Originaire de Suède, DEAD LORD bénéficie d’une petite notoriété dans nos contrées, pour avoir il y a –déjà- 6 ou 7 ans, assuré les premières partie d’AUDREY HORNE et de VINTAGE CARAVAN. On notera également un passage chez nos amis nordistes du RAISMESFEST. Ils y ont fait la démonstration d’une certaine folie scénique.
Officiant dans un registre très marqué hard rock 70’s (et a fortiori lorgnant sans vergogne sur Thin Lizzy), c’est à la suite de leur quatrième album paru en 2020– avec un changement de personnel, suite au départ du guitariste Olle Endenström, qui vit Martin Nordin (également membre de LUCIFER, le monde est petit…) reprendre la guitare et confier la basse à Ryan Kemp – que le quartet vient se rappeler à notre bon souvenir, avec un EP 6 titres sorti en vinyl.
Présenté comme une continuité de « Surrender », la galette ne fait pas franchement preuve d’originalité dans son track-listing. Seuls le titre éponyme ( déjà présent en clôture de son prédécesseur) et la dernière piste (qui plaira aux suédophones : « I staden som aldrig slumrar till » soit « Dans la ville qui ne dort jamais », soit tout simplement…une reprise dans la langue du cru de « Letter from Allen St. », présent également sur « Surrender ») sont l’œuvres de nos quatre chevelus au look très « Motorhead ». Aucune nouveauté, donc…
On trouvera dans l’ordre d’apparition à l’écran les reprises suivantes :
-Une version un poil new-wave (ce son d’uni-vibe sur le riff…) du « Sleeping My Day away » des danois de D-A-D ;
-« Ace in the Hole » qui a le mérite de faire connaître le rock West Coast (bizarrement classé « Heavy metal » chez Wikipedia) des hippies californiens de Winterhawk;
-Une relecture Lynottienne de « Hands Down » (Moon Martin);
« Moonchild » de Rory Gallagher, dans une version moins twangy et plus "straight -to-the-point" ;
Bref, on oscille entre éclectisme mainstream et curiosités sorties du placard, avec toujours cette constante de l’esprit « Thin Lizzy » dans chacun des titres sélectionnés.
De fait, en y mettant par-dessus une production vraiment « à l’ancienne », sans fioritures et assez rêche, on se retrouve avec un disque qu’il ne faut pas voir autrement que comme un bonus au dernier véritable album de la bande d’Hakim Krim. La mise en son pourra rebuter les oreilles habituées à des productions plus actuelles et flatteuses, mais elle est compensée par une belle énergie dans l’interprétation. Plutôt bien balancé, mais pas indispensable cependant…