DOWNLOAD FRANCE 2018, la troisième journée !
Enora
Journaliste

«Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir en ce troisième jour de festival, les groupes ont motivé le public du Download Festival grâce à des mélodies bien senties et des sourires à profusion !»

Créé 17/06/2018
2463 vues

WELCOME AT THE DOWNLOAD FRANCE 2018


Dimanche 17 juin


TEACUP MONSTER


Main Stage 2 - 13h30


TEACUP MONSTER

THE NO FACE


Main Stage 1 - 14h10


The Noface, ex-Skip The Use, occupent la Main Stage en ce dimanche matin au Download Festival, et le moins qu'on puisse dire c'est que la petite part du public qui les attendait au début de leur set n'a cessé de voir ses rangs grossir au cours de la performance, menée par la charismatique Oma Jali au chant.

Autant être francs, le public n'est pas particulièrement chaud à l'arrivée du groupe sur scène, mais je ne saurais dire si c'est parce que nous sommes dimanche matin et que les deux premiers jours de festival ont épuisé le public du Download Festival ou si c'est parce que le groupe ne jouit pas d'une popularité assez importante. Tous les musiciens sont masqués, un voile noir marqué d'une croix blanche dissimule leur visage mais cette anonymat renforce l'esprit d'unité qui les lie. L'entrée en scène de la chanteuse provoque quelques applaudissements mais le public du Download s'est déjà montré bien plus expressif devant d'autres groupes, voyons si The Noface parvient à convaincre. Avec "Orion", le groupe se met le public dans la poche grâce à la rythmique groove impulsée par Max, derrière sa batterie et à la voix chaude de la frontwoman, très investie scéniquement et qui n'hésite pas à afficher un sourire brillant de joie. Les acclamations s'élèvent après ce premier morceau, et c'est bien parti pour continuer avec autant de succès, en témoigne "Over You" qui arrive juste derrière. Oma Jali occupe la scène, joue avec ses musiciens et sautille sur scène avec une énergie solaire qui se communique sans peine au public. A plusieurs reprises, elle invite le public à taper des mains en rythme, instaurant une très bonne ambiance.

L'énergie du groupe se propage au public, de plus en plus nombreux alors que la chanteuse décide de faire les présentations : "Nous sommes The Noface, Download. Enchantée d'être avec vous. On m'a dit que le public du Download était toujours on fire, c'est vrai ou pas ?". Le claviériste, Lio, se montre également dynamique, d'autant plus que son instrument apporte un vrai plus aux morceaux de The Noface. Oma Jali n'hésite pas à demander au public de se joindre à elle pour chanter, ce qui se fait d'abord timidement avec les amateurs du groupe, puis de plus en plus facilement. Elle continue cependant à nous motiver à force de "C'est tout ce que vous avez ?". Une petite pique ne fait jamais de mal et elle finit par admettre : "Voilà, là c'est mieux. Là c'est bien ! Il est quelle heure ? Vous êtes déjà fatigués ? Vous avez l'air chaud alors on va essayer quelque chose ensemble. A ma gauche, quand je dis "No", tu dis "No", et à ma droite, vous répondez "Face". Okay ? Je vais vous aider au début et ensuite, on réveille tout le camping qui ne s'est pas encore remis de sa soirée d'hier.". Le public n'hésite alors plus à scander "No-Face ! No-Face !", ce à quoi elle répond : "Hey, le Download =, tu déchires !".

The Noface était sans conteste LA bonne surprise de ce dimanche matin. Avec une énergie débordante, une pointe d'humour et une voix renversante, Oma Jali et ses camarades nous ont donné la force dont nous avions besoin pour affronter cette nouvelle journée au Download Festival.

Setlist de The Noface :
1- Orion
2- Over You
3- The Rumor
4- Fire
5- Transe
6- Missy
7- Never Ever
8- Mermaid
9- Talking

THE NO FACE

STARCRAWLER


Warbird Stage - 14h10


Setlist de Starcrawler
1- Ants
2- Used to Know
3- Love's Gone Again
4- I Love LA
5- Let Her Be
6- Different Angles
7- What I Want
8- Pussy Tower
9- Train
10- Chicken Woman

STARCRAWLER

THE STRUTS


Main Stage 2 - 14h50


Setlist de The Struts
1- Put Your Hands Up
2- Kiss This
3- Fire (Part 1)
4- Put Your Money on Me
5- Body Talks
6- Could Have Been Me
7- Where Did She Go

THE STRUTS

THE LAST INTERNATIONALE


Spitfire Stage - 14h50


C'est plus par hasard que par choix que je me retrouve parmi le public rassemblé devant la Spitfire Stage pour le set de The Last Internationale, trio américain de Folk Rock.

