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Interview du groupe Lucie Sue lors du Hellfest 2025

NOWA
Journaliste
Rock
21/06/2025
1492 vues

Amis de United Rock Nations, nous sommes en très très bonne compagnie avec Lucie, comment vas-tu ?

Je vais très bien et toi ? Bah écoute, en pleine forme.

Alors ce matin, mainstage, comment tu as vécu ce moment ? Parce que le Hellfest, ça reste quand même un événement quoi.

Et oui, c'était consécration, ça fait des mois, ça fait 6 mois qu'on s'entraîne vraiment dur, qu'on répète à fond pour ce moment là. Et 6 mois qu'on fait caca mou, que c'est horrible et tout.
Et puis au final, ces derniers jours, le stress est complètement retombé parce qu'on savait qu'on était prêts. Et juste tout à l'heure, j'avoue, les 5 dernières minutes avant de monter sur scène, là on a fait genre, je chantais plus mes jambes, ça bougeait, tout ça. Et puis c'est bon, on est monté sur scène et là la première note et c'était parti.

Alors c'est vrai qu'on a senti au début peut-être un petit peu, on sentait un peu de stress au départ, tu regardais ta guitare.

En fait, c'est parce que ce début, comme il est un peu dramatique, on essaie de faire les méchants, on essaie de rester un peu statique et tout. Mais non, on était à fond et c'était trop bien.

Qu'est-ce que t'as pensé de la réaction du public du coup ? Comment ils ont réagi à ce premier moment ?

Eh bien écoute, justement, j'ai vu des gens que je ne connaissais pas et qui connaissaient mes paroles par cœur. Alors là, j'étais là, waouh, mais comment c'est possible ? Parce qu'évidemment, ils avaient des potes à moi, donc eux, ils connaissent. Mais des gens que je ne connaissais pas, ça, ça faisait plaisir.
Et puis il y a même des gens qui ont fait un pogo, circlepit, machin, c'était la première fois de ma vie. Trop bien. Donc ça te donne envie de continuer.

Surtout que je crois que tu étais sur scène avec les Furys avant, en tant que bassiste. Et tu avais fait beaucoup de scènes avant sous le nom de Lucie Sue.

Eh bien non, pas du tout, c'est un projet qui est tout récent. Je l'ai monté il y a deux ans et demi.
Donc avant ça, oui, j'avais fait de la scène parce que j'ai fait le conservatoire quand j'étais petite. Et du coup, j'ai fait plein de concerts en tant que violoncelliste.
Et puis j'ai fait des concerts parce que j'avais des groupes quand j'étais jeune. Mais avec ce projet-là, ça faisait 20 ans que je n'étais pas remontée sur scène en fait. Donc c'est tout neuf tout ce qui vient de se passer.
Et c'est venu d'un coup-là. Mais parce que j'ai mis une énergie de dingue pour développer tout ça, pour que ça marche. Parce que je sais qu'il faut tout donner maintenant.
Et donc en deux ans et demi, tout ce qui s'est passé entre le moment où j'ai écrit l'album et là le deuxième album qui sort, c'est fou. C'est fou tout ce qui s'est passé. Mais voilà, en même temps, j'ai tout donné.

On va profiter pour parler de ton nouvel album. Parce qu'on a eu la chance de l'écouter. Alors il sort bientôt. Quel a été le fil rouge émotionnel ou sonore de la création ? Parce qu'il y a plusieurs univers. On peut peut-être dire que c'est du grunge, c'est du rock, c'est du métal. Il y a vraiment de tout. Et ça c'est super intéressant. Comment tu as construit ton univers en fait ?

