Face Ripped Off’.
Plus étonnant, ‘Feening For Bloodshed’, alternance de tempi lents et véloces, pourrait être l’œuvre d’un Korn passé à la moulinette death/grind.
Contrairement à nombre de ses camarades du style qui misent tout sur la vitesse, le quator privilégie les ambiances lourdes et groovy, rendant ces 45 minutes immersives et assez digestes.
Côté textes, derrières ces titres aux allures de splatter movies, se dessine, non sans humour noir, une analyse des comportement humains les plus déviants, ainsi que le rapport à la mort (celui du chanteur notamment, sur l’étouffant ‘Mortal Admonishment’).
Un album léger aux textes joyeux qui ne manquera pas d’égayer la fête d’anniversaire de votre petite sœur.