Le set promet d'être intimiste puisqu'il n'y a pas foule devant la petite scène, mais ce genre d'atmosphère est sans doute ce qui convient le mieux aux groupes qui y jouent. L'ouverture se fait à la voix seule, Delila Paz nous offrant un moment de grâce où l'air porte son timbre chaud et sensuel, mais également délicat. Quelques bruits de sirènes finissent par apparaître pour lui servir d'accompagnement et les applaudissements se font discrets devant un moment de beauté aussi fragile. Fernando Silva, le batteur du groupe, fait son entrée peu après et commence à donner une pulsation ; puis le guitariste Edgey Pires complète le groupe. Ce début de concert se fait de manière douce et progressive avec la construction étape par étape d'un morceau, la chanteuse incarnant le rôle de maîtresse de cérémonie presque mystique. Toujours avec la même fragilité, elle finit par déclarer d'une voix posée : "Bonjour Download. Cette chanson s'appelle "Killing Fields".". En plus de chanter, elle tient la basse pour assurer une assise, une profondeur aux chansons du groupe.

Alors qu'elle a l'allure d'une princesse Rock'n'Roll, le guitariste porte un casque de skate ou de roller, ce qui lui donne un air assez étrange. Pour être tout à fait honnête, le power trio nous propose une musique relativement classique mais bien faîte qui n'est pas sans évoquer une quelconque parenté avec The Kills, menés par la merveilleuse Alison Mosshart. Les musiciens sont engagés scéniquement sans pour autant être transcendants et c'est finalement un concert plutôt gentillet auquel nous assistons, mais un peu de simplicité est toujours bienvenue. Delila Paz motive le public, lui demande de taper des mains en rythme et semble parvenir sans trop de peine à construire une bonne relation. Bien que le groupe ne révolutionne pas le genre, ils perpétuent la lignée des groupes de Folk Rock sympathiques et propres. Sur la jolie cover de Sam Cooke, "A Change Is Gonna Come", chanson emblématique du mouvement pour les droits civiques des Afro-Américains, elle propose : "Merci beaucoup, si jamais vous reconnaissez la prochaine chanson et que vous en connaissez les paroles, n'hésitez pas à chanter avec moi.".

Il semble donc que The Last Internationale soit un groupe qui suit la tradition des petites formations de Rock sans chercher à la faire évoluer au delà de ses grands classiques, ce qui n'empêche pas le public de passer un très bon moment en compagnie de ces musiciens plutôt très sympathiques et fondamentalement humains.

Setlist de The Last Internationale :
1- Berta, Berta (Acapela)
2- Killing Fields
3- Life, Liberty, and the Pursuit of Indian Blood
4- Mind Ain't Free
5- Wanted Man
6- Hard Times
7- Hit Em With Your Blues
8- 1968
9- Ohio/Machine Gun jam

THE LAST INTERNATIONALE

WOLF ALICE


Main Stage 1 - 15h30


Setlist de Wolf Alice
1- Your Loves Whore
2- Yuk Foo
3- You're a Germ
4- Don't Delete the Kisses
5- Beautifully Unconventional
6- Formidable Cool
7- Sadboy
8- Space & Time
9- Visions of a Life
10- Giant Peach

WOLF ALICE

GRAVEYARD


Warbird Stage - 15h30


Graveyard est l'un des rares représentants du Psychedelic Hard Rock, avec quelques influences Stoner et Southern Blues, de l'édition 2018 du Download Festival, alors autant vous dire que c'était une raison suffisante pour se précipiter en Warbird Stage pour profiter de leur set !

Le public, en bonne partie déjà amateur du groupe, semble ravi de voir arriver les membres sur scène. Tous sont très souriants et se font acclamés avec ferveur et chaleur. Alors que les premiers groupes que nous avons pu voir aujourd'hui semblaient tous avoir envie de communiquer avec leur public, il semble évident que Graveyard fera plutôt parti des groupes plus introvertis, ou en tous cas de ceux qui préfèrent utiliser la musique plutôt que les paroles pour nous attirer à eux. Joakim Nilsson tient bien son rôle de leader mais de façon subtile. Derrière son sourire et son attitude décontractée, on sent bien qu'il se concentre sur sa guitare et sa voix, offrant une performance propre et tout à fait honorable au public. Truls Mörck et Jonatan Larocca-Ramm, respectivement à la basse et à la seconde guitare, restent légèrement plus en retrait mais ne s'effacent pas, appuyant chaque chanson de leurs voix grâce à des choeurs nombreux et plutôt bien pensés.

Bien qu'ils restent statiques, les musiciens dégagent tous une bonne énergie et semblent totalement dans leur élément, ce qui plaît à la foule qui se laisse aller aux rythmiques efficaces du groupes ainsi qu'à ses mélodies qui sentent bon le Sud des Etats-Unis et mobilisent des références diverses. Pour résumer, leurs chansons incarnent la musique chaude du Sud, joyeuse, lumineuse, parfaite pour les longues routes, et je suis plutôt surprise qu'un groupe suédois ait aussi bien compris et capté cet esprit musical si particulier. De temps à autre, Joakim Nilsson et Truls Mörck s'amusent à se provoquer, se rapprocher sur scène et se répondre par l'intermédiaire de leurs instruments. Le constat est plus ou moins le même qu'avec The Last Internationale qui vient de finir son set en Spitfire Stage : le groupe nous propose quelque chose de sympa mais rien d'exceptionnel.

