Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Grand Serpent Rising

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Dimmu Borgir

Après huit ans d’absence, les dieux du black métal symphonique norvégien Dimmu Borgir sont de retour dans l’arène avec un nouvel album très prometteur, plus que jamais orchestral et brutal à la fois.
13 titres
Symphonic Black Metal
Durée : 1 heure 9 minutes
Sorti le 22/05/2026
10 vues
Depuis une quinzaine d’années au moins, il est de bon ton dans le milieu des fans de métal extrême de se gausser du succès de Dimmu Borgir. Le groupe passe souvent pour une cohorte d’arrivistes, accusés (à tort) d’avoir « vendu » la cause du black métal pour faire de l’argent. Bien entendu, ce procès n’a pas lieu d’être et à l’écoute de leur dernier né, « Grand Serpent Rising », on ne peut que se résoudre à le dire haut et fort : Dimmu Borgir mérite plus que jamais le titre de groupe majeur de la scène black métal européenne !

Tout commence par une intro très théâtrale incluant des violons et des claviers, « Tridentium », qui nous transporte dans un univers à la fois beau et inquiétant. Il y a quelque chose de cinématographique dans ce morceau. C’est l’entrée en matière idéale pour pénétrer le monde infernal de Dimmu Borgir.

A peine l’intro derrière nous, la bande à Shagrath nous prodigue un morceau des plus agressif : « Ascent » est sans doute le titre le pus authentiquement black métal de ce nouvel opus. Il n’y a plus de doute possible : Nous avons bien passé la porte de l’Hadès !

Avec « As seen in the unseen », on plonge plus profondément encore dans ce cauchemar sonore qu’est « Grand Serpent Rising ». Il semble que le groupe soit définitivement passé maître dans l’art de l’orchestration et ce morceau est là pour nous rappeler !

Plus mid-tempo, « The Qryptfarer » est d’une beauté sombre et fascinante au même titre que le morceau « Ulvgjeld & blodsodel » qui fait figure d’hymne à la gloire du Prince des ténèbres. Avec ce titre, on passe encore un palier supplémentaire dans la dimension symphonique !

Entrecoupé d’arrangements acoustiques, le morceau suivant (« Repository of divine transmutation ») représente un tourbillon sonore où l’on oscille entre la fureur du black métal traditionnel et la grandiloquence d’un métal noir plus symphonique. Même verdict en ce qui concerne « Silk minnes en akymist ».

Moins rapide mais plus inquiétant, « Phantom of the nemesis » représente la bande-son idéale pour une enterrement de première classe. Par la suite, « The exonerated » commence comme un authentique morceau de true black norvégien des années 90 avant de dériver vers quelque chose de plus mélodique.

Plus guerrier, « Recognizant » est sans doute aussi le morceau le plus solide de l’album. Avec « At the precipice of convergence », on passe à des atmosphères plus aériennes et éthérées. Idem avec « Shadows of a thousand perceptions » qui finit de nous transporter dans un univers parallèle aux relents horrifiques, digne du monde souterrain dans le film « Cabal » de Clive Barker.

Véritable outro, le titre qui clôt ce disque, « Gjoll », berce l’auditeur de ses douces mélodies nocturnes. Après la tempête, place au calme !

Incontestablement plus brutal que son prédécesseur de 2018 (« Eonian »), ce nouvel opus de Dimmu Borgir est déjà un monument du black metal symhonique en même temps que l’album le plus abouti des norvégiens !