Après les singles salués par la critique 'Designed Despair', 'Darkest Self' et 'Frameworker', les visionnaires danois du métal moderne RAUNCHY dévoilent 'Frostbite', quatrième single accompagné de son clip, extrait de leur très attendu nouvel album ''Prisoner''.
Mêlant riffs écrasants, sonorités électroniques cinématographiques et mélodies aériennes à la double identité vocale si caractéristique du groupe, ce morceau révèle une nouvelle facette de la profondeur émotionnelle de l'album. Il explore le cycle dévastateur des violences psychologiques et l'attraction presque addictive qu'exercent les relations toxiques. Sombre, immersif et intensément mélodique, 'Frostbite' démontre une nouvelle fois pourquoi Raunchy demeure l'un des groupes les plus singuliers et innovants de la scène métal.
À propos du morceau, le groupe explique :
'' 'Frostbite' dépeint le cycle obsédant de la maltraitance sous la forme d'un amour à la fois enivrant et destructeur. Peu à peu, on devient émotionnellement insensible, prisonnier de schémas de souffrance, d'engourdissement et d'un désir permanent de retrouver une chaleur affective qui ne se concrétise jamais vraiment. Au final, cette chanson illustre cette étrange dépendance à un paradis amer, où la souffrance devient familière et où le cœur reste figé entre le désir et le désespoir.''
Il existe un type de silence très particulier qui entoure un groupe lorsque plus personne ne sait vraiment s'il a définitivement disparu ou s'il est simplement en sommeil. Pour Raunchy, ce silence a duré près de dix ans... avant d'être enfin brisé.
''Prisoner'', le septième album studio des Danois, paraîtra durant l'été 2026 chez Mighty Music, le même label qui avait publié leur tout premier disque en 2001. Un véritable retour aux sources dont le groupe est pleinement conscient.
''Cela nous semble naturel de revenir chez Mighty'', explique le batteur Morten "Molle" Toft Hansen. ''Nous avons travaillé avec Nuclear Blast, Lifeforce et Massacre au fil des années, mais revenir auprès des personnes qui ont cru en nous dès le début a quelque chose de très spécial. Elles comprennent parfaitement ce qu'est Raunchy.''
Pour les fans de longue date, cela résume presque toute l'histoire du groupe. Raunchy a toujours été difficile à classer : trop mélodique pour les puristes du death metal, trop lourd pour les radios, trop porté sur les synthétiseurs pour les amateurs de metalcore, et trop centré sur les riffs pour être catalogué comme un simple groupe de métal industriel. ''Prisoner'' ne cherche pas à résoudre cette contradiction : il l'assume pleinement.
Les premières prises de batterie remontent à 2021. Une courte vidéo publiée sur Facebook montrant Molle derrière ses fûts constituait alors le premier signe de vie du groupe depuis près de sept ans. La suite s'est construite lentement, morceau après morceau, entre les emplois de chacun, la vie de famille et une pandémie qui n'a facilité la tâche de personne.
''Cet album a pris le temps dont il avait besoin'', explique Jeppe Christensen, claviériste et chanteur. ''Nous n'avions aucune échéance, aucun label nous mettant la pression. Nous avons simplement continué à écrire jusqu'à ce que chaque morceau nous semble juste, en éliminant tout ce qui ne fonctionnait pas. Je pense que cela s'entend : il n'y a aucun titre de remplissage sur cet album.''
Le producteur Jacob Hansen, qui accompagne presque tous les albums de Raunchy depuis Velvet Noise, est revenu aux commandes de ''Prisoner''. Une collaboration qui fonctionne toujours aussi bien, tant il connaît l'ADN du groupe.
Le chanteur Mike Semesky, arrivé en 2014 pour ''Vices.Virtues.Visions''., décrit le processus d'écriture comme une véritable thérapie :
''En douze ans, il s'est passé énormément de choses. Des gens se sont mariés, d'autres ont perdu des proches, et le monde est devenu encore plus étrange. ''Prisoner'' parle de tout cela : être prisonnier de son propre esprit, de ses habitudes, du temps lui-même. Mais ce n'est pas un album déprimant. C'est un album de résistance.''
Si ''Vices.Virtues.Visions.'' était sans doute l'album le plus riche émotionnellement de Raunchy, ''Prisoner'' est incontestablement le plus cinématographique.
Les nappes de synthétiseurs sont plus imposantes, les refrains plus accrocheurs et les passages les plus lourds encore plus puissants.
Le premier single, 'Designed Despair', dévoilé début 2026, donne parfaitement le ton : des refrains grandioses qui s'entrechoquent avec des cassures industrielles, tandis que les deux chanteurs se répondent davantage comme dans un dialogue que dans un simple duo.
Parmi les influences revendiquées figurent aussi bien les premières amours industrielles du groupe (Fear Factory, Strapping Young Lad) que les musiques de film modernes, le Ghost de la période récente et, comme l'avoue en souriant Jeppe : ''une bonne dose de synth-pop des années 80... même si nous ne l'admettrons jamais officiellement !''
Raunchy ne promet pas de sortir un nouvel album dans deux ans. Ce n'est tout simplement pas leur manière de fonctionner. En revanche, le groupe promet de retrouver la scène, et l'énergie qui entoure ce retour semble différente d'une simple reformation nostalgique.
''Nous ne cherchons plus à courir après quoi que ce soit'', conclut Molle. ''Nous avons réalisé l'album que nous voulions faire. Si le public répond présent, ce sera un cadeau. Et si ce n'est pas le cas, nous aurons malgré tout un disque dont nous sommes fiers.''
Douze années se sont écoulées entre deux albums. Le même groupe est toujours là. Sans la moindre excuse.
''Prisoner'' sortira le 14 août 2026 chez Mighty Music, en plusieurs formats : double vinyle splatter en édition gatefold limitée à 500 exemplaires ; CD ; formats numériques.
Les 250 premières commandes effectuées via Targetshop ou Bandcamp recevront également un patch exclusif.
Formation
Jesper Kvist – basse
Morten Toft Hansen – batterie
Jesper Andreas Tilsted – guitares, claviers
Lars Christensen – guitares
Jeppe Christensen – claviers, chant
Mike Semesky – chant