Sans être essentiel, le concert de Graveyard rassemblait tous les éléments nécessaires à un bon concert de Rock. Le groupe a fait le pari de tout miser sur sa musique plutôt que sur la communication et, si les fans ont été conquis, ceux qui découvraient le groupe en attendaient peut être un tout petit peu plus au vu des performances des autres groupes du dimanche.

GRAVEYARD

ROYAL REPUBLIC


Main Stage 2 - 16h10


Les amateurs de Rock trépidant, d'énergie débordante et de groupes ne se prenant pas au sérieux et extrêmement généreux sont, vous vous en doutez peut être, massés devant la Main Stage 2 pour accueillir avec les applaudissements requis le groupe suédois Royal Republic, petite boule de feu du paysage musical de cette troisième journée au Download Festival !

Une musique de fanfare s'élève et le groupe fait une entrée triomphante. Tous les membres sont vêtus de smokings dorés à paillettes qui leurs vont particulièrement bien. Le public les acclame, très enthousiaste à l'idée du show qui s'annonce, et ça ne rate pas puisque la dansante : « When I See You Dance With Another » est la première de ce set. Le groupe joue avec tous les vieux stéréotypes du big band et ça marche puisque le public se fait de plus en plus nombreux devant la scène. Hannes Irengård et Jonas Almén, respectivement à la guitare et à la basse, ne quittent pas leur poste mais déploient tellement d'énergie et de sourires charmeurs qu'ils parviennent sans peine à emporter le public dans leur univers. « Walk » remporte un succès tout aussi brillant et le groupe affiche un bonheur solaire d'un bout à l'autre de la prestation. Adam Grahn finit par faire les présentations : « Bonjour mesdemoiselles et messieurs ! Nous sommes Royal Republic et nous venons de Suède ! ». C'est ensuite « Make Love Not War » qui débute puis le chanteur décide de s'amuser un peu avec le public en lui demandant de faire le moins de bruit possible avant de remonter tout doucement le volume jusqu'à une explosion de cris et d'applaudissements.

La foule se laisse porter par le flot d'énergie folle qui se dégage des musiciens qui n'hésitent d'ailleurs pas à reprendre quelques phrases de « Sex Machine » de James Brown avec une énergie explosive. Ils n'ont peur de rien, et surtout pas du ridicule, et leur franchise et leur générosité les rend terriblement sympathiques. Le chanteur passe derrière la batterie pour aider un peu Per Andreasson avant de déclarer : « Mesdames et messieurs, nous avons fait un long trajet depuis la Suède cette après-midi, alors je dois vous poser une question : est-ce que vous aimez la musique puissante ? Bien sûr que vous aimez ça ! Mais est-ce que vous aimez la musique vraiment puissante ? Parce Royal Republic en a en stock pour vous ! ». Après « Weekend-Man », le frontman remercie les femmes et se fait alors huer par les garçons qu'il se permet de reprendre : « Messieurs, s'il vous plait. (Un technicien lui apporte une guitare acoustique) Regardez bien, voici une guitare acoustique. La guitare acoustique est l'arme sexuelle la plus dangereuse au monde, c'est ce que la plupart des gens ont vu avant de faire l'amour. Vous imaginez bien la scène, le mec sexy en soirée qui prend la guitare après une bière pour vous jouer une petite chanson, enfin bref ! Cette chanson est dédiée à tous les hommes présents ! », et les paroles d'« Addictive » (c'est-à-dire : « I'm a dick, dick, dick ! I'm addicted to you! » que je ne traduirais pas) remportent un vrai succès.

A la fin du set, le public acclame Royal Republic si longtemps que le chanteur indique la direction de la Main Stage 1 où Frank Carter vient de commencer à jouer. Le groupe a si bien réussi son set que personne ne voudrait les voir s'arrêter de jouer. Leur plaisir à être sur scène est incroyablement communicatif et je recommande ce groupe à tous les curieux !

Setlist de Royal Republic :
1- When I See You Dance with Another
2- Walk!
3- Make Love Not War (If You Have to Make War - Make Sure to Make Time to Make Love in Between)
4- Strangers Friends Lovers Strangers
5- Underwear
6- Weekend-Man
7- Addictive (acoustic)
8- Kung Fu Lovin'
9- Tommy-Gun
10- Baby
11- Battery (Metallica cover)
12- Full Steam Spacemachine

ROYAL REPUBLIC

ARCANE ROOTS


Spitfire Stage - 16h10


ARCANE ROOTS

FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES


Main Stage 1 - 17h00


Sur la Main Stage voisine, Royal Republic tente tant bien que mal de convaincre son public que le concert est fini et qu'il devrait aller voir Frank Carter & The Rattlesnake dont le concert commence à 17H, et le moins qu'on puisse dire c'est que ceux qui ont suivi ce conseil ne l'ont pas regretté.

