Report THE PINEAPPLE THIEF @L'Elysee Montmartre, Paris - 23 février 2024
«Un peu ...beaucoup de beauté dans ce monde de brutes»
HELL HAINE Journaliste
Metal Progressif
23/02/2024
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Photos : Stéphane Masson
Live Report : HellHaine
En cette fraîche soirée de février, on part retrouver The Pineapple Thief à l’Elysee Montmartre, comme il y a trois ans. Et comme il y a trois ans, ça va être une soirée comme on les aime !
C’est Randy McStine qui ouvre le bal. Le monsieur est loin d’être un débutant, preuve en est, un de ses derniers fait d’arme, a été d’être guitariste de Porcupine Tree sur leur dernière tournée. Ça donne une idée du niveau.
Ce soir, on le retrouve seul avec sa guitare, ses claviers et effets. C’est dans un Elysee Montmartre qui se remplit tranquillement mais sûrement, que Randy nous montre l’étendu de ses talents.
Pas facile de tenir une foule quand on est seul sur scène et qui plus est, en première partie. Cependant, c’est avec attention que le public l’écoute et apprécie son folk doux, peut-être un peu trop doux parfois. Il crée cependant une belle atmosphère et en envoûte plus d’un avec sa voix claire.
Une belle ouverture dans de bonnes conditions qui laisse présager d’un bon moment à suivre.
Pause réglementaire le temps du changement de plateau et le temps de se désaltérer un peu (oui ce n’est pas parce qu’on est en hiver, qu’il faut oublier de s’hydrater).
The Pineapple Thief entre sur scène devant un public impatient. Dès les premières notes, le groupe est acclamé chaudement et les fans frappent des mains en rythme. L’ambiance est là !
Cette année marque les 25 ans du groupe et la sortie du quinzième album « It Leads To This » qui était dans les bacs une petite quinzaine de jours avant leur date parisienne. Et bien entendu, ce dernier opus sera dignement présenté ce soir, sans pour autant oublier le reste de la discographie… mais en oubliant les dix premières années de cette dernière. J’imagine qu’à part faire des concerts de 4h, il n’est pas évident de faire des choix au moment de l’élaboration de la setlist.
Levons le suspens sans attendre : le problème de The Pineapple Thief, c'est que c'est comme sur album : parfait ! L'humour en plus :-)
Bruce, égal à lui même, a ce flegme britannique sur scène, avec quelques prises de parole et la pointe d’humour qui va bien, et une reconnaissance non feinte envers le public parisien enthousiaste. Mais surtout un talent indéniable que l’on peut apprécier sur album mais en live aussi. Il faut dire qu’il est entouré d’une équipe de choc, dont Gavin Harrison qui officie depuis 2016 – mais dont on parle depuis, comme s’il était arrivé hier. Même Bruce lors d’une interview nous dira que c’est le meilleur ! Et pendant le concert, les yeux sont autant rivés sur le leader que le batteur qui en ravit plus d’un.
Celui-ci forme avec Jon Sykes, une solide section rythmique. Jon que l’on a vu aussi au côté de Bruce lors de sa tournée solo. Les deux hommes se connaissent parfaitement et tout semble être d’une facilité déconcertante.
Le concert est un parfait équilibre entre douceur et ferveur, appuyé par de superbes lumières à l’image du groupe, d’apparence simples mais efficaces.
Si le dernier album a un penchant plus rock, la formation anglais n’oublie pas ses premiers amours prog et nous emmène vers des atmosphères plus lourdes, et nous font hocher de la tête énergiquement avant de repasser à des passages plus vaporeux.
Finesse, subtilité alliés à la puissance : c'est ce qui fait la force de The Pineapple Thief dans la composition et l'interprétation.
Je crois que le sourire (un peu niais de bonheur) n’a pas quitté mon visage ce soir, appréciant chaque note offerte par le groupe. Reste plus qu’à attendre qu’ils repassent par chez nous ...rapidement!
Merci à Garmonbozia pour cette magnifique soirée !
Setlist :
The Frost
Demons
Put It Right
Our Mire
Versions of the Truth
Every Trace of Us
Dead in the Water
All That's Left
Now It's Yours
Fend for Yourself
Rubicon
To Forget
It Leads to This
Give It Back
The Final Thing on My Mind
Rappel :
In Exile
Alone at Sea