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Live Report : Stone of a Bitch – L’électrochoc au Monster’s Art

«Stone of a Bitch fait partie de ces formations essentielles qui, loin des sentiers battus, continuent de faire vibrer le rock indé français avec une sincérité désarmante.»
CELINE DEHEDIN
Journaliste
rock electro-percussif
05/06/2026
38 vues

Il est des soirées au Monster’s Art où l'atmosphère devient électrique, presque métaphysique. Ce fut le cas lors du passage récent du duo Stone of a Bitch, qui a investi la scène fréjusienne avec cette énergie brute et ce "rock métamorphique" qui les caractérise. Dans cette salle intimiste, Alice et Ludwig ont une fois de plus prouvé que leur musique, savant mélange de percussions, de riffs rageurs et de textures électroniques, ne laisse personne indemne.

Une Setlist entre héritage et chaos créatif
Le set a démarré sur les chapeaux de roues, puisant dans leur discographie pour construire un crescendo hypnotique :
L’ouverture (We before the people / Killing Summer) : Le duo a immédiatement posé les bases avec deux titres phares de leur premier album éponyme. L'ambiance était électrique, la machine bien huilée, capturant instantanément l'attention du public.
La montée en puissance (Shacket to the Royal / Kids from chaos) : Le passage sur l'EP Ludwigtory avec Shacket to the Royal a marqué une bascule vers des sonorités plus sombres et complexes. L’introduction de l’inédit Kids from chaos a révélé une facette encore plus sauvage du groupe, confirmant que le "chaos" reste leur terrain de jeu favori.
Le cœur du set (Hushin’ around / Queens of the sun) : Retour à l'efficacité redoutable de leur premier album avec Hushin’ around, avant que Queens of the sun ne vienne déployer ses envolées finales, typiques de cette capacité qu'a le groupe à construire des refrains contagieux.

Le final (Retina / Ludwig’s March) : En fin de set, la tension est montée d'un cran. La découverte de Retina a laissé planer une aura mystérieuse dans la salle, avant que Ludwig’s March ne vienne clore la prestation dans une déferlante percussive, signature indéboulonnable du duo.

L’expérience Stone of a Bitch
Ce qui frappe lors d'un concert de Stone of a Bitch, c'est cette alchimie entre l'approche organique de la batterie/percussions et la précision chirurgicale des machines. Alice et Ludwig ne se contentent pas de jouer, ils "reconstruisent" leur musique à partir des décombres sonores.

Entre les patterns de lithophone qui ponctuent leur jeu et les guitares saturées, le public du Monster’s Art a vécu une véritable catharsis. C’était une performance honnête, sans artifice, fidèle à cette volonté d'accepter sa propre part d'ombre pour mieux rester "intègre et lumineux". Une parenthèse de pur rock métamorphique dont Fréjus se souviendra.
Note : Cette immersion sonore confirme, s'il le fallait encore, que Stone of a Bitch fait partie de ces formations essentielles qui, loin des sentiers battus, continuent de faire vibrer le rock indé français avec une sincérité désarmante.

Set list :

1- We before the people
2- Killing summer
3- Shacket to the Royal
4- Kids from chaos
5- Hushin’ around
6- Queens of the sun
7- Retina
8- Ludwig’s March
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