Des sons électro de sirènes retentissent alors que Frank Carter apparaît sur scène, vêtu d'un caleçon orange vif et de ses tatouages, si vous me passez l'expression. Son énergie se devine aussitôt à sa façon d'arpenter la scène en déclarant : « Alors, voyons ce que nous avons là ! Quelle incroyable fosse vous faîtes, Download ! Je suis Frank Carter et j'ai quelques amis avec moi, les Rattlesnakes. Est-ce que vous êtes prêts pour un peu de Rock'n'Roll ? ». Sans attendre de réponse, il se lance dans « Juggernaut », soutenu par des musiciens tout sourire et pleins de fougue. Dès le second morceau, el chanteur descend dans le pit photo et monte sur la barrière, au contact de ses fans des premiers rangs. Il n'hésite d'ailleurs pas à se mettre debout sur les mains du public avant de demander : « Est-ce que tout va bien Download ? » dans un rugissement. Il passe « Vampires » dans cette position avant de se laisser porter en slam puis d'essayer de monter lui-même sur le ventre d'un festivalier également en train de traverser la fosse en slam. Il faudra attendre la fin de « Wild Flowers » pour qu'il accepte de remonter sur scène après un beau moment au contact de la foule, ravie de le voir aussi investi. Bien que le groupe soit énergique et livre une performance propre, c'est bien le frontman qui attire tous les regards tant il semble possédé, mais aussi généreux puisqu'il déclare : « Mesdames et messieurs, merci d'être avec nous aujourd'hui ! Il y a tellement de groupes incroyables qui jouent à ce festival, faîtes du bruit pour eux ! ».

Avec « Snake Eyes », il s'adresse avec ferveur au public pour faire passer un message très particulier : « Mesdemoiselles, si jamais vous avez voulu faire du slam mais que vous n'avez jamais osé, de peur que les garçons aient des gestes déplacés envers vous, ce jour est votre jour parce que si je vois un gars faire le moindre geste irrespectueux, il aura directement affaire à moi ! Les mecs, respectez ces femmes parce qu'elles pourraient être vos soeurs, vos mères, vos filles, mais elles sont aussi et avant tout des femmes ! ». Ce message engagé est suivi d'une chanson énergique qui voit se multiplier les circle pits et les slams. Il arrête d'ailleurs la chanson pour s'assurer que les festivaliers fassent attention aux gens qui pourraient tomber. Il profite de la Fête des Pères pour dédier « Lullaby » à tous les parents qui « essaient de faire les choses bien » et conclue avec « I Hate You » qu'il introduit ainsi : « Vous n'avez pas idée à quel point tout ça nous touche, c'est vraiment quelque chose de sublime, merci, du plus profond de notre coeur. C'est notre dernière chanson mais après, allez vous prendre une bière et on se retrouve devant The Hives, je serais dans la fosse avec vous. La chanson qui arrive est pour la personne spéciale de votre vie, et je sais qu'on a tous quelqu'un comme ça. Cette personne spéciale est celle que vous haïssez le plus parce que je trouve qu'il y a trop de chansons d'amour. Vous avez été fantastiques et il est temps de faire sortir toute la colère que vous ressentez pour cette personne, mais souvenez-vous aussi que, pendant que vous chanterez cette chanson avec moi en pensant à cette personne que vous détestez, quelqu'un pensera à vous en chantant aussi cette chanson, alors au fond, soyez tous sympas les uns avec les autres ! ».

Frank Carter a presque envoyé les Rattlesnakes dans l'ombre dans son jeu scénique était investi et puissant. Ce set a également été l'occasion pour lui d'échanger avec son public et de faire passer des messages forts et qu'on ne se lasse pas d'entendre. Respect.

Setlist de Frank Carter & The Rattlesnakes :
1- Juggernaut
2- Fangs
3- Vampires
4- Wild Flowers
5- Jackals
6- Snake Eyes
7- Devil Inside Me
8- Lullaby
9- I Hate You

FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES

SLAVES


Warbird Stage - 17h00


Setlist de Slaves
1- Sockets
2- Live Like An Animal
3- Ninety Nine
4- Cheer Up London
5- Chokehold
6- Fuck the Hi-Hat
7- The Lives They Wish They Had
8- Where's Your Car Debbie?
9- Cut and Run
10- Photo Opportunity
11- Sugar Coated Bitter Truth
12- Beauty Quest
13- The Hunter

SLAVES

DEAD CROSS


Main Stage 2 - 17h50


Soyons honnêtes, l'attrait que suscite Dead Cross est assez mystérieux pour moi tant j'ai l'impression qu'il repose surtout sur la popularité individuelle des musiciens qui composent le groupe, à savoir Dave Lombardo, Mike Patton mais aussi Michael Crain et Justin Pearson. Cependant, leur concert au Download Festival devrait offrir l'occasion parfaite de se faire une vraie idée sur ce groupe.

