Live report Third Eye Blind @les Etoiles 26.10.2019 à PARIS
Ben Tardif
Journaliste

«Avec Third Eye Blind le public venu en masse en a eu pour sa poignée de dollars le samedi 26 octobre aux Étoiles !»

Créé 26/10/2019
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Première partie : Syd Kult (annulée)

Un peu d'histoire ...

Third Eye Blind s'inscrit dans la mouvance des groupes de rock alternatif américains de l'après-grunge, pratiquant une musique savamment dosée en riffs de guitare et de mélodies. La formule s'avère fructueuse dès le premier album homonyme, paru en 1997, doté du hit « Semi-Charmed Life ». Après les albums Blue (1999) et Out of the Vein (2003), le groupe de Stephan Jenkins reste silencieux pendant six années, jusqu'à la sortie d'Ursa Major, classé numéro un des ventes d'albums de rock indépendant et numéro trois du Billboard 200 à l'été 2009. Sans le guitariste Tony Fredianelli, remplacé par Kryz Reid, Third Eye Blind revient six ans plus tard pour l'album Dopamine (2015), suivi de deux EP de sept titres chacun, We Are Drugs (2016) et Thanks for Everything (2018), constitué de reprises.

Third Eye Blind voit le jour à San Francisco en 1993. Le guitariste et chanteur Stephan Jenkins (né en 1964) est à la tête de ce groupe de rock alternatif influencé par le grunge. Il recrute le guitariste Tony Fredianelli et le bassiste Arion Salazar (ex-Fungo Mungo) quand celui-ci est disponible. Kevin Cadogan partage le poste de guitariste à la fin de l'année 1995 et introduit le batteur Brad Hargreaves (ex-Counting Crows).

Le groupe attire rapidement l'attention des labels sur la foi de musiciens expérimentés, d'une base de fidèles de leurs concerts (dont une première partie d'Oasis) et d'une démo de 14 titres qui contient les hits de leur premier album. Sorti au printemps 1997, Third Eye Blind fait un carton dans les charts américains et draine les singles « Semi-Charmed Life » (n° 4 du Top 100 et single Modern Rock de l'année du Billboard), « Jumper » (n° 5) et « How's It's Going to Be » (n° 9).

En comparaison, l'album suivant Blue (novembre 1999) fait pâle figure malgré les scores honorables des singles « Anything » et « Never Let You Go » (n° 14). Il ouvre surtout une faille dans le groupe qui se sépare de Kevin Cadogan, guitariste et principal co-compositeur, durant la tournée mondiale subséquente. Ces événements conduisent Third Eye Blind dans une période difficile marquée par l'album Out of the Vein (mai 2003), échec majeur du groupe malgré le hit potentiel « Blinded ».

Il s'ensuit un long silence où le doute ronge le meneur Stephan Jenkins. La compilation A Collection le rappelle à ses bons souvenirs en 2006. Ces affres d'écriture semblent oubliées lorsque paraît l'EP digital Red Star en novembre 2008. Le groupe revient gonflé à bloc avec le quatrième album Ursa Major, classé numéro un des ventes de rock indépendant en août 2009 et numéro trois du Billboard, qui pourvoit un nouveau hit avec « Don't Believe a Word ».

Après la tournée qui suit, Tony Fredanielli fait ses adieux, conduisant le groupe à une nouvelle pause, le temps de recruter le guitariste irlandais Kryz Reid. C'est une formation complètement remaniée, avec le bassiste Alex LeCavalier et le joueur de claviers Alex Kopp, qui enregistre le cinquième album Dopamine (juin 2015, n° 13), muni du simple « Everything Is Easy », dont la face B comprend la reprise d'un titre de Beyoncé, « Mine ».

Le groupe, engagé politiquement, sème la controverse lors d'une prestation de charité en mars 2016 au Rock and Roll Hall of Fame à Cleveland, s'en prenant au Parti républicain dont la convention annuelle se tient alentour. En octobre paraît l'EP We Are Drugs, comprenant le titre « Cop vs. Phone Girl ». Third Eye Blind retourne en studio pour réaliser le mini-album Thanks for Everything, paru en août 2018. Celui-ci, dont les bénéfices vont à la Fondation Andy Warhol, est constitué de sept reprises d'après Bon Iver, Tim Buckley, Queens of the Stone Age, Babyshambles, Santigold, Chastity Belt ou Happy Driving.
En ce 26 octobre, j'ai pu découvrir un public venu d'OUTRE ATLANTIQUE venu en nombre. On se serait cru sur la West Coast ça parlait ricain dans tous les coins ce soir ;-) Beaucoup de jeunes femmes un peu hystériques il faut le dire ce soir pour venir soutenir leurs compatriotes ! Un show plein d'énergie il faut le dire. Toujours au top même après toutes ces années de carrière. On est là sur du bon rock californien à écouter l'enceinte bluetooth sur la serviette de plage en train d'admirer les beaux surfeurs en pleine action ... Alerte à Malibu en quelque sorte, mais sans Pamela et sa bouée rouge.

Au final un bon moment passé à écouter un bon gros rock péchu. Le son des Etoiles est juste au top. Prions pour que ces dernières petites salles restent encore en vie quelques années pour nous éviter d'arpenter les Bercy et autre U ARENA sans saveur.

Ben




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