Eh bien je n'ai rien construit du tout en fait. Non mais c'est vrai, c'est venu comme ça.
Les idées sont venues à moi comme ça. Et je suis comme ça, je suis quelqu'un de très éclectique dans la vie. J'aime tellement de choses différentes.
J'écoute Radio Nostalgie comme je peux regarder MTV comme je peux écouter Amon Amart. Et du coup, tu n'as qu'à voir mes bras. Regarde, tu as Eddie Mitchell, Bee Gees, Kiss, Metallica.
Kiss, qui est un groupe préféré. Eh bien oui, moi aussi. Et donc voilà, je suis comme ça moi.
Je ne suis pas bloquée dans un style. Et quand j'ai envie de faire un truc, ça sort tout seul et ça sort comme ça. Il n'y a pas de fil conducteur.
Je ne me suis pas dit, cet album sera dark ou cet album sera comme ci ou comme ça. Les chansons sont venues comme ça.

Alors quels sont les thèmes que tu traites justement ? Colère, tendresse, besoin de transformation. C'est quoi les thèmes qui te représentent en termes de texte ? Il y a un peu de tout.

Alors c'est vrai que c'est des textes qui ont l'air comme ça un peu drôles au final. Mais ça parle toujours de sujets très importants pour moi.

Tu écris sur quoi ? Est-ce que c'est une émotion ? Un événement particulier, privé ? Est-ce que tu retranscris des choses que tu as vécues ?

Oui, eh bien, c'est que des choses que j'ai vécues. Je ne raconte rien. Moi, j'avais croisé un mec un jour qui me disait « Oui, j'ai vu un documentaire à la télé, j'ai trouvé ça cool.
J'ai fait une chanson dessus. » J'ai fait quoi ? Non, moi, c'est vraiment que des trucs qui me sont arrivés. C'est des trucs qui me parlent.
Et après, ça dépend de l'humeur des chansons. Il y en a une, ça s'appelle Bachaboulou. Quand j'étais petite et que je suis partie au ski, je n'avais pas envie d'y aller.
Il y en a une autre, c'est sur les ex que j'ai eues qui te manquent de respect. Il y en a une autre, c'est des chansons d'amour. Il y a des chansons un peu sur tout.
Et aussi sur la volonté d'y arriver, d'y croire et de tout donner. Ça parle vraiment de tout. Je voudrais parler de quelques titres de cet album.

Il y a des morceaux que je kiffe, qui sont notamment Ride the Wild Wild Tiger. Il y a Sachelle en plus en guest. Ce que j'aime, c'est le côté un peu punky parce qu'il est quand même très éloigné de l'univers de Steel Panther finalement.

Tu trouves que c'est éloigné, toi ? Oui, je le trouve plutôt punk, punky. On n'est pas dans le glam. C'est marrant. Je trouve qu'il fait assez années 80 et qu'il est assez gay comme morceau. Je trouvais que ça pourrait bien coller avec Steel Panther. C'est marrant que tu dis ça.

C'est le ressenti qu'on a quand on l'écoute. J'imagine que Sachelle, tu l'as croisée il y a 3 ans lorsqu'on était sur le stage avec eux, etc. Vous étiez restées en contact et il a accepté comme ça de faire le featuring ?

Oui, je lui ai proposé. Je pensais qu'il allait m'envoyer chier direct. Et puis non, il a écouté. Il a dit franchement, ça tue. Il a trouvé que c'était cool et il a dit oui. Je lui ai envoyé la version définitive pour qu'il me mette son truc et il me l'a envoyé le lendemain. J'ai halluciné, j'étais comme une dingue. Je crois que j'ai hurlé pendant une semaine non-stop. Comme ça. Et puis quoi ? Il s'est filmé tout seul pour le clip. On a réussi à l'introduire dans notre clip. C'est trop cool. Ça change que le mec bosse comme un taré non-stop tout le temps. Il a quand même pris le temps de faire ça pour moi. Gratuitement. Il y a des musiciens de session qui se font payer, ce qui est normal. Et lui, il m'a dit non, c'est cool, ça me fait plaisir.

Tu penses que ça va pouvoir t'ouvrir les portes s'ils viennent en Europe ? Te faire jouer peut-être en première partie ?

