Rammstein | Live report – 15/06/2024 – Groupama Stadium, Lyon
Live Report : FredH
Photos : Stéphane Masson (@steph_pictures_pics)
Parfois, dans la vie, les planètes réussissent à s’aligner. Ce samedi 15 juin, après plusieurs rendez-vous manqués ces dernières années, je vais assister à mon premier concert de Rammstein. Me voilà à Lyon, au Groupama Stadium peu avant 19h00. Les portes d’accès (A, B, C…) étant bien indiquées, je trouve facilement l’entrée, le hall, l’escalier et les marches qui me permettent d’atteindre ma place.
A une heure de la première partie, les enceintes diffusent du… Rammstein et les deux écrans (diamétralement opposés) situés en haut du Parc Olympique lyonnais projettent des clips de qui vous savez. Séparées par des barrières sécurités, la Feuer zone (« fosse » située proche et face à la scène) et la pelouse juste derrière sont déjà quasi pleines. Les gradins et les tribunes se remplissent eux gentiment. Ils restent encore des sièges bleus, blanc et rouges vides. Je balaye mon regard de gauche à droite. Bardée de lights, la structure métallique présente sur la kolossale scène est énorme. Côté pelouse, on repère une B-stage (petite scène plateforme en hauteur) et quatre impressionnants pylônes eux aussi métalliques.
20h00. Le duo Abélard entre en scène sur la B-stage. Avec leurs claviers numériques, les deux pianistes « classiques » françaises (qui assurent 22 dates de la tournée mondiale du mastodonte allemand) partent pour dix reprises instrumentales du sextette teuton. Enthousiastes et jouant « à domicile », Héloïse (la brune) et Katherine (la blonde) reçoivent un accueil des plus respectueux durant leurs quarante minutes de set.
21h05. Les premières notes de ‘Music for the Royal Fireworks’ de George Handel résonnent dans le Stade. Les maîtres de la Neue Deutsche Harte descendent lentement depuis les hauteurs grâce à un ascenseur situé derrière un écran géant vertical. Quelle entrée. La bande démarre par ‘Ramm 4’ (piste encore non publiée sur album à ce jour bien que pourtant jouée en ouverture depuis 2016). Avec ses « Ja - Nein - Rammstein! » martelés, l’efficacité est maximale jusqu’à la première explosion finale. BAOUM!.
Sans attendre, ‘Links 2-3-4’ démarre direct. Quel panard. Sans temps mort, les morceaux se succèdent. On ne sait trop où donner de la tête : Des « R+ » rouges qui apparaissent sur les écrans sur ‘Keine Lust’, des effets pyrotechniques pour ‘Sehnsucht’, de grosses projections de fumées lors de ‘Asche zu Asche’, ou encore les rangées de flammes sur ‘Mein Herz brennt’. LA FOLIE.
Les surprises ne sont pas finies, loin de là. Pour ‘Puppe’, l’intérieur du landau/berceau king size apporté par Till prend feu dans la seconde moitié du titre. A la toute fin, partant de la scène principale et de la B-stage, des millions de confettis noirs explosent. Rien que ça. Le rouleau compresseur allemand déroule. Les lights matraquent sur ‘Wiener Blut’. La nuit tombe sur le stade avec ‘Zeit’. Il faut reconnaître que l’éclairage par les milliers de lumières des téléphones portables de la foule fait son petit effet.
Ayant changé de tenue, et délaissant sa guitare pour des platines, Richard se mue en DJ. Mister Kruspe a décidé de faire « danser » l’assistance sur un mix électro de ‘Deutschland’. Habillés de tenues noires ne laissant apparaître que des contours lumineux, les autres musiciens se transforment eux en « Bonhommes bâtons ». Autre ambiance. Revenus à leurs vêtements de départ, l’équipe reprend ledit morceau mais version métal ce coup-ci.
La suite du gig n’est pas avare d’autres moments forts et variés. Il y a évidemment ‘Mein Teil’ et la cuisson répétée de la marmite (avec le claviériste Doktor Christian « Flake » dedans) par un Till armé de lance flammes de plus en plus gros. Que dire de la belle version de ‘Engel’ sur la B-stage avec tous les membres du groupe chantant a capella et accompagnés par nos deux pianistes françaises revenus pour cette revisite acoustico-classique. On peut citer aussi le retour du combo (sauf Till) sur la grande scène grâce à des zodiaques portés par la foule, le frisson ‘Du Hast’ repris en choeur par la foule, et le canon phallique (avec Till juché dessus) projetant de la mousse sur les premiers rangs de la Feuer zone pour ‘Pussy’.
On s’approche des derniers morceaux et pourtant il reste du très lourd. On en prend plein les yeux. Les imposants pylônes propulsent du feu (on parle de 7000 litres de fuel annoncés et consommés pour chaque concert). D’où je suis, je ressens la chaleur des flammes expulsées.
Avec ‘Rammstein’, on a le droit à une débauche de feu et de lumières. Aux extrémités de la scène, les deux six cordistes font « cracher » leurs guitares lance flammes tels des dragons de Games of Thrones. Au centre, à bonne distance de ces camarades (tu m’étonnes), Till, équipé d’un attirail pyrotechnique dans son dos fait lui aussi jaillir des véritables geysers de flammes dans plusieurs directions. Totalement dingue. A peine le temps de reprendre son
souffle, le bien nommé ‘Adieu’ clôt les débats et sonne le glas sous une nouvelle rt ultime pluie de confettis (blancs pour cette deuxième fournée).
Voilà, c’est la fin. Comme à leurs habitudes, les musiciens artificiers viennent saluer leur public en s’agenouillant. Après un tel show, comment trouver les/mes mots pour qualifier les 2h15 qui viennent de passer. Démesure, Immense, Chaud, Incroyable, Spectaculaire, Explosif, Mémorable, … les superlatifs ne manquent pas.
Merci à Claire & Ronan de Corida ainsi qu’à Jessica de Les Derniers Couchés pour cette opportunité et expérience unique.
Setlist :
Ramm 4
Links 2-3-4
Keine Lust
Sehnsucht
Asche zu Asche
Mein Herz brennt
Puppe
Wiener Blut
Zeit
Deutschland (Remix by Richard Z. Kruspe)
Deutschland
Radio
Mein Teil
Du hast
Sonne
Engel (Piano version) avec Abélard
Ausländer
Du riechst so gut
Pussy
Ich will
Rammstein
Adieu