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Ultra Vomit : La grande messe du Métal Parodique

«On savait que la soirée allait être riche en protéines et en absurdités, mais rien ne prépare vraiment à un concert d'Ultra Vomit.»
CELINE DEHEDIN
Journaliste
Death Metal/Grindcore (early), Various (later)
13/02/2026
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Dans une salle chauffée à blanc, le groupe de Nantes a une nouvelle fois prouvé qu'on pouvait être des musiciens d'exception tout en chantant des odes aux appareils sanitaires.

Une entrée en matière... spongieuse :

Le show démarre sur les chapeaux de roues avec ‘Évier Métal’, transformant immédiatement la fosse en un champ de bataille joyeux. Très vite, les classiques s'enchaînent : le cri de ralliement de Rico le coq précède les saveurs japonisantes de ‘Takoyaki’. Mais c'est avec Sonde de bite et l'hymne canin ‘Chien géant’ que le niveau de grand n'importe quoi atteint son premier palier.

L'interlude technologique arrive avec ‘E-tron’, avant que le public ne se mette à aboyer à l'unisson sur Chiwawa. Le génie parodique du groupe brille particulièrement sur ‘Calojira’, fusion improbable entre la variété française et le death metal technique.

Canards, Patates et Hypnose :

Le milieu de set est une succession de moments cultes :
* ‘Ricard Peinard’ et ‘Patatas Bravas’ pour le côté festif.
* L'irrésistible ‘Je collectionne des canards vivants’, où les jouets en plastique volent probablement plus haut que les slams.
* ‘Monsieur Patate’, interprété avec un "growl à mort" qui ferait trembler les plus grands noms du grindcore.
Le groupe fait ensuite preuve d'un sens aigu du business avec une séance d'hypnose collective hilarante, visant à convaincre chaque spectateur d'aller vider son PEL au stand de merchandising. Mention spéciale à l'imprévu du direct : un membre du public, manifestement très détendu, gratifie l'assemblée d'un pétage en règle, aussitôt relevé par le groupe.

Final en apothéose et invités de marque :

La tension monte d'un cran avec l'arrivée de ‘Mouss 2 Mass’ sur scène. Sa présence déclenche un pogo d'une violence amicale et dévastatrice en fosse. Les parodies continuent de pleuvoir : de la reprise survitaminée du Banana Split de Lio au très actuel ‘GPT’.

Pour le rappel, Ultra Vomit sort l'artillerie lourde :

* ‘La Puissance du Pouvoir’ : l'hymne ultime à la gloire de... la force ?
* ‘Kammthaar’ : l'hommage appuyé (et motorisé) à Rammstein.
* ‘A.N.U.S’ : Pour clore la messe, pas de briquets, mais une mer de téléphones allumés. Un moment de communion "spirituelle" et lumineuse sur une thématique... profonde.

On ressort de là avec des courbatures, les oreilles qui sifflent, mais surtout un immense sourire. Ultra Vomit reste les rois incontestés du métal parodique, capables de transformer une chanson sur une ‘Boulangerie Pâtisserie’ en un moment de pur génie scénique.

SETLIST :

Evier metal
Doigts de Métal
Rico le coq
Takoyaki
Sonde de bite
Un Chien géant
e-tron
Chiwawa
Calojira
Ricard peinard
Patatas bravas
Tikawayuka
Toxoplasma Gondii
Je collectionne des canards vivants
Monsieur Patate
Reprise de banana split de Lio
Keken
GPT
Boulangerie pâtisserie
Mortal Konkass
Mouss 2 mass
Dead Robot Zombie Cop from outer space 2
Le pouvoir de la puissance
Kammthaar
A.N.U.S