Le public est relativement peu nombreux à l'arrivée des musiciens sur scène, ce qui ne l'empêche pas de les acclamer avec force et ferveur. Un problème majeur de mixage est révélé par « Seizure and Desist », la première chanson, et sera confirmée avec « Idiopathic » puisque le mixage fait presque totalement disparaître la voix chantée sous la batterie, un problème qui se pose moins avec le scream mais qui handicape grandement le show du groupe. Si certains craignaient que le pupitre devant Mike Patton soit pour lui permettre de lire les paroles, à la manière de Phil Anselmo avec Scour au Hellfest 2017, rassurez-vous, il s'agit en fait pour le chanteur de pouvoir lancé diverses samples et changer de micros de temps à autres. Si les musiciens ne bougent pas trop, ils affichent une énergie sans faille et une volonté de fer, très investis dans la musique qu'ils nous proposent avec des titres comme « Shillelagh » ou « Skin of a Redneck ».

Il faut néanmoins admettre que leur musique n'est pas la plus accessible et qu'elle peut sembler n'être qu'une bouillie sonore chaotique et douteuse. Si je peux me permettre un conseil, écoutez les chansons du groupe une fois au calme chez vous, cela leur rendra bien davantage justice puisque cette performance live ne les présente pas sous leur meilleur jour. Le public a l'air d'accepter la proposition musicale qui lui est faîte mais ne se laisse pas totalement porter puisqu'il applaudit mais reste assez discret dans l'ensemble. En dehors de quelques « Merci », le frontman ne cherche pas spécialement à communiquer ; sa seule vraie prise de parole sera d'ailleurs la suivante : « Bonjour, c'est la première et la dernière fois que je vais m'adresser à vous. J'espère que vous passez un bon moment, nous sommes Dead Cross. », une déclaration qui nous laisse un peu perplexe mais semble témoigner de l'envie du groupe de nous démontrer ce qu'ils font musicalement plutôt que de miser sur leurs capacités relationnelles.

Fait suffisamment rare pour être souligné puisque la majorité des groupes du Download Festival ont plutôt tendance à chercher à déborder légèrement, le set du groupe s'achève une dizaine de minutes avant l'horaire prévu. Ce concert était plus une expérience musicale qu'un vrai succès mais a eu l'avantage de présenter la musique de Dead Cross au public.

Setlist de Dead Cross :
1- Seizure and Desist
2- Idiopathic
3- Obedience School
4- Shillelagh
5- Skin of a Redneck
6- Bela Lugosi's Dead (Bauhaus cover)
7- Divine Filth
8- Grave Slave
9- The Future Has Been Cancelled
10- My Perfect Prisoner
11- Gag Reflex
12- Church of the Motherfuckers
13- Raining Blood (Slayer cover)

DEAD CROSS

LANDMVRKS


Spitfire Stage - 18h00


Toute la journée, des fans portant des t-shirts du groupe Landmvrks ont défilé dans le Download Festival, et la Spitfire Stage est plutôt bien remplie pour accueillir le groupe marseillais de Metalcore. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, ils nous avaient bluffés en ouvrant le concert de While She Sleeps il y a quelques mois.

L'explosive « Hollow » permet un démarage sur les chapeaux de roue pour un groupe jeune et qui a de l'énergie à revendre, en témoigne « Wrong Generation » qui arrive peu après. Entre Bury Tomorrow et Thy Art Is Murder le vendredi, Wild Mighty Freaks et Crossfaith le samedi, et Landmvrks le dimanche, le Download Festival nous a gâté en Metalcore/Deathcore ! La prestation du groupe est d'ailleurs très fidèle au souvenir qu'on en avait gardé, c'est-à-dire débordant d'énergie et avec des mélodies très entraînantes. Flo, au chant, continue de nous surprendre par ses capacités de leader et de frontman puisqu'il nous offre une prestation vocale très propre, en scream comme en chant clair, et qu'il semble prendre un malin plaisir à motiver et provoquer le public. Rudy, à la basse, et Nico, à la guitare, ne restent pas dans son ombre et se donnent à fond, occupant à merveille la toute petite Spitfire Stage. Une bonne partie du public présent semble connaître le groupe et déjà être sous leur charme, et on les comprend car il est très difficile de résister aux rythmiques dansantes que Landmvrks balance. De temps en temps, avant les breaks, Flo lance un « Download Festival, c'est maintenant ! » pour prévenir le public qui se libère à travers des mosh pits énergiques mais toujours joyeux.

