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Advent of the Human God

ANIBAL BERITH
Journaliste

Necronomicon

11 titres
Death Metal Epique
Durée : 39
Sorti le 18/03/2016
5416 vues
Ce groupe de Death Metal épique teinté d'influences Black Metal (ambiance, textes, corpse paint) fêtera ses 30 ans en 2018 et nous propose cette année, 2016, un cinquième album pour nous faire patienter!

Autant dire de suite que le trio canadien s'est surpassé en nous offrant une galette fort bien produite tant par les compositions que par le son. De la même envergure que des groupes tels que Deicide, Suffocation, Dimmu Borgir, Cradle Of Filth ou encore Morbid Angel, c'est à travers un Death Metal épique teinté de mélodie symphonique que le combo nous emmène dans son univers sombre et macabre.

11 titres sur près de 40 minutes sur lesquels Necronomicon montre tout son savoir faire en démarrant par une intro épique et puissante 'Into the Descent' dont nous avons hâte d'être au bout tant l'énergie dégagée par cette minute vingt en dit long sur l'avenir de cette galette! Et en effet, sans transition, 'Advent of the Human God (The Heart of Darkness)' offre un plan Black affirmé bien que la voix principale reste Death. Ce mélange est du plus bel effet puisqu'il offre à la composition quelque chose de terrifiant tout en sachant conserver épisme, symphonie par une mélodie puissante et brutale. Le trio ne donne aucun répit à son auditeur en enchainant vers 'Necronomicon - The Golden Gods (The Blood of Ages)' par des blast beat dévastateurs. Les riffs sont plus rapides, le morceau est clairement orienté Death sans arrangements épiques. On est sur une composition plus brute de décoffrage dans une ambiance s'assombrissant au fil du temps.

Avant de continuer à nous tabasser, les canadiens savent introduire quelques intermèdes comme savait le faire si bien Morbid Angel sur ses albums. Ainsi 'Okkultis Trinity', 'Gaia' et 'Innocence and Wrath (Celtic Frost cover)' sont de cette trempe manière de calmer les tympans et de soulager les cervicales mais n'offrent pas pour autant du repos. En effet, la caractère épique de ces trois compos traduisent une ambiance puissante, inquiétante voire terrifiante.

Les autres titres de la galette sont particulièrement inspirées Death. 'Unification of the Four Pillars' propose des riffs gras et assassins et met en valeur la basse de Mars dans une ambiance glauque inspirant la peur, sensation appuyée par le growl caverneux de Rob. Puis c'est un aller simple pour l'Egypte avec 'Crown of Thorns'; en écoutant, on voit presque les pyramides mais on est rapidement remis dans la sombre réalité de Necronomicon qui continue de plomber l'atmosphère à coup de riffs plus heavy ici et toujours quelques arrangements symphoniques donnant du volume au titre. L'atmosphère me rappelle 'Testimony Of The Ancients' de Pestilence...

'The Fjord' et sa courte intro à l'acoustique est un titre très lourd et dérangeant d'autant que le growl de Rob se veut plus profond et gras à la David Vincent et que les quelques riffs dissonants accentuent l'effet inquiétant de la chanson. Il en sera de même avec 'I Bringer of Light' qui de part sa mélodie lancinante est plus pénétrante en respectant un univers old school à l'atmosphère sordide.

Pour clore cette oeuvre, 'Alchemy of the Avatar' propose tout le panel des canadiens: riffs dissonants, mid tempo lourd avec double caisse pour marteler l'auditeur, ambiance Black avec cours passage grind sur blast beat obligés. Interlude au piano à mi-parcours inquiétant. Growl terrifiant. Ce dernier titre est vraiment Black/Death et le mix des 2 est fait sans fausse note si bien que le caractère épique donne une puissance à ce final réussi poussant l'auditeur à refaire play!

Un cinquième album réussi avec une grande maîtrise des genres du metal extrême en mariant avec harmonie brutalité et symphonie dans une atmosphère épique sans tomber dans la facilité de faire une musique accessible et commerciale. Necronomicon garde son identité en diffusant un Death Metal certes mélodique mais exigeant par son côté lugubre.

Anibal Berith.