À première vue, l'endroit semble paisible : une cabane en rondins nichée au cœur du Hardangerfjord, dans l'ouest de la Norvège.
Un lieu calme, entouré par la majesté époustouflante de la « reine des fjords ». Difficile d'imaginer que c'est là qu'est née une union féroce entre le death metal et le jazz, un son qu'AGABAS appelle le deathjazz... tout un programme...
Ce groupe norvégien composé de six musiciens vient de signer avec Mascot Records, qui sortira, le 5 mars prochain, une édition Deluxe de l'album "Hard Anger". Le groupe va également assurer la 1ère partie d'Avatar en Europe, mais pas en France...
AGABAS dégoupille sa musique sans compromis, où des breakdowns impitoyablement accordés au plus bas entrent en collision avec des lignes de saxophone sauvages et implacables qui refusent de jouer un rôle secondaire.
Les blast beats déferlent, la basse gronde comme une terre en mouvement et les voix gutturales hurlées en norvégien sont projetées à la face de l'auditeur. L'influence de Meshuggah, The Dillinger Escape Plan et Gojira est indéniable, mais celle de l'intensité libre de John Coltrane, Ornette Coleman et Miles Davis l'est tout autant...
C'est clair nous sommes en présence de quelque chose de distinctif, d'indomptable, souvent inattendu et entièrement unique, qu'il est même parfois bien compliqué de décrire...
Malgré toute la férocité qui se dégage de ses compos, AGABAS rayonne par une présence étonnamment accueillante et un indéniable sens de l'humour. Une autodérision que le groupe a partagé à travers une série de vidéos Instagram et TikTok, filmées lors de ce séjour dans cette cabane, qui ont généré plus 1,6 million de vues.. C'est à ces spectateurs curieux que les musiciens ont commencé à expliquer ce qu'est le deathjazz...