Par moment, le groupe semble tellement déborder d'énergie que la scène paraît presque trop petite pour eux et le guitariste et le bassiste manquent de se marcher dessus. Le frontman prend la parole : « Les gars, ça va toujours ? Est-ce que vous êtes prêts à chanter la prochaine chanson avec nous ? Elle s'appelle « Winter » ! » et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne faut pas se fier à son introduction, en apparence douce. Le chant clair mélodieux et le scream puissant s'harmonisent toujours aussi bien pour un résultat très professionnel. Il est temps de faire les présentations : « Merci beaucoup à tous ! On s'appelle Landmvrks, on vient de Marseille et c'est un immense honneur de jouer devant vous aujourd'hui! Faites du bruit pour vous! La prochaine chanson, ça fait deux ans qu'on ne l'a pas jouée en live, elle s'appelle « Perspective » ! ». Voyant que la foule semble s'essouffler, Flo décide de la chauffer un peu : « Alors, ça va le Download ? Vous avez digéré ? Ah vous êtes fatigués ? Bon alors on va faire un truc tous ensemble, baissez-vous, asseyez-vous. Le but ça va être de sauter le plus haut possible, prêts ? ». Provoquez une fosse et elle repart de plus belle, n'est-ce pas ? Et le moins qu'on puisse dire c'est que le groupe l'a compris en enchainant avec une reprise de Sum41, reprise en choeur par les fans. Avant de conclure le set, le chanteur s'avance : « Merci à ceux qui nous connaissent, merci à ceux qui nous découvrent et qui restent ! La prochaine chanson s'appelle « Fantasy » ! ».

Landmvrks n'a rien perdu de son énergie ni de sa force de persuasion et on ne pouvait que se réjouir de les voir programmés au Download Festival tant leur investissement mérite d'être récompensé.

Setlist de Landmvrks :
1- Hollow
2- Wrong Generation
3- Outside And In
4- Winter
5- Perspective
6- Meaningless
7- Fat Lip (Sum 41 cover)
8- Fantasy
9- World of Pain

LANDMVRKS

THE HIVES


Main Stage 1 - 18h50


L'introduction sera brève mais efficace et claire : « Mesdames et messieurs, puis-je avoir votre attention ? Je vous prie d'accueillir The Hives ! ». Le message est lancé depuis les haut-parleurs de la scène et suffit à déclencher l'hystérie du public alors que le groupe apparaît, habillé de costumes noirs et blancs.

Après avoir joué « Come On! » qui a remporté un franc succès, Howlin' Pelle Almqvist lance un : « Bonjour mes amis français ! Nous sommes The Hives ! Aller, on se motive ! » retentissant et « Walk Idiot Walk » débute. Les guitaristes Nicholaus Arson et Vigilante Carlstroem affichent des mines réjouies alors qu'ils s'agitent sur scène, pour le plus grand bonheur de leurs fans. Assez rapidement, le chanteur prend exemple sur Frank Carter, qui a également joué sur la Main Stage 1 un peu plus tôt, et des descend dans le pit photo avant de monter sur les barrières, tendant les mains à son public qui en se fait pas prier pour les attraper et hurler en choeur les paroles de la chanson. Une fois de retour sur scène, il reprend la parole : « Bonsoir mes amis français ! Bonsoir mesdames et messieurs ! Est-ce que vous êtes prêts à venir faire la fête avec nous dans ce concert de Rock ? Mesdames ? (Les filles présentes dans le public crient à gorge déployée) Messieurs ? (Les hommes répondent avec autant d'énergie) Je vais avoir besoin de vos applaudissements ! », et il suffit de demander pour en obtenir si on se fie à la vague d'acclamations qui suit cette déclaration.

The Hives a une sacrée énergie à revendre et le public de la Main Stage en profite avec grand plaisir§ Décidément, il valait mieux ne pas trop avoir fait la fête la veille au soir puisque cette journée de dimanche s'est avérée explosive avec des groupes pleins de surprises et très investis ! Une nouvelle fois, Howlin' Pelle Almqvist s'adresse à nous : « Oui, oui, oui les amis ! Applaudissez pour le groupe ! Comment allez-vous ? Vous savez quoi, le plus vous nous donnerez d'énergie, le plus on vous en rendra dans notre show ! Est-ce que vous êtes prêts pour The Hives ? Pour de nouvelles chansons ? Celle-ci s'appelle « Paint A Picture » ! ». Une fois n'est jamais assez et le frontman redescend une nouvelle fois dans la fosse avant de demander : « Est-ce que vous en voulez plus ? Ou est-ce que vous en voulez moi ? (C'est bien la première fois qu'un groupe nous propose ça) Est-ce que vous aimez ce show ? ». La réponse est explicite et il nous remercie : « Bon, je vois que vous êtes presque prêts pour les Foo Fighters mais avant, j'ai quelques mots à vous dire : Je vous aime, vous êtes la fosse la plus incroyable qu'on ait vu et je vous assure que je ne dis pas ça à tout le monde ! ».

« Return The Favour » marque la fin de ce set énergique qui a permis à The Hives de réaffirmer sa position grâce à des chansons dansantes et des sourires à gogo. On ne sait pas si Frank Carter était dans la fosse, comme il l'avait promis, mais on est sûr que ceux qui y étaient ont pris leur pied.

