Un album qui s’écoute avec un réel plaisir , cependant BIG CITY gagnerait à varier un peu plus son propos et aérer ses compositions afin de gagner en efficacité
Après un « Testify » très réussi sorti en 2021 , BIG CITY revient cette année avec leur 4ème album " Sunwind Sails" ( le 2ème chez Frontiers Records).
L'artwork particulièrement sublime a été confié au talentueux Giannis NAKOS ( Kamelot , Evergrey , Amaranthe ...)
Les membres du groupe s’appuient sur un solide background musical et présentent avec ce quatrième opus une série de titres puissants , évoquant Pagan's Mind, Cloudscape , Jaded Heart , Warrant...Il s'agit d'une proposition musicale très personnelle reflétant leurs larges influences et expériences .
Pour rappel BIG CITY a été initié à l'origine par le guitariste et compositeur Daniel OLAISEN . L’objectif étant de mettre en lumière ses riffs et idées (influencés par le métal des années 80) stockés au fil des ans . En second guitariste nous retrouvons Frank ØRLAND, qui a également joué avec Daniel dans Scariot (groupe de Prog/Thrash/Heavy comprenant des membres de Communic et Spiral Architect . A la batterie, Frank NORDENG RØE (Withem , Maraton , batteur de session pour CIRCUS MAXIMUS et LEPROUS) . Au chant , Jørgen BERGERSEN arrivé sur leur précédent album « Testify » , a quant à lui fait ses armes dans un groupe de reprises d’Europe , ce qui vous donne une idée assez précise de son style vocal…
En proposant une musique certes nostalgique mais pas surannée , BIG CITY évite les engluements de synthés et autres atermoiements sirupeux .C’est clairement de métal mélodique puissant , vigoureux et calibré pour le headbanging dont on parle ici.
L’album débute avec le titre ' I’m Somebody ' , véritable pépite mélodique développant de nombreuses atmosphères , ce morceau est pour moi le meilleur titre de cet album ! Ce refrain colle au cerveau et la partie solo est dantesque. Très bon choix comme 1er single ! On enchaine avec ' Sons Of Desire ' morceau très énergique dont le pré refrain m’évoque SKID ROW et WARRANT . Rien à dire c’est efficace et ça passe tout seul.
' Human Mind ' et ' Collin’s Looking For A Hideaout ' bénéficient tous les deux d’une belle entame en matière grâce à un très bon travail des guitares et des atmosphères très travaillées . On flirte ici avec le Metal Progressif, en effet ces 2 titres de part leur approches rythmiques et harmoniques me rappellent le talentueux groupe de metal progressif Norvégien Pagan's Mind .
Il convient de souligner les parties de chant très impressionnantes de Jørgen BERGERSEN qui navigue entre envolées lyriques et approche agressive avec une facilité déconcertante.
C’est d'ailleurs dans cette direction et cette approche plus progressive que BIG CITY affirme tout son talent.
' Diamonds In the Rough ' démarre par de superbes arpèges (que n’aurait pas renié Jeff WATERS d’ ANNIHILATOR) , suivi d’une ligne mélodique très addictive faisant de ce morceau un des titres les plus catchy de l’album .
' Now ' est un titre trop évident à mon goût , une mélodie mille fois entendue et un riff de guitare assez creux viennent gâcher ce très bon début d’album .
' After The Raid ' relève le niveau avec ce riff de guitare évoquant intelligemment le ' Bark At the Moon ' de maître OZZY .
L’album se termine avec ' Sunwind Sails ' , ' Silver Line' et ' Sparks Of Eternity ' , 3 titres dénués de surprises en raison d' une approche rythmique redondante, tout particulièrement sur les couplets que l’on pourrait interchanger sans difficulté avec d’autres morceaux de cet album. Au regard du pedigree des musiciens et à l’image du titre d’ouverture , je m'attendais à plus de versatilité et de subtilité dans le songwriting . Après ce début d’album tonitruant , il est vrai que l'attente était élevée ! Une tracklist dispatchée différemment aurait peut être amélioré le ressenti global ...
En définitive , BIG CITY gagnerait à varier un peu plus son propos et aérer ses compositions afin de renforcer son potentiel attractif.
Mention spéciale à Jørgen BERGERSEN qui confirme tout son talent sur cet album!