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Astral Voyager - Volume 2

ALDO
Journaliste

Kal El

"Vers l'Infini et Au-Delà..."
6 titres
Stoner Rock
Durée : 43 Minutes
Sorti le 20/03/2026
45 vues

La Norvège n’a pas attendu la mission Artemis II récemment bouclée par nos amis amerloques pour envoyer des gens dans l’espace. Voire, ils vous emmènent bien plus loin que la capsule ORION et son petit tour autour de la Lune.
Bon, présenté comme ça, c’est un tantinet condescendant pour les quatre astronautes qui ont eu le mérite de faire cette petite ballade. Nonobstant, il existe effectivement un quintette du côté de Stavanger – le patelin de KVELERTAK – dont le Stoner psychédélique est nourri au lait de la Science-fiction.

Rien que par son blaze (qui est en fait le vrai nom de Superman) KAL-EL annonce la couleur. Et de fait, avec « Astral Voyager Pt.2 », ils clôturent une saga entamée l’an dernier avec… « Astral Voyager Pt.1 ». Le diptyque nous conte les aventures de Mica, une chasseuse de prime intergalactique qui paye le loyer de son vaisseau en nettoyant la galaxie de sa racaille. Histoire de corser l’affaire, elle doit composer avec un mystérieux consortium, appelé « Les Neufs » (aucun lien avec l’Académie du même nom…blague de boomer fan de JP Foucault), lequel consortium est obsédé par le contrôle et déterminé à contrôler la galaxie et tout le beau monde qui y habite.

De fait, chaque chanson expose un aspect de cet univers, développé par le frontman Ståle « Captain » Rodvelt, à la manière d’un Claudio Sanchez de chez COHEED AND CAMBRIA.
Mais là s’arrête la comparaison, le matériau sonore des vikings étant plus rugueux et porté vers le Desert Rock, le Doom et le Heavy Rock. Le son des norvégiens est en effet gras et grumeleux, gorgé d’une fuzz puissante qui évoque le grondement de moteurs de fusée, ou alors poussé dans ses retranchements, taquinant des sonorités carrément synthétiques.

On sent clairement l’ombre du Sabbat Noir dans des morceaux oscillant entre Heavy sur-plombé (« Pan », « The Prophecy ») et Doom inquiétant (« The Nine »). Ceci dit, ici ou là, KAL-EL agrémente sa tambouille de passages plus légers, franchement influencé en termes de sonorités par…le surf rock 60’s (« The Nine »), ou plus poppy et poétiques (« Juggernaut »).
Et puis il y a « Juno », qui happe l’auditeur dès le début de l’album, avec son chapelet de riffs efficaces et dansants. Son refrain rentre immédiatement dans la tête pour ne plus vous lâcher, faisant ainsi de ce single un hymne parfait pour faire chanter le public en concert.

Il y a bien quelques scories dans cet album. On pourra s’agacer de certains tics d’écritures dans les paroles (on bouffe du « Higher/Hiding in the Sky” à toutes les sauces) , et la fin du conclusif « Asteroid » pêche par une répétition ad nauseam d’un enchainement de deux power chords…
Mais au final, on ressort de l’écoute avec la banane, après un véritable voyage dans les étoiles, du fait de compositions gavées d’epicness. La longueur des titres, incompatible avec un quelconque passage en radio (en même temps, le jour où on entendra du stoner psyché à la radio, hein…) passe totalement inaperçue, et l’on sort à regret d’une écoute qui file à la vitesse de la lumière. Passez vite votre tenue de pilote, vérifiez votre blaster, et grimpez vite fait dans votre vaisseau : les étoiles vous attendent !!!