5e album pour les italiens de Hell In The Club et nouvelle bonne surprise. Le groupe a réussi à moderniser un peu son style tout en gardant le côté racé et mélodique de sa musique.
Formé en 2009 par Davide MORAS ( chanteur d'Elvenking) et Andreas BURATTO ( bassiste de Secret Sphere), le groupe italien Hell In The Club poursuit son chemin et vient nous proposer son second album pour le label Frontiers, le cinquième de sa carrière.
Le groupe avait déjà commencé à s'éloigner un peu du hard /heavy des années 80 avec son précédent album "See You On The Dark Side" ( son plus gros succès à ce jour) et il continue ici dans la même veine. Le groupe définit lui même sa musique comme un mélange de hard rock classique et de sons modernes, de heavy metal et de chansons de fête, de rock’n’roll des années 50, et tout ce qui se trouve entre les deux.
Si l'album commence avec guitare accoustique et un morceau un peu plus "commercial" tel que "We'll never Leave The Castle" ( par contre toujours ce sens de la mélodie qui est un des points forts du groupe), la suite de l'album nous montre différentes facettes du groupe avec "Here Today, Gone Tomorrow" et son riff typique 80's qui nous rappelle que le groupe sait nous faire headbanger dès les premières notes, un "Mr Grouch" à l'énergie punk / Guns époque "Welcome to the Jungle", "Joker", une petite perle mid-tempo avec un excellent travail d'Andrea PICCARDI aux guitares ( membre d'un groupe de reprises de Toto). Andrea qui est un excellent guitariste plein de feeling et qui fait partie de la caste des guitar heroes; il mérite sûrement plus d'attention.
"Last Of An Undying Kind" est quand lui plus heavy, sur un tempo plus medium. Gros riff et mélodies imparables. A noter que la production de Simone MUCARONI est excellente et rend hommage à tous les musiciens du groupe.
"Lullaby For An Angel" est la balade de l'album : guitare accoustique, feeling, superbe solo, choeurs. Pas de soucis, le groupe maîtrise son sujet. Autant sur le côté heavy que sur le côté émotionnel. Et j'insiste sur la face mélodique toujours présente. " Nostalgia" est un peu plus électronique avec l'apport de claviers aux sonorités modernes. Un morceau tirant un peu sur le nu metal.
" Lucifer's Magic" est heavy avec une petite incursion par passages dans le metal symphonique ( surtout dû à l'utilisation des choeurs) . Un mix entre le "vieux" Hell In The Club avec son envie de proposer une version un peu plus moderne.
Hell In The Club fait partie de ces groupes injustement méconnus et mérite que l'on s'attarde un peu plus sur sa discographie intéressante. Pour tous les amateurs de hard/heavy mélodique, si vous n'avez pas encore succombé c'est le moment.