Deux ans après leur passage à l’Elysée Montmartre, Turnstile revient en France pour deux dates françaises, Paris et Lyon. Et ce lundi 17 juin, Turnstile est venu retourner l’Olympia. Après la photo obligatoire des iconiques lettres rouges, passé les différents contrôles, me voilà installé au deuxième rang du virage gauche de la mezzanine en sirotant ma bière tranquillement en attendant la première partie: Speed.
Première partie très attendue au vu du monde dans la fosse qui se masse pour voir le gang australien et son Hardcore testostérone et ultra efficace. Dès l’arrivée du groupe et que les premières notes résonnent, un immense fossé se crée pour laisser au mosh son espace d’expression. Et c’est parti pour une grosse demi heure de bagarre. Les morceaux s’enchaînent vite, le rythme est soutenu. Speed est très communicatif et occupe vraiment bien la grande scène de l’Olympia, ça bouge dans tous les sens et dès qu’un des musiciens peut caler quelques petits “Two Steps”, il ne se fait pas prier. En plus de ça, chose assez rare, à 2 reprises le chanteur prend la place d’un des guitaristes et du bassiste pour les laisser chanter sur le break de fin et faire encore plus réagir la foule. Ne connaissant que très vaguement la bande australienne, c’est un vrai plaisir de découvrir la formation sur scène. Speed pratique un hardcore tout en muscle, n’allez pas chercher quelconque trace de subtilité, Speed n’a qu’un objectif: retourner l’Olympia de la plus efficace des manières. Une dizaine de morceaux vont être interprétés issus des différents EP et nouveaux singlex du premier album à venir en juillet prochain “ONLY ONE MODE”. Beaucoup de moments forts durant ce set mais lorsque le chanteur sort la flûte traversière sur “THE FIRST TEST”, joue sa partie puis part sur des “Two step” avec la flûte encore en main m’a beaucoup amusé. Bref, énorme énergie, super communicative et qui chauffe encore plus un Olympia prêt à en découdre avec à peu près n’importe quoi.
Setlist Speed:
- A Dumb Dog Get Flogged
- Big Bite
- Shut It Down
- Every Man for Themself
- One Blood We Bleed
- Real Sick
- Real Life Love
- We See U
- THE FIRST TEST
- Not That Nice
C’est sur les coups de 21h que la bande de Baltimore fait son entrée, accompagnée de Meg Mills (anciennement de Chubby and The Gang) qui remplace pour le tournée Greg Cerwonka. L’Olympia est quasiment plein quand le set commence en faisant monter la pression petit à petit, la scène baigne dans le rose et “T.L.C. (TURNSTILE LOVE CONNECTION)” lance les hostilités ! Comme pour Speed, la fosse est au rendez-vous dès les premières notes et ne va plus s’arrêter de bouger et chanter pendant l’heure qui suit. Les morceaux s’enchaînent à merveille et sans temps mort, le show est millimétré et rôdé. Comme on pouvait l’imaginer, la setlist tourne exclusivement autour des deux derniers albums “Time & Space” et “Glow On”, à l’exception des imparables “Fazed Out” et du tube “Drop” et “Blue By You” du premier album “Non Stop Feeling”. Il est bien connu que Turnstile sont de véritables bêtes de scène et encore une fois nous sommes servi, c’est ultra énergique ça bouge, saute dans tous les sens et Brendan Yates s’impose comme un frontman charismatique, peu communiquant avec le public directement, mais dégageant une énergie qui infuse toute la scène et le public. Pour un groupe de hardcore, la scène de l’Olympia aura pu être trop grande mais pas pour eux. Ils se sont accaparés la scène comme seuls eux savent le faire si bien, il se passe toujours quelque chose n’importe où l’on regarde. Pendant un peu plus d’une heure, les morceaux s'enchaînent, énormément de moments forts comme quand toute la salle chante acapella “UNDERWATER BOI” (toujours autant de frisson quand un public chante) ou bien le très apaisant et bien amené “ALIEN CALL LOVE” avec son jeu de lumière saisissant, prenant et la montée sur scène de Blood Orange pour chanter sa partie sur la fin du morceau ou encore le très cool solo de batterie vers les trois quarts du set. Mais aussi Turnstile est un pur groupe de hardcore à la base et nombre de morceau sont juste imparables en live comme “Drop”, “Real Thing”, “WILD WRLD”, “MYSTERY” ou “I Don’t Wanna Be Blind”. Nous ne voyons pas passer le temps et “HOLIDAY” vient clôturer de la plus puissante des manières sur une explosion de confettis roses et blancs.
Setlist Turnstile:
- T.L.C. (TURNSTILE LOVE CONNECTION)
- ENDLESS
- Come Back for More (Intro Only)
- Fazed Out
- UNDERWATER BOI
- DON’T PLAY
- Drop
- Real Thing
- Big Smile
- NEW HEART DESIGN
- I Don’t Wanna Be Blind
- WILD WRLD
- FLY AGAIN
- Solo de batterie
- Blue by You
- BLACKOUT
- ALIEN LOVE CALL
- MYSTERY
- HOLIDAY
Il est 22h passé, le show se termine, la foule demande un dernier et ultime morceau mais les lumières de la salle se rallument et tranquillement nous nous dirigeons vers la sortie encore tout retourné du show que nous venons de vivre. Merci Turnstile, Speed, l’Olympia et Live Nation pour cette grande soirée.