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Giants & Monsters

FRED H
Journaliste

Helloween

Un second opus en septette réussi.
10 titres
Power/Speed Metal
Durée : 50:39
Sorti le 29/08/2025
399 vues
Respectivement démissionnaires en 1989 et 1993, Kai Hansen et Michael Kiske ont finalement réintégrés Helloween en 2016, après s’être réconciliés avec leurs anciens comparses restés actifs. Assez logiquement, s’en sont suivis une énorme tournée (baptisée « Pumpkins United »), le quasi obligé skeud live témoin (« United Alive in Madrid ») ET, courant 2021, ce que beaucoup espérait, un disque studio (homonyme) à sept musiciens.

Quelques mois après un autre – et plus dispensable - album capté en public (« Live At Budokan »), les « Citrouilles (ré)Unies » reviennent avec « Giants & Monsters ». Ce second méfait en septette (et dix-septième opus du groupe) synthétise plutôt bien les quatre décennies de carrière du sympathique combo teuton (fondé en 1984). Se côtoient ici des speederies metal période « Walls of Jericho » ('Giants On The Run'), du fun façon « Dr. Stein » ('Savior Of The World', 'Under The Moonlight') ainsi que des morceaux aux accents progressifs ('Universe (Gravity For Hearts)', l’épique 'Majestic').

Hormis un ou deux morceaux vraiment en deçà (notamment l’AOR 'A Little Is A Little Too Much' cédant à une certaine facilité), il faut reconnaître que le reste est des plus efficace. A n’en pas douter, certains morceaux sont de futurs hits des Allemands. L’hymne en hommage à la capitale nipponne (le fédérateur 'This Is Tokyo') fera lever les poings l'air et s’époumoner les auditoires à travers le globe. Citons également la plutôt belle ballade ('Into The Sun')) qui permet au tandem Kiske/Deris de mettre en avant, avec émotion, leur complémentarité vocale.

Comme la fois précédente, avec trois six-cordistes dans le line-up, les joutes, soli et autres harmonies de guitares jumelles/triples sont nombreux. De même, avec aussi trois possibles chanteurs en postes, plusieurs duos et même deux trios vocaux (dont 'We Can Be Gods') sont proposés. Dans ce tourbillon, chaque fan de la formation d’outre-Rhin - quelle que soit son époque préférée (jusqu’au diptyque « Gardien des sept clés » pour ma part) - peut donc trouver son compte dans ce nouveau matériel (composé par messieurs Deris, Hansen, Gerstner et Weikath).

En quarante piges d’existence, Helloween a souvent fait évoluer son speed/power mélodique « made in germany » des débuts pour élargir son spectre musical. « Giants & Monsters » reprend différentes facettes appréciées par le combo allemand pour un rendu final plutôt réussi.