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Report seconde journée du Durbuy Rock Festival

«Une seconde journée à la hauteur de nos espérances!!»
STEPHANE MASSON
Journaliste
Festival
09/04/2022
1171 vues
Durbuy Rock Festival 2022 : 8 et 9 avril 2022 – Bomal-sur-Ourthe

Journée 2 :

TARDIGRAD
Et c’est parti pour le deuxième jour avec un début à 11h45 cette fois … mais toujours avec un groupe belge de Namur également vainqueur d’un tremplin !
Encore une très bonne découverte avec une mention spéciale pour le très bon guitariste. On sent des inspirations du côté de MEGADETH ou des riffs qui pourraient clairement être joués par Kerry King.
Un excellent moyen de lancer les hostilités du jour.

BLEEDSKIN

Nous voici de nouveau à l'intérieur pour aller découvrir BLEEDSKIN … également belges et gagnant d’un tremplin. (Oui clairement dit comme ça on reprend le format de début de journée de la veille… mais quand on a une recette qui marche et qui fait découvrir de bons groupes, aucune raison de s’en priver !)
BLEEDSKIN c’est donc le premier circle pit de la journée avec un death sans concession et des présences féminines fortes (50% du groupe … chose rare !), un vrai bonheur pour les amateurs du genre.
Ce set confirme définitivement le niveau des lauréats de tremplins qui se sont produits au festival : que du bon et du lourd.

DOGMEAT
On reste en Belgique avec DOGMEAT qui tout comme le festival fête ses 25 ans d’existence, et qui revient pour la première fois depuis 15 ans !
On a 3 petits nouveaux dans le line up et si leur dernière sortie date de 2004 on sent que le plaisir de se retrouver tous ensemble sur scène est bien là. Du bon son et une ambiance au top.
On regrettera peut-être un petit manque d’uniformité visuelle dans le groupe, mais pas de quoi perturber les plus courageux dans le public qui se lanceront dans le premier wall of death de la journée et une belle série de slams.

BRUTAL SPHINCTER
« Make Goregrind great again » … c’est le slogan ambitieux de Brutal Sphincter, des liégeois qui manient ce genre bien particulier il faut le reconnaître avec humour !
A en juger par le nombre de T-shirts du groupe croisés depuis le matin, ils sont attendus par bon nombre de fans qui se pressent à la barrière.
Je vous avoue que c’est un genre qui m’a toujours laissée dubitative (un peu compliqué du coup de donner un avis éclairé sur la performance) mais je suis au final restée plus longtemps que je ne le pensais, grâce au côté un peu groovy des compos et difficile de ne pas constater l’ambiance dans la fosse ! On en conclura donc que le job a certainement dû être très bien fait ! (Vous me permettrez cependant de ne pas juger l’état des sphincters des fans à la fin … il est bon de laisser une part de mystère sur certaines choses)

ROME
Quel grand écart entre les liégeois et les luxembourgeois de Rome … un moment suspendu plein de délicatesse et de sobriété (particulièrement apprécié pour ma part).
Adeptes des mélodies mélancoliques chantées à une, parfois deux voix, de notes de folk et d’indus … ou tout simplement d’un moment de calme pour recharger les batteries avant la suite du programme ou pour déguster une des bières proposées au bar (forts sympathiques d’ailleurs … et ouf pas que de la Jupiler MERCI), un excellent set.

STAKE
C’est sur Stake que je décide de faire ma pause déjeuner (on choisira pour ça un des très bons burgers spéciaux du foodtruck à côté de la scène extérieur … il faut bien se dévouer pour tout tester et faire un report complet que voulez-vous !) et de regarder d’un peu plus loin le concert.
Bien m’en a pris … je ne sais pas ce qu’il serait advenu de mon pauvre burger si j’avais voulu regarder de plus près.
Mélange de post metal, sludge, grunge-core avec une bonne vibe année 80 de la part du chanteur notamment, on est sur du très efficace, de la machine à mosh pit et on se demande où les membres vont chercher l’énergie qu’ils nous envoient sans relâche.
Dernier groupe belge du festival … on peut dire que l’honneur du pays aura été bien défendu jusqu’au bout.

REGARDE LES HOMMES TOMBER

Retour à l’extérieur pour Regarde les Hommes tomber.
Musicalement rien à dire, c’est du très bon et le set confirme que l’ascension du groupe (sans mauvais jeu de mots, ce n’est pas mon genre…) n’est pas due au hasard !
Les nantais sont en forme et la noirceur s’abat sur la petite ville de Bomal sur Orthe. La seule petite chose qu’on peut regretter sur leur set est un peut être un petit manque de mise en scène ou plutôt d’uniformité visuelle : Si la performance du chanteur donne un aspect plus rituel au set, le reste du groupe semble un peu en retrait. Etant plus amatrice de black je dois dire que je ne boude clairement pas mon plaisir !

