Il y a des rendez-vous que l’on finit par ne plus attendre, et pourtant, le destin finit par les remettre sur notre route. Trente ans après avoir marqué les esprits avec le premier volet, les maîtres du métal progressif allemand reviennent à l'épure avec "AcCult II".
Un voyage hors du temps :
L’album s’ouvre sur ´Far Off Grace´, et d’emblée, la magie opère. Ce qui frappe, c'est cette chaleur immédiate. Là où le groupe nous a habitués à des structures complexes, on découvre ici une mise à nu fascinante. Les arrangements de Stephan Lill enveloppent la voix d'Andy Kuntz d'une lumière tamisée, transformant ´Holes In The Sky´ en un moment de pure poésie.
L'art de la réinterprétation :
Le groupe ne se contente pas de jouer ses classiques plus calmement. Des morceaux comme ´The Ghost Experiment´ ou l'incroyable ´Postcard To God´ trouvent une nouvelle respiration, plus introspective, révélant la force mélodique brute de leurs compositions.
Côté reprises, le quintet s'approprie deux monuments :
* ´Boat On The River´: Une relecture de Styx qui colle parfaitement à l'exercice acoustique. * ´Nothing Else Matters´ : Le classique de Metallica, ici habité par une solennité qui donne des frissons.
Un final en apesanteur :
La surprise de cet album réside aussi dans ´Healing Tree´ et, surtout, la conclusion magistrale sur ´You Fly´. La présence du saxophone de John Helliwell apporte une texture veloutée et une émotion organique qui vient clore l'écoute en beauté.
Verdict :
Avec "AcCult II", Vanden Plas prouve que son identité ne repose pas sur le volume, mais sur la qualité de son écriture. C'est un album captivant, intime et d'une justesse rare.