LONE SURVIVORS sort son nouveau single 'Kér Anmaré', un titre où le metalcore se met au service de la mémoire de l'esclavage. Le morceau est disponible dès maintenant sur l'ensemble des plateformes de streaming.
Avec cette nouvelle composition, le groupe confronte l'héritage des musiques traditionnelles à la violence du metalcore actuel, pour aboutir à un propos qui dépasse largement son point de départ. Pensé comme un exutoire à vivre ensemble, 'Kér Anmaré' est présenté comme un tournant dans le parcours de LONE SURVIVORS, celui d'une formation arrivée à maturité sur le plan artistique.
L'ambition du morceau ne se limite pourtant pas à la technique : elle tient d'abord à un travail de mémoire, tourné vers le Maloya. Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et indissociable de l'identité de La Réunion, ce genre est né dans la souffrance et le secret, porté par les esclaves des plantations de l'ancienne île Bourbon. Bien plus qu'une expression musicale, il servait alors à résister, à dire la révolte et à garder le lien avec les ancêtres pour supporter les fers et le travail forcé.
LONE SURVIVORS rejoint ainsi un mouvement plus large : le rapprochement du metal et des musiques traditionnelles s'impose aujourd'hui comme l'une des voies les plus fortes pour faire vivre et transmettre des cultures qui ont parfois subi l'oppression.
Le groupe déplace enfin ce récit vers la science-fiction, dans un univers visuel et thématique de nature transhumaniste. Ici, le captif ne débarque plus d'un navire négrier sur les roches noires réunionnaises, mais d'un engin spatial sur une lointaine planète minière. Ses entraves ont pris une forme cybernétique, sans rien changer à l'essentiel : la soif de liberté et la capacité de l'être humain à tenir bon traversent les époques.