Setlist de The Hives :
1- Come On!
2- Walk Idiot Walk
3- Main Offender
4- Paint a Picture
5- Go Right Ahead
6- Take Back the Toys
7- Die, All Right!
8- Hate to Say I Told You So
9- Won't Be Long
10- Tick Tick Boom
11- Stick Up
12- Return The Favour

THE HIVES

PERTURBATOR


Warbird Stage - 18h50


Setlist de Perturbator
1- Birth of the New Model
2- Neo Tokyo
3- Future Club
4- She Is Young, She Is Beautiful, She Is Next
5- Corrupted by Design
6- Satanic Rites
7- She Moves Like A Knife
8- The Cult Of 2112 / Weapons for Children
9- Humans Are Such Easy Prey
10- Tainted Empire
11- Venger
12- Tactical Precision Disarray

PERTURBATOR

MASS HYSTERIA


Main Stage 2 - 19h50


Cette journée du dimanche au Download Festival est riche en surprises puisque Mass Hysteria fait son grand retour devant un public impatient et déterminé qui s'est massé en nombre devant la Main Stage 2. Un grand drap blanc avec le logo du groupe cache la scène alors que les fans discutent paisiblement.

Lorsque le drap tombe, un immense tambour occupant le centre de la scène est révélé et une rythmique se met en place alors que les musiciens sont déjà tous en place, accueillis en triomphe par la fosse. Mouss Kelai ne se fait pas prier pour lancer un : « Est-ce que vous êtes prêts ? Nous sommes Mass Hysteria ! Bonsoir le Download ! Quelle chance d'être là aujourd'hui ! ». « Vae soli ! » et « Vector Equilibrium » sont les deux premières chansons à résonner dans l'air chaud du Download. Le mixage est malheureusement très moyen en ce début de set, la voix est étouffée et souvent peu audible, ce qui s'améliorera au fil des morceaux. Les musiciens se donnent à fond, n'hésitant pas à mouiller la chemise et leur énergie est communicative. Le public est conquis par ce flot d'énergie et ces chansons engagées. Le frontman, visiblement survolté, reprend la parole : « Il ne nous reste plus que la musique pour nous évader, c'est mieux que toutes les drogues ! Tournez, tournez ! (Le coeur de la fosse ne se fait pas davantage prier pour lancer un circle pit fougueux) Vous êtes l'énergie, tournez ! » ; suivent « Une somme de détails » et « Chiens de la Casse ». Bien que Yann Heurtaux et Frédéric Duquesne aux guitares, mais aussi Jamie Ryan à la basse, ne soient pas en reste, c'est bien vers Mouss Kelai que tous les regards convergent tant ils incarnent l'âme et l'énergie de Mass Hysteria par sa performance scénique.

Avant « L'homme s'entête », Mouss Kelai déclare : « On date du siècle dernier vous savez, on va fêter nos 25 ans. Mais je vois de plus en plus de fans de nos débuts qui viennent aux concerts de Mass avec leurs enfants pour faire slammer la nouvelel génération. ». Tout au long du show, le leader prend beaucoup de plaisir à échanger avec le public qu'il apostrophe souvent : « Bon, je vais pas vous mentir, on est un peu stressé pour ce concert mais la semaine prochaine on rentre en studio ! On vous remercie d'être là en tous cas ! Mes furieux, mes furieuses, est-ce que vous êtes prêts ? ». Alors que les fans des débuts reprennent en choeur les paroles, les plus jeunes semblent s'en donner à coeur joie juste devant la scène ce qui donne visiblement une idée au chanteur : « Est-ce que c'est possible de descendre avec vous ? Parce que la scène, c'est sympa, mais c'est chez vous que ça se passe ! ». Il est accueilli à bras ouverts dans la fosse où il lance alors : « Le principe, c'est que vous tourniez autour de moi, d'accord ? Et ceux qui tombent, vous les ramassez, on évite de les écraser ! ». Avant la chanson suivante, il remonte sur scène avec un sourire jusqu'aux oreilles et hurle : « Mass Hysteria, c'est plus que du Metal ! La musique, c'est plus que de la musique ! C'est la meilleure des drogues ! Gojira, Ultra Vomit, Loudblast, c'est plus que du Metal ! » et je ne doute pas que vous aurez compris à quelle chanson il fait référence.

Sur la dernière chanson, des danseuses habillées pour le carnaval de Rio arrivent sur scène sous une pluie de cotillons dorés. Ce concert de Mass Hysteria restera dans les mémoires autant pour l'énergie déployée par le groupe que pour le bonheur que dégagent les musiciens, et en particulier leur chanteur qui entretient un lien privilégié avec ses fans.

