Tout juste un an après leur dernier méfait 'Crypt of the Devil', la bande à Chris Barnes revient avec un quatrième opus reprenant les grands classiques du heavy metal de ces 20 voire 30 dernières années. Après s'être attaqué à AC/DC, Deep Purple, Accept, Exodus, Black Sabbath et je vais m'arrêter là car la page ne sera pas assez grande, Six Feet Under offre cette fois-ci uniquement des reprises de Judas Priest et d'Iron Maiden. Tout bonnement appelé 'Graveyard Classics IV: The Number of the Priest', le titre choisi est déjà plus prometteur que les trois précédents "Classics" et la combinaison de l'album culte des britanniques 'The Number Of The Beast' avec Priest est du plus bel effet!
Qu'en est-il de la galette sachant que Barnes tend à produire des albums plutôt médiocres ces dernières années et que la série des "Classics" est loin d'avoir connu le succès attendu; les grands classiques des légendes du Heavy Metal ayant été plutôt massacrées....
Ici, le choix des artistes repris s'est limité à deux: cinq titres de Priest et six de Maiden retraçant très brièvement une carrière loin d'être achevée pour les deux protagonistes. Les grands classiques des légendes du Heavy Metal sont revisités à la sauce Barnes; nous y trouvons donc 'Night Crawler' (Pain Killer), 'Starbreaker' (Sin After Sin), 'Genocide' (Sad Wings Of Destiny), 'Invader' (Stained Class) et 'Never Satisfied' (Rocka Rolla) pour Judas Priest et 'Murders in the Rue Morgue' (Killers), 'Prowler' (Iron Maiden), 'Flash of the Blade' (Powerslave), 'The Evil That Men Do' (Seventh Son Of A Seventh Son), 'Stranger in a Strange Land' (Somewhere In Time) et 'Total Eclipse' (The Number Of The Beast).
Pour ma part et comme à l'unanimité des critiques des précédents "Classics", je suis loin d'être convaincu par ce quatrième essai dans ce registre. Fan de Judas Priest et d'Iron Maiden, les chansons originales sont tout simplement massacrées par le chant perfectible et manquant de puissance de Chris Barnes loin d'être à la hauteur de ce qu'il faisait du temps de Cannibal Corpse et des débuts de Six Feet Under. Heureusement que ses musiciens de session (Josh Hall à la batterie et Ray Suhy, Guitare / Basse) sont là pour relever le niveau car musicalement, il n'y a rien à dire. C'est bien joué, l'esprit d'antan est respecté, rythme, tempo avec un son un peu plus dur, normal Six Feet est sensé être un groupe de Death Metal!
Le mixage et la masterisation de l'album confiés respectivement à Jesse Kirkbride au Kirkbride Recordings (Cape Coral, Floride) et Alan Douches au West Westside Music y sont pour beaucoup dans la production sonore et artistique puisque l'on perçoit distinctement chacun des instruments et l'ambiance créée tendant à respecter l'univers de l'époque.
Cependant, un groupe de l'envergure de Six Feet Under, même s'il a perdu de sa superbe n'aurait-il pas dû reprendre ces titres version Death old school, plus accrocheur, plus heavy, plus catchy et ainsi offrir quelque chose de nouveau, une alternative à ce tout le monde connaît déjà? On assiste à une basique reprise de titres que tous les fans du genre connaissent mais en moins bien. Je vous garanti que les originaux sont bien plus puissants et impactants que ce que nous propose le combo américain.
Si vous voulez écouter du Priest ou du Maiden alors écoutez du Priest et du Maiden. Chris Barnes qui est une de mes idoles de ma période pré-adulte devrait arrêter de s'adonner à la majijuana pour nous donner moins de shit à écouter et arrêter définitivement sa série des "Classics". Tout juste la moyenne pour récompenser le boulot des musiciens et des techniciens. Pour le reste, passez votre chemin.