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BRUTUS: Nouvel album ''Burst'' pour le 3 février!

Rose De Lacfeld
Journaliste
Metal / Rock / Psyché
Créé le 19/01/2017
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La devise du groupe louvaniste Brutus ? Trouble comes in threes. Et ce trouble, le trio de plomb le cherche à grand renfort de guitares sinistres, rythmiques implacables, lignes de basse incendiaires et voix éthérées.

Après avoir ravagé toutes les salles belges en deux ans - ils se sont taillé une réputation live en béton armé -, Brutus pond enfin sa première galette : « Burst ».

Un opus épastrouillant avec onze titres de grand calibre, à la croisée du post-metal, du punk, du shoegaze et du hardcore. « Justice De Julia II » incarne à la perfection le style Brutus : la voix délicieusement âpre de la chanteuse et batteuse Stefanie Mannaerts vient se poser sur un fond bien râblé de guitares doom atmosphériques et de batterie qui cogne. Brutus est brutal, Brutus est colossal - attention, grosse claque en perspective !

Brutus, c'est une pluie de météorites sonore. Ce trio de Louvain, en Belgique, commet un punk stratosphérique comme aucun autre groupe.

Chez eux, les guitares planantes du shoegaze sont balancées à des vitesses de punk hardcore, la batterie galope comme un cheval sauvage, et la percusionniste / chanteuse Stefanie Mannaerts nous offre un chant des plus incroyables, capable de passer du mélodique au plus enragé en une fraction de seconde.

Avec la construction du post-rock, les dynamiques du black metal, l'énergie du hardcore, et le sens de la mélodie de la pop, Brutus, avec son premier album Burst, réussit à faire le lien entre Slayer et Savages, The Smiths et Slowdive, Dillinger Escape Plan et Deus – et tout ça à trois.

Pour s'en convaincre, il suffit de jeter une oreille à ‘March', morceau d'ouverture de l'album et décharge mélodique de pure énergie metal, qui rappelle l'effervescence musicale d'un At The Drive-In au sommet de son talent, ou encore le rugissant premier single ‘All Along', dont le rythme prouve que Brutus sait aussi écrire des hymnes gargantuesques. Ailleurs, ‘Looking For Love On Devil's Mountain' se montre incroyablement mélodique, tandis que la dernière piste de l'album, ‘Child' est d'une beauté glaciale.
spective !


Brutus commença sa carrière en jouant un hardcore hommage à Refused, jouant régulièrement l'album The Shape Of Punk To Come en intégralité dans des concerts tribute. C'est quand la percusionniste Stefanie se pointa à une audition pour jouer une version parfaite, à la note près, de l'album entier, qu'ils ont su qu'ils tenaient là leur arme secrete. \'\'J'avais entendu parler d'elle avant de la voir jouer\'\' se souvient le bassiste Peter Mulders . “Tout le monde me disait que je devais absolument voir cette fille à la batterie, qui mettait tout le monde à l'amende. Ce qu'elle fit. Son talent est incroyable. Personne ne s'y attend..”

Quand Refused, déjouant tous les pronostics, décida de se reformer, il était temps pour Brutus de voler de ses propres ailes, et de s'aventurer dans une toute nouvelle direction, jusqu'alors jamais explorée par Stefanie, le guitariste Stijn Vanhoegaerden, et Peter.

Trouver un chanteur se révéla impossible, mais ayant entendu ses qualités, Stijn et Peter se relayèrent pendant plusieurs semaines, en suivant le modèle du good cop/bad cop, pour convaincre Stefanie de prendre le micro. Le résultat est moins l'apparition d'une chanteuse à proprement parler, mais plus d'un instrument supplémentaire dans leur musique, avec une voix qui rappelle tour à tour Cedric Bixler, Rachel Goswell, Geddy Lee, Perry Farrell ou Brody Dalle, sans jamais sonner comme aucun d'entre eux.

“Nous n'aimons pas forcément la même musique\'\' explique Peter. \'\'Stefanie aime le black metal, Stijn adore The Smiths et Bruce Springsteen, et moi j'écoute de tout, de Kanye West à The Weeknd en passant par NOFX. La manière dont nous jouons ne marche pas forcément individuellement, nos goûts s'opposent souvent, mais il y a une alchimie quand nous écrivons tous les trois ou mettons le pied sur une scène.”
Pendant les années 2014-2015, c'est justement ce qu'a fait Brutus, donnant une centaine de concerts et publiant un triptique de singles, publiés en 7\'\', et enregistrés le temps d'un week-end. 333 copies, numérotées à la main, DIY, quoi. Ces premiers singles rappellent les textures de My Bloody Valentine et la lourdeur de Cult Of Luna, avec cependant un sensibilité plus punk.

En 2015, le groupe n'ayant aucun concert de prévu pour le Record Store Day, Brutus décida de lancer son Tattoo Store Day, pendant lequel les fans pouvaient acheter leurs disques et se faire tatouer en même temps dans le studio d'un de leurs amis – avec une bonne dose de whisky. Si vous croisez des gens du côté de Louvain, Anvers, Gand ou Bruxelles avec des logo un peu cryptiques sur le bras, pas d'inquiétude, donc. \'\'Ce qui n'était qu'un truc un peu marrant à faire se retrouve enseigné dans les écoles de musique comme l'exemple d'un très bon marketing !\'\' rigole aujourd'hui Peter.

En april 2016, Brutus allait faire un tour du côté de Vancouver pour enregistrer Burst, en se disant que rester en Flandres finirait irrémédiablement de la même manière – à faire la fête et ne pas enregistrer.

Bien leur en a pris. Burst est un album de son temps. Exaltant. Colossal. Une expérience sonore unique.



TRACKLIST

1- March

2- All Along

3- Not Caring

4- Justice de Julia II

5- Drive

6- Bird

7- Crack / Waste

8- Looking for love on Devils Mountain

9- Horde II

10- Baby Seal

11- Child



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