Setlist de Mass Hysteria :
1- Vae soli !
2- Vector equilibrium
3- Une somme de détails
4- Chiens de la casse
5- Positif à bloc
6- L'homme s'entête
7- P4
8- Contraddiction
9- L'Enfer des Dieux
10- Plus que du metal
11- Respect to the Dance Floor
12- Furia

MASS HYSTERIA

EGO KILL TALENT


Spitfire Stage - 19h55


EGO KILL TALENT

FOO FIGHTERS


Main Stage 1 - 21h00


Contrairement à Ozzy Osbourne et à Marilyn Manson qui devaient respectivement faire face à Converge, le vendredi soir, et Meshuggah, le samedi soir, les Foo Fighters sont les seuls programmés pour ce dimanche soir, et c'est donc vers la Main Stage 1 que l'ensemble du public se rassemble. De nombreux fans de la première heure sont venus avec leurs enfants, parfois très jeunes, ce qui alimente l'atmosphère joyeuse et légère qui teinte la soirée.

A 21H, le public commence à s'impatienter et le fait savoir en tapant des mains et en appelant le groupe à de nombreuses reprises. Finalement, un riff de guitare retentit et le show commence. Avant même l'arrivée des musiciens sur scène, le public est en transe et cela se transforme en hystérie lorsque Dave Grohl vient se placer derrière le micro pour lancer un : « Est-ce que vous êtes prêts ? Aller p***** ! Est-ce que vous êtes prêts ? » retentissant et commencer à chanter « All My Life ». Le groupe semble être en pleine forme à l'image du chanteur-guitariste qui ne cesse de s'agiter, courant d'un bout à l'autre de la scène. Mais il n'est pas le seul à s'investir puisque Taylor Hawkins nous gratifie de larges sourires alors qu'il martèle sa batterie ou encore que Chris Shiflett et Pat Smear agitent la tête en se déplaçant sur scène. Leur jeu scénique est sensuel et fougueux, en harmonie avec leurs chansons chaudes et énergiques. Toute la fosse bondit, hurle et chante comme un seul corps. Après « Run », Dave Grohl reprend la parole : « Super ! Est-ce que vous voulez danser ? Ah oui ? Alors c'est parti ! » et la plus douce « Learn To Fly » s'élève doucement, reprise en choeur par bon nombre de fans. Il faut être honnête et reconnaître qu'une bonne partie du public était déjà conquis en venant à ce concert, mais les Foo Fighters ne s'appuient pas sur leur popularité acquise et ne s'épargne aucune peine, offrant au Download Festival un show débordant d'énergie et de bonheur !

Le frontman s'avance de nouveau vers le bord de la fosse : « D'habitude, je demande toujours aux gens s'ils aiment le Rock'n'Roll, et aujourd'hui, j'ai regardé le concert de The Hives et j'ai vu à quel point ces gars aiment le Rock'n'Roll, alors ce soir, pour The Hives, soyons tous ensembles Rock'n'Roll ! Je vais vous donner du Rock'n'Roll ! » et « The Pretender » débute alors, suivi de la plus calme « The Sky Is A Neighborhood », mais dans les deux cas, le public ne se fait pas prier pour chanter les paroles, soutenant ainsi le groupe qui continue à se donner à fond. Bien entendu, le concert est marqué par quelques reprises comme « Under My Wheels » d'Alice Cooper, chanté par Chris Shiflett, mais aussi « Under Pressure » sur laquelle les Foo Fighters invitent Taylor Hawkins et Luke Spiller du groupe The Struts et Dave Grohl passe derrière la batterie. De la même façon, le public du Download a pu profiter d'un long solo de batterie et d'un solo du frontman. Les interventions du chanteur sont plutôt rares mais à chaque fois plutôt longues et touchantes, comme lorsqu'il déclare : « Mesdames et messieurs, combien d'entre vous nous avait déjà vu auparavant ? Vraiment ? Bon d'accord, alors ce soir, on va vous jouer 23 ans de notre musique en 2H30, nous avons beaucoup de chansons pour vous ! Pour les fans de la première heure, nous avons de la bonne vieille musique, et pour les nouveaux amateurs, on va voir de quoi vous êtes capables ! ».

Dans cette ambiance bonne enfant, les Foo Fighters mêlent tubes et échanges chaleureux avec leur public, comblé de les voir aussi en forme et de pouvoir partager leur amour de ces chansons énergiques et lumineuses.

Setlist de Foo Fighters :
1- All My Life
2- Run
3- Learn to Fly
4- The Pretender
5- The Sky Is a Neighborhood
6- Rope (With drum solo)
7- Sunday Rain
8- My Hero (Dave solo into full band)
9- These Days
10- Walk
11- Under My Wheels (Alice Cooper cover)
12- Another One Bites the Dust / It's So Easy / Imagine / Jump / Blitzkrieg Bop (band intros)
13- Under Pressure (Queen cover)
14- Monkey Wrench
15- Wheels
16- Breakout
17- Dirty Water
18- Best of You
RAPPEL
19- Times Like These (With Stairway To Heaven Intro)
20- Everlong

FOO FIGHTERS