SEPTICFLESH
Rien n’est laissé au hasard avec les grecs de Septicflesh et c’est donc avec une scénographie typique du groupe mettant en valeur les artworks de Seth Siron Anton le chanteur/bassiste qu’on est accueillis.
Une chose est sûre, si les prestations du jour était jusqu’à présent toutes bonnes, force est de constater qu’on monte d’un cran avec ce show. S’il s’agit du premier concert du groupe depuis plus de 2 ans et demi, ils n’en laissent rien paraître : c’est tout simplement implacable et d’une précision redoutable.
On retrouve avec plaisir les classiques du groupe, mais également pour la première fois en live un petit aperçu de leur nouvel album Hierophant qui s’annonce tout aussi bon que les précédents !

SWALLOW THE SUN
Après la Grèce, direction le nord avec les finlandais de Swallow the Sun. Ces derniers qui évoluent dans les sonorités sombres du doom font la part belle à leur dernier album Moonflowers. Ce dernier réussit l’exploit d’être encore plus lourd émotionnellement que ses prédécesseurs …
Difficile de ne pas être touchés avec un show aussi intense dans le ressenti.

ENSIFERUM

Changement d’ambiance totale avec Ensiferum, poids lourd de la scène folk finlandaise … mais pas que !
Une salle pleine, un public prêt à faire la fête, des mélodies connues reprisent en cœur par ceux qui ne sont pas occupés à slamer … on est sur un mélange de classiques du groupe mais également quelques titres issus de leur dernier album Thalassic.
Une valeur sûre du genre et des concerts dont on ressort toujours avec le sourire ! … et une pensée affectueuse aux agents de sécu qui récupèrent les slameurs.

PRIMORDIAL

Aaaaah l’Irlande, ces vertes contrées, ces pubs … sa température extérieure … bref là à 20h30 on va être honnête nous étions clairement en immersion totale : de nuit, avec un thermomètre dont le moral avait été gravement atteint par le set de Swallow the sun dernier groupe à s’être produit dehors.
(Non je ne dramatise pas … quand il y a du brouillard – et pas de la condensation, promis j’ai vérifié sur google- qui s’échappe de la bouche du chanteur, j’estime avoir le droit de faire mon cul gelé)
En toute objectivité (oui j’aime le groupe, mais quand même) c’est une nouvelle fois une excellente prestation de la part du groupe, intense à l’image de son chanteur extrêmement charismatique, mélancolique et fort.

DARK TRANQUILITY

Dark Tranquility ce fut un peu mon coup de vieux de la soirée … je n’aurais jamais dû regarder la date de sortie de Misery Crown, un des premiers titres que j’ai écouté du groupe (ja-mais). Mais si on oublie ce moment d’égarement (ou le célèbre « voilà pourquoi on vous dit de ranger vos téléphones en concert ») on a l’impression que les membres n’ont pas pris une ride, tout comme leurs shows.
Leur dernier album Moment est d’ailleurs une petite pépite dont bien évidemment DARK TRANQUILITY nous gratifie de quelques extraits.
Une petite pensée cependant aux photographes qui ont du gérer l’éclairage très particulier et l’amour du contre jour.

ASPHYX

Voici le moment d’accueillir le dernier groupe sur la scène extérieur et c’est à Asphyx qu'est confiée la mission de clôturer cette scène. L’efficacité du death metal de ce groupe hollandais n’est plus à prouver et c’est une claque magistrale que le groupe va nous asséner avec un jeu puissant, lourd et dévastateur, le tout arrosé par des lights comme je les aime. Le public est sonné mais il reste encore à clôturer définitivement le fest…

SKALD

S’il s’agit d’un groupe assez récent, Skald a réussi en peu de temps à devenir un groupe incontournable pour les amateurs de musique folkloriques s’inspirant de la culture nordique.
Il y a de quoi s’en mettre plein les oreilles et les yeux : la scénographie est très belle et c’est l’occasion de (re)découvrir bon nombre d’instruments anciens, le tout servi par la voix puissante et douce de Justine, qui prend toute sa mesure lors de passages a capella.
Une excellente manière de terminer ce festival avec une prestation qui ne dénote en rien des autres par sa qualité.


Le Durbuy Rock Festival c’était donc deux jours de concerts avec 23 bons groupes, tous heureux de fouler de nouveaux les planches d’un festival et de prestations à la hauteur de ce long moment d’attente.
Rendez-vous les 12 et 13 mai 2023 (toujours pendant le congé de printemps en Belgique) pour une prochaine édition qui je n’en doute pas sera bien évidemment à la hauteur de cet anniversaire des 25 ans.

Report : Carole Pandora