Ça fait deux ans que j'essaie de les supplier de me prendre en première partie. Mais à chaque fois, ils prennent d'autres groupes. Donc là, j'ai décidé que j'arrêterais de les supplier. Très souvent, ces groupes demandent un peu de thunes pour tourner. Il paraît, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de découvrir ces joies des tournées où il faut payer.

J'aime bien ce côté-là. J'aime bien ce titre. Un petit mot sur ce titre ? Je ne sais pas ce que ça veut dire, Bachaboulou.

Je vais t'expliquer. Déjà, ce titre, tout comme Ride the Wild Tiger, c'est des morceaux que je voulais dynamiques. Le premier album, je l'avais fait assez dark. Je sortais de Divorce. J'avais fait des trucs un peu dark. Je voulais pour cet album des trucs plus dynamiques, plus solaires, plus chouettes. Bachaboulou, c'est le nom d'une station de ski qui fait partie du domaine de Chambrousse. Les enfants vont en classe verte avec leur école. J'y suis allée quand j'avais 9 ans, avec ma classe. Je connais plein de gens qui sont allés aussi à Bachaboulou. C'était devenu une blague. Du coup, j'ai décidé de faire une chanson. Ça m'a fait tellement rire de me dire que j'allais faire une chanson sur Bachaboulou. J'ai dit non, je suis obligée de le faire. Tu as contacté le maire ? Ils ont mis un commentaire. Ils ont dit que c'était trop bien Bachaboulou. Il faut que je revienne pour voir comment c'est trop bien. En vrai, j'avais bien aimé. C'était la première fois que j'étais loin de mes parents. J'avais 9 ans. C'était trop cool.

Il y a aussi des endroits dans l'album où tu es capable d'aller plus dans le rock, un peu moins dans le métal. Je pense à Reckless. Un petit mot sur ce titre ? Les paroles, on va en parler déjà.

C'est à propos de moi. Je n'ai plus envie de me mettre de freins, de barrières. Du coup, j'ai décidé d'aller à fond. Ça parle de ça Reckless. Il faut arrêter de se mettre des barrières. Il faut tout donner. Quand on croit en quelque chose, il faut y croire très fort. On finit toujours par y arriver. C'est le père de Marty McFly qui disait ça. Quand on croit très fort en quelque chose, on finit toujours par y arriver. Et Johnny qui dit aussi « Don't stop believing ». Il faut toujours continuer à y croire et toujours tout donner. C'est un très bon état d'esprit.

C'est marqué même ici sur mon bras. « Our future is created by the decisions we make today ». C'est exactement un état d'esprit.

Moi, j'ai un tatouage qui est marqué « ABC Being ».

Est-ce que tu es originaire du sud de la France ?

Du sud de Lyon. Mes grands-parents étaient dans la Drôme et ils ont l'accent comme ça. Et à chaque fois, tu avais des gens qui te disaient « Comment ça va Lucie ? » J'aime bien, c'est positif. On voit tes vidéos sur Instagram, tes posts qui sont marrants.

Il y a ce dernier morceau qui est complètement étonnant, « Counter-Clockwise ». C'est en décalage complet par rapport à l'album. Un petit mot sur ce titre.

C’est pour tous mes amis qui sont morts quand j'étais au lycée. J'ai une amie qui s'est fait assassiner et un autre pote qui est mort d'une leucémie. C'est pour les gens qui sont partis trop tôt. C'est pour ça que je n'allais pas faire une chanson triste. Vous la découvrirez dans l'album parce qu'elle n'est pas encore sortie en single. Exactement.

