Avec ce plaisant EP « Boogie to Baja », Stöner nous offre là une savoureuse collation. Un plaisir coupable comme du rab de frites à la cantine. On va pouvoir tenir jusqu’au prochain disque longue durée. Ne tardez pas trop quand même les gars.
« Totally… », le second opus de Stöner (pour rappel, combo mené par les « on ne les présente plus » Brant Bjork et Nick Oliveri) est sorti en Mai 2022. Alors qu’ils étaient en studio pour mettre en boite ledit méfait, quelques mois plus tôt, nos deux gaziers et leur comparse batteur Ryan Güt en avaient profités pour enregistrer quelques morceaux en plus, « sait-on jamais » comme on dit.
En ce début 2023, le trio publie donc un EP 5 titres regroupant ce matériel inédit. Baptisé « Boogie to Baja », ce format court démarre sur une (auto) revisite – en instru et qui n’apporte pas grand-chose - d’un morceau du précèdent effort (renommée ici 'STÖNER Theme (Baja Version)'). Pour l’occasion, mister Mario Lalli, « figure » de la Desert Rock scene est de la partie à la guitare.
La triplette enchaine avec une sympathique reprise de Pink Fairies ('City Kids' écrite aux débuts des 70’s). Cette chanson - ici agrémentée d’une intervention de Greg Hetson (Circle Jerks, Bad Religion) à la gratte - est surtout connue pour avoir été déjà revue et corrigée par Motörhead sur « On Parole ». dites dinc les garcons, tant que vous étiez, pourquoi ne pas avoir également inclus les 1min25 de votre autre (et récente) cover de Lemmy & Cie ('R.A.M.O.N.E.S.', présente sur « Löve Me Förever Volume 1 : A Tribute to Motörhead » publié en aout 2022). Encore une question de droit probablement…
Pour le reste, pas de remplissages, mais du bon et du varié. Deux pistes généreuses affichent respectivement plus de sept et même dix minutes au compteur. Sur la première ('Night Tripper vs No Brainer'), on se délecte de tout ce qu’on aime dans le Stoner en général et chez nos lascars en particulier : son fuzzé si caractéristique, riffs hypnotiques, basse dynamique et bien mise en avant. Derrière leurs micros, Mister Cool et Nick « la barbichette » jouent au ping-pong vocal pour notre grand plaisir. L’autre pavé (la compo éponyme), totalement instrumental, n’est pas en reste. Ecoutez-moi cette rythmique de fou qui tourne en boucle. Quel groove infernal les amis.
Entre ces deux plages, nos étasuniens ont glissé une courte bombe des plus énergique, beuglée par Nick « j’aime être torse-poils » ('It Ain't Free').
Avec ce plaisant EP « Boogie to Baja », Stöner nous offre là une savoureuse collation. Un plaisir coupable comme du rab de frites à la cantine. On va pouvoir tenir jusqu’au prochain disque longue durée. Ne tardez pas trop quand même les gars.