Qu'est-ce que tu souhaites que les auditeurs ressentent quand ils vont écouter l'album ? Nous, on a eu le plaisir de l'écouter avant mais il sort dans quelques jours. Surtout que tu y as travaillé pendant un certain temps, tu connais les titres, il y a toujours un espace-temps d'attente entre le moment où tu conçois, tu crées, tu enregistres et ça sort. Qu'est-ce que tu souhaites que les auditeurs ressentent quand ils vont écouter ce nouvel album ? Moi, quand je découvre des nouvelles musiques et que ça me marque, c'est que je sens un truc super puissant et qui me met la patate et qui me donne de l'énergie et qui me donne envie d'avancer. J'espère que ça sera ça. Que ça vous donnera envie de tout péter et que ça va vous mettre le smile. Généralement, quand on fait un album, derrière il y a une tournée, il y a des concerts, qu'est-ce qu'il y a dans le pipe en ce moment pour éventuellement nos personnes qui nous regardent, nos auditeurs ? Est-ce que tu peux déjà annoncer quelques dates ou pas du tout ?

On a eu la chance de tourner, de signer avec Rage Tour qui est un gros tourneur français. Ils sont trop cool, trop chouettes, super pros et ils ont commencé à nous trouver quelques dates assez cool. On va jouer à Montluçon, à Cherbourg, à Rennes et on va jouer aussi dans les Landes. Tout ça, ça va se monter petit à petit. Ils m’ont encore parlé d'une nouvelle date. Ça se fait petit à petit et on est aussi sur des plans pour des tournées internationales mais ce n'est pas du tout encore confirmé. Mais on travaille à fond dessus. Parce que j'ai un tourneur pour l'Europe.
Oui Live, c'est des Allemands et c'est eux qui gèrent la tournée qui gèrent les dates pour toute l'Europe. Comment on fait pour avoir des contacts ? Parce que l'album n'est pas encore sorti donc ils ne savent pas si ça va marcher ils ne savent pas encore si ça va fonctionner et pourtant ils sont là, ils te font confiance. C'est magnifique ça.
C'est pour ça qu'on a sorti des singles pour me faire connaître de plus en plus tout au long de ces 6 mois qui précèdent l'album. Parce que si on était arrivé sans faire de bruit et avec Bam un album, les gens disaient c'est qui elle ? Alors que là, tous les mois j'ai sorti un single donc tous les mois ça a monté et j'ai monté la communauté. Il y a quelqu'un qui vient d'éternuer.
C'était magnifique. Tu vois, ça a marché pour H2O ils sont en train de me trouver des dates c'est en train de marcher pour l'Europe. Et là on a Reckless, elle est numéro 1 en Angleterre et Planet Rock c'est les plus grosses radios c'est comme nous, WeFM, RTL2 et ça fait 4 semaines qu'elle est dans la liste A ça veut dire la liste qui tourne en rotation tous les jours elle passe 3-4 fois par jour et c'est dingue, là-bas je suis connue alors qu'ici trop pas.
Et voilà, c'est trop cool. Ça change une vie quand même. Pour le moment ça ne change rien du tout.
Je suis toujours galérée pour boucler mes fins de mois, pour tout payer tout le monde parce que c'est moi qui paye tout. Je n'ai pas de label, je produis tout. Mais ce n'est pas plus mal parce que quand ça va marcher c'est moi qui vais remporter tout le pognon il n'y aura pas de label qui va me prendre mon fric.

Ça marche, un grand merci. On a adoré l'album, il est super bien on va le chroniquer. On attend les dates, ça va être annoncé quand ?

Il faut regarder mon Instagram ça sera annoncé au fur et à mesure.
Dès qu'il y a des nouvelles dates je les mets en story et je vais peut-être faire un post bientôt qui reprend tout. Merci. J'ai une idée, il faut aller sur le site lucissou.com que je viens de lancer et il y a tout dessus, il y a toutes les dates qui sont expliquées et il y a aussi le nouveau merch qui vient juste de sortir.
Allez-y, c'est trop bien. Il y a aussi les clips, il y a tout dessus. Si vous avez des questions sur Lucie Sur allez